#anthologie #02 | Une chambre à moi

Un jour de juin, temps maussade, lumière  fumeuse du petit matin. Il pleut. J avale un café. J’ ai lu la proposition avant de me coucher. Je prends mon  samsung. Mode vidéo. J y vais . je film. J’ouvre la porte. Elle  gonfle la nuit. Le matin , elle gueule : –  Je craque … elle me dit. – Ouvre-toi , laisse-moi Continuer la lecture#anthologie #02 | Une chambre à moi

#anthologie #02 | De la cuisine

Il serait devant la fenêtre de la cuisine, il donnerait dos à la pièce, sa haute stature comblerait presque l’entièreté de la fenêtre laissant libre un bout de toit de l’immeuble d’en face et un bout de ciel. Le reste de la cuisine comme une poche géante s’étalerait derrière lui. Tout près de lui à sa droite, la machine à Continuer la lecture#anthologie #02 | De la cuisine

#anthologie #01 | chambres: 11H17 à 08H18

Avancer à rebours, faire l’inventaire, ramener à la mémoire. Choisir. Frapper. Attendre. Tourner la poignée entrouvrir : s’excuser. Aller à l’autre porte : « ne pas déranger ». Passer. Avancer. Frappant se demander: ouvrir. Ouvrir avec sa clé. Entrer. Balayer du regard : lit recouvert, rideaux tirés, plateau sous la fenêtre ; il y a ou il n’y a pas plateau, ils prennent Continuer la lecture#anthologie #01 | chambres: 11H17 à 08H18

#anthologie #01 | infinitifs, Beinstingel

Dire porte c’est dire ouvrir la fermer pousser tirer repousser tenir entrebâiller mettre le pied dans et tant d’autres façons d’utiliser la porte alors que ce qu’on veut c’est entrer dans l’immeuble deux étages qui campe sur le boulevard. Idem pour l’escalier, monter descendre sauter à cloche pied dans, et la rampe, tenir glisser sur s’accrocher à, et la porte Continuer la lecture#anthologie #01 | infinitifs, Beinstingel

#anthologie 02 | Le Métamicien

Une porte de garage des années 1970/80, à peine repeinte, à moitié ouverte, des toiles pendues et/ou suspendues aux murs via des panneaux de bois d’essence de bouleau extra-fin, à moins que ce ne soit des peaux d’essence de Boileau extra-épaisses tant la teinte est chair claire. Les couleurs vives et acryliques des toiles tranchent avec le gris des murs Continuer la lecture#anthologie 02 | Le Métamicien

#anthologie #01 | le TGV

Le TGV. Un aller-retour par semaine pendant huit ans. Y repenser maintenant comme à la vie d’une autre. La veille, faire sa valise. Préparer ses vêtements et les mettre dans le salon. Dire au revoir au mari et au bébé. Ces nuits du dimanche au lundi, les mâchoires serrées, être déjà un peu partie, dormir peu et mal. Le matin, Continuer la lecture#anthologie #01 | le TGV

#anthologie #02 | sept heures

Une toute petite porte, on ne passe que de travers, cinquante centimètres de large tout au plus – des gonds forts, trois, en bronze on ne doit pas les voir mais ils sont là – un verrou à l’extérieur; dissimulé aussi – on sent bien qu’il s’agit d’une espèce de bricolage, robuste et solide mais fait dans l’urgence, la porte Continuer la lecture#anthologie #02 | sept heures

#anthologie #02 | Au placard

Deux portes battantes en bois blanc, à moulures, dans le couloir de l’entrée, s’ouvrant vers l’extérieur en sens opposé, l’un des battants s’ouvrant avant l’autre du fait de la feuillure…Chacune d’elle s’actionne au moyen d’une poignée visée dans le bois, en simili bronze, de forme carrée, d’un modèle courant…Les deux battants ouverts découvrent une penderie classique avec son étagère et Continuer la lecture#anthologie #02 | Au placard

#anthologie #01 | idecaf

Le bourdonnement d’une conversation au loin, le son des voix encore indistinctes, sans pouvoir discerner les mots ni la langue. Passer devant les affiches des spectacles du mois, chaque pas semblant mener à la source des voix, deux, deux dans le même corps de dos, un uniforme, celui du garde vouté sur sa chaise, une fois dépassé, découvrir ses yeux Continuer la lecture#anthologie #01 | idecaf

#anthologie #01 | Consulat

Monter l’escalier roulant du métro, station Haliç. Allonger le pas sur le pont aérien au-dessus d’une mer émeraude sous un ciel bleu sans nuages. Tenir fort la bride de mon sac. M’interdire de m’approcher comme je m’interdirai d’approcher du bord d’une falaise de peur que le vide me happe. Être partagée entre l’envie de m’approcher de la rambarde pour prendre Continuer la lecture#anthologie #01 | Consulat