transversales #06 | mais pourquoi ?

Longtemps je me suis posé la question du pourquoi j’étais sur terre – C’était des pages d’adolescente qui écrivait – Mais pourquoi je suis sur terre ? Qu’est-ce que je dois y faire ? Que dois-je accomplir ? Qui dois-je être ? Quelle est ma mission ? Parce que mission, j’étais persuadée d’avoir et ça n’est pas encore fini, cette question-là. Mais quoi ? comment ? Pourquoi ? Continuer la lecturetransversales #06 | mais pourquoi ?

transversales #06 | Vivre dans les plis

Qui a perdu ? C’est l’étrange question que j’aime poser parfois, alors qu’elle n’a pas lieu d’être, n’étant soutenue par aucun contexte (un match, une course, un combat par exemple). Forcément, elle décontenance. Mais qu’est-ce qui m’amène, au fond, à poser la question ? Pourquoi ce désir, soudain, de décontenancer par ce genre de question sans réponse, vide ? Et quel est le Continuer la lecturetransversales #06 | Vivre dans les plis

transversales #06 | cesser de se taire

”Vous échouerez, vous abandonnerez, c’est statistique. Si vous n’êtes pas en prépa, pourquoi prétendre faire quelque chose en littérature ? ” C’est ainsi que nous accueille le professeur d’université en première année de Lettres Modernes. Nous étions sept cent idiots, inconscients et naïfs, à vouloir entrer en littérature. J’étais la première de ma famille à mettre un pied à l’université, Continuer la lecturetransversales #06 | cesser de se taire

transversales #06 | un Ricoeur, sinon rien !

Ils viennent chaque année, toujours au milieu du printemps. Toujours pour le même nid. Toujours le même endroit où les chats les guettent, où la machinerie qui filtre l’eau de la piscine ne fait silence que la nuit, où je les dérange quand je passe par là. Ils sont un peu cons, mes gris, mes gobemouches gris. Ils me ressemblent Continuer la lecturetransversales #06 | un Ricoeur, sinon rien !

transversales #6 | jusqu’à quand ce rituel ?

« J’adore la littérature et je ne cesse de la détester comme un paysan sa terre. » Pierre Michon Toujours le même contexte d’écriture désormais stabilisé : la nuit, les volets clos, face écran, Arvo Pärt dans le casque – ce soir « Tabula Rasa ». Tenir ferme à cette séance quotidienne. Jusqu’à quand ce rituel ? Depuis dix jours donc, chaque soir, ferrailler pour voler 40 Continuer la lecturetransversales #6 | jusqu’à quand ce rituel ?

transversales #06 | trente-six points plus loin

Il n’y a pas cinq minutes que j’écris et c’est déjà fini. Quoi ? L’écriture. L’écriture est finie. Qu’est-ce que ça veut bien vouloir dire ça, l’écriture est finie ? Un texte, une phrase peut se finir, mais l’écriture ? Le temps d’écriture peut finir. C’est ça qu’on veut peut-être dire. C’est déjà fini et je sais bien que je ne remettrais pas Continuer la lecturetransversales #06 | trente-six points plus loin

transversales #06 | philosophie au parking

J’hésite à faire la Transversale # 6 du Tiers Livre : je ne fais rien d’autre en « écrivant l’Année » que de noter quand j’écris, comment et les questions que cela soulève. Mais la forme proposée me fait de l’œil et puis il y a toujours la bonne compagnie… Bref, j’en étais là de ces considérations quand je me suis retrouvée à traverser Continuer la lecturetransversales #06 | philosophie au parking

transversales #06 | n’oubliez pas de donner à manger au chat

Il y a déjà longtemps que j’écris, que je tente d’écrire cette chose qui résiste. Le matin, dans le silence de la maison, j’ouvre mon ordi, je pourrais écrire si… je peux écrire si… écrire mon autobiographie imaginaire… quelques mots… parfois une page… ou plus, à la recherche du temps perdu… et mon regard se perd dans le lointain, le Continuer la lecturetransversales #06 | n’oubliez pas de donner à manger au chat

transversales #06 | quand je serai (enfin) grande, je serai écrivaine

La neige n’a pas découragé les bouquinistes. C’est vrai qu’il ne fait pas chaud, mais le ciel est dégagé, l’air est sec, vivifiant. Le bas de son visage disparaît presque entièrement sous une épaisse écharpe de laine. Il traîne, furète, fouille. Il n’est pas pressé. Rien ne l’attend aujourd’hui. Lui n’attend rien, si ce n’est passer un peu de son Continuer la lecturetransversales #06 | quand je serai (enfin) grande, je serai écrivaine

transversales #06 | parce que

Je ressens la fatigue de celui qui a écrit. Juste la fatigue du jour. Je me suis levé tôt, j’ai écrit jusqu’à midi. J’ai mangé, un peu dormi, puis j’ai re-écrit. Là, fin d’après-midi, j’ai l’esprit un peu embrumé. Pour ce premier jour d’isolement à plus de quatre cents kilomètres de chez moi, j’ai réussi à remettre en route mon Continuer la lecturetransversales #06 | parce que