#anthologie #02 | […]

le papier peint aux impressions de […] d’infimes variations ton sur ton bois de rose, l’usure aux raccords des lés comme gratté avec l’ongle, le bord, juste le bord […] traces, surtout le mur de droite […] traits de crayons chiffrés, à un mètre du sol environ, le premier partant du bas : 1m20 c’est inscrit, puis tous les cinq centimètres, les Continuer la lecture#anthologie #02 | […]

#anthologie #02 | Reconstitution

Elle serait sur le seuil de la cuisine. Le regard se dirigerait vers le coin à droite, deux étagère fines de bois contreplaqué soutenues par deux petites échelles de métal noir accrochées au mur par des vis, des rondelles et des chevilles. Des objets en plastiques, légers posés dessus : brocs à eau bicolore un bleu et un vert, boite Continuer la lecture#anthologie #02 | Reconstitution

#anthologie #02 | Salon

On entrerait par une marche au nez de bois donnant sur sol de ciment gris dans l’attente d’un parquet, donc des temps meilleurs avec deniers, beurre et vin rosé, en face une femme aux cheveux dénoués, de dos, debout devant un piano ouvert, se frotterait les mains vigoureusement pour les réchauffer, à droite immédiatement une banquette recouverte d’un mandala de Continuer la lecture#anthologie #02 | Salon

#anthologie #01 | entrée de la foule

Au matin. Arrêt Jean Jaurès.Descendre du bus. Se frayer un chemin entre montants et descendants. Frôler des corps, les sentir, les éviter. Remonter la rue. Devant la grille. Sonner et attendre. S’annoncer et attendre. Entrer en fermant méticuleusement la porte derrière soi pour éviter de se faire gronder en passant la porte du hall. Porte une, porte deux, le sas, Continuer la lecture#anthologie #01 | entrée de la foule

#anthologie #prologue | Dénaître

Naître ce n’était pas fait pour moi. Pas que je ne voulais pas, mais ça n’était pas prévu. Il fallait avoir un cœur plein. Faute de moyen, j’ai fini par naître. En morceaux. Je suis née cyanosée. Bleue comme dans Yoko Tsuno, bleu-oscar de la dame en rose. Je suis née en palpitant sur une table ensanglantée comme un gibier Continuer la lecture#anthologie #prologue | Dénaître

#anthologie #02 | la salle

Allongée sur le divan, caché par la porte qui ouvre sur cette salle salon chambre – rien n’est bien défini –, où elle reposerait pour une sieste d’un après-midi d’été. Le dessus de lit jaune soleil serait rabattu sur ses pieds, le visage de l’enfant tourné vers la droite comme s’il regardait l’étagère de livres près du lit. Les livres, Continuer la lecture#anthologie #02 | la salle

#anthologie #02 | danse – salle de spectacle un soir de première

Musique de Pierre Boulez, Sur incises, pianos, harpes et percussions-claviers. Elle serait assise sur un bloc de pierre blanche, les pointes de pied sur le sol, la tête penchée en avant et les bras dans le dos tendus vers le ciel. Elle aurait les cheveux retenus dans un chignon serré qui n’en laisse dépasser aucun, les muscles noués du dos Continuer la lecture#anthologie #02 | danse – salle de spectacle un soir de première

#anthologie #02 | au 7e étage

A gauche de la porte lourde à la peinture vert bouteille, un miroir vertical serait accroché au mur peint en jaune par des attaches rondes en plastique noir. Un peu plus à gauche, un radiateur à bulles blanc crème au premier plan, derrière lequel on verrait un panneau en bois puis, plus à gauche, un réfrigérateur bas blanc au rebord Continuer la lecture#anthologie #02 | au 7e étage

#anthologie #01 | Commencer

Les phares se répondant à contre sens, m’éblouissant à chaque passage. Devant, une longue enfilade alternant rouge et rouge vif dans la pénombre. Attendre. Repartir. Tapoter le cercle de caoutchouc, le serrer, maugréant et soupirant tout en écoutant le billet d’humeur de 06h57 à la radio. Chaque jour la même station. Passée la barrière du parking, faire le tour des Continuer la lecture#anthologie #01 | Commencer

#anthologie #02 | dans le mur de l’hybris

Un tunnel vertical, un mur fait d’images, propre à chacun, partagé par tous, ni public, ni privé, lieu sans lieu des écrans et des flux dont les télécommandes ne changent rien. La caméra qui chercherait à en faire le panoramique ne peut rien voir d’autre que le miroir trompeur des caméras livrant les images du mur, des images d’images d’images Continuer la lecture#anthologie #02 | dans le mur de l’hybris