hors-série L’ENCEINTE SANS FIL

Je saisis l’occasion de m’exprimer sur l’ENCEINTE SANS FIL, objet qui me fait peur. Tenter de dépasser ma peur en l’analysant ! Peur n’est peut-être pas exactement le mot qui convient, il s’agit plutôt d’une appréhension, d’une angoisse ou d’une inquiétude. Le sans-fil ne me met pas à l’aise dans le cas de l’enceinte bien que je l’utilise sans y Continuer la lecturehors-série L’ENCEINTE SANS FIL

P 9 Ouzbékistan – 2008

C’est une photo-couleur, collée sur la première page d’un album de voyages. Un album bricolé par des mains agiles, sur la couverture est écrit : Ouzbékistan, mars 2008. Un homme, grand, élancé, se tient debout, tout contre la statue d’un étonnant personnage assis en tailleur sur un bloc de pierre. Il a posé sa main droite sur la main gauche, Continuer la lectureP 9 Ouzbékistan – 2008

#P7 Un continent

Un ovale gris massif au coeur du ciel bleu. Multiplicité de dents enchevêtrées et ronds caillouteux. Ronds mélangés à des escaliers qui se retournent. Montagne qui ressemble au continent africain. Image d’un continent face à moi avec comme cela des découpures et une masse. Masse fraîche, omniprésente. Le monde est présent, monde de calcaire. Alternance de rochers, éboulis et arbustes Continuer la lecture#P7 Un continent

#P7 En bordure des deux branches d’aubépine et du mûrier en contrebas

C’est derrière les boules d’aubépine, dans leur souffle, que la crête ouest s’érige en découpe du ciel laiteux. Les nuages montent par derrière elle et ses dorsales caillouteuses pointent du vert— d’ici tapis moutonneux silencieux — en arêtes sinueuses. L’abrupt scandé par le coassement des corbeaux interdit toute analogie. Pleinement puissante. Trop pour la vue, il s’agit de revenir à Continuer la lecture#P7 En bordure des deux branches d’aubépine et du mûrier en contrebas

#HorsSérie (récit de l’objet) – Le monde entre tes doigts

C’est un crayon à papier. C’est rien un crayon à papier. Détrompe-toi c’est le monde entre tes doigts. Quelques grammes de bois, du cèdre à encens le savais-tu seulement le parfum de ce qui pourrait être raconté, écrit, dessiné le sens-tu, la mine pressent, elle seulement, le geste et l’histoire le récit; vois-tu seulement l’arbre pyramide se fait cadran du Continuer la lecture#HorsSérie (récit de l’objet) – Le monde entre tes doigts

#P9 | Rémi (mon doux fantôme 2/2)

C’est une photographie en couleurs dix par quinze. Au verso, aucun indice de date. Pas de mention de lieu. Rien qui permette une quelconque identification. Simplement, en filigrane, la mention « Papier fabriqué par Kodak ». A chaque coin de la photo, une légère éraflure en forme de point. Trace d’épingles on dirait. Pas de trous pourtant. En haut, tout au bord, Continuer la lecture#P9 | Rémi (mon doux fantôme 2/2)

P#7 Variations paysage

Haute crête entre l’Archat et le mont Barral. Invite à l’ascension ce matin de ciel clair. La couleur vert râpé, tondu du feutre de l’herbe et des rares rocs se coupe net de la couleur bleu roi uni, lisse de l’aplat du ciel et des très rares soupçons de nuées effilochées à l’angle droit du cadre. Seulement en haut et Continuer la lectureP#7 Variations paysage

Photos sans cadre

Ils sont deux sur la photo en noir et blanc, un petit garçon et une petite fille d’environ deux ans, assis à l’ombre, par terre, sur un immense tapis qui est en fait un carré de papier d’emballage, où sont éparpillés des jouets, une cuisinière en miniature avec deux petites casseroles dessus, un chariot, peut-être en bois, des pantins. La Continuer la lecturePhotos sans cadre

#P6 Journal

Mardi / J’ai lavé à la main les assiettes et les tasses hongroises que j’ai remontées de la cave dans la malle en osier. À Ozoir, à Férolles, je les lavais déjà à la main à cause des fleurs, de peur qu’elles ne s’effacent. J’ai lavé mes assiettes et mes tasses et je les ai rangées dans le placard, sauf Continuer la lecture#P6 Journal

De celle qui ne s’y reconnaît

Mais cette manière que tu as de tendre la main. Cheveux tirés fins à l’arrière de la tête, ta tête, plaqués au crâne, ta figure creusée par le temps : sorte de masque taillé à même les os, la peau drapeau en berne s’affaissant par endroit, les pommettes surtout, saillantes et la peau s’y tirant, puis retombant. Ton regard, ce Continuer la lectureDe celle qui ne s’y reconnaît