#Boost 11 – Egarement.

Nous décidâmes de nous mettre en mouvement, nous, moi, toi, mon ombre et ta silhouette. Est-ce toi qui me poussa en avant ou moi qui t’incita à, ou avions-nous pour commun accord de nous ébranler ensemble ? Le fait est que nos pas débutèrent sur ce chemin où chacune de nos empreintes s’effaçaient dans l’obscurité. Allions-nous tout droit vers un mirage Continuer la lecture#Boost 11 – Egarement.→

#boost #11 de tout point désarmés

Sans le savoir, des nuits entières, nous marchâmes, l’un vers l’autre. À peine close la paupière du monde, vêtus tantôt de grands manteaux fourrés, tantôt de simples chemises laissant voir tout de notre carnation pâle, de notre désir, de nos secrets, nous nous engouffrâmes dans la forêt à la recherche de l’illusion d’une approche, d’un frisson, de l’autre. Nos os Continuer la lecture#boost #11 de tout point désarmés→

#boost #11 ta robe elle est rouge

Nous marchions derrière la glissière de sécurité, parfois devant sur la BADU quand il y avait trop de ronces derrière. Il faisait noir, une nuit sans lune. Il était déjà tard, 2 ou 3 heures du matin, mais la circulation était encore importante et terriblement rapide. Des phares nous frôlaient pour disparaître et ne laisser que des points rouges. Nous Continuer la lecture#boost #11 ta robe elle est rouge→

#Boost #11 | Incantation nuit

Nous nous retrouvions à tâtons dans l’obscurité. La nuit de nulle lune laissait quelques ombres se profiler. Je percevais ton corps avant de te toucher. Nous comptions les marches qu’il nous fallait descendre. En bas de l’escalier, nous entendîmes nos pieds déraper sur les pierres. Nous nous glissions en terrain neutre, l’humidité enveloppait nos joues. Nous gardions nos mains tendues. Continuer la lecture#Boost #11 | Incantation nuit→

#Boost #09 | l’orée du royaume

Le pied dans sa chaussure hésite, il semble prêt à rebrousser chemin, et pourtant, le voilà qui se pose, s’enfonce déjà, dans la vase, ou ce qui pourrait y avoir dessous qui suçote et aspire; le pied s’intègre et s’incorpore, disparaît soudain, il n’est pas possible de savoir jusqu’à quel point il va s’enfoncer, mais l’humidité empreigne la chaussette, le Continuer la lecture#Boost #09 | l’orée du royaume→

#Boost #11 |1001 façons de marcher

1.Nous marchions…Immobiles, main dans la main, depuis le lever du jour, et maintenant il faisait nuit noire, et nous deux, toujours là, mes yeux pleins à ras bord de larmes à venir, dans les tiens, encore ouverts, vitreux et encore bleus, en marche nous étions, toi vers un ailleurs que personne ici ne connait, moi vers un précipice, un trou Continuer la lecture#Boost #11 |1001 façons de marcher→

#BOOST #11 | Bus de substitution

Nous roulions. Nos noms avaient été changés. Des bus de substitution avaient été mis en place. Nous étions pris.e.s en charge. Nous étions embarqué.e.s. Nous dormions. Nous ne dormions pas. Nous tournions. Nous étions dans la confusion. Nous étions dans la translation. Continuer la lecture#BOOST #11 | Bus de substitution→

#boost #11 | À deux

Nous avancions dans une brume épaisse comme s’enfoncer dans l’humide. Nous ouvrions la bouche, car le souffle nous manquait de la marche passée. Nous n’aspirions que d’infimes gouttes d’un liquide visqueux qui collaient à nos gencives avant de s’attaquer à nous poumons. Nous toussions pour lutter contre cette fausse hydrocution lente et sournoise qui finirait par avoir raison de nous. Continuer la lecture#boost #11 | À deux→

boost #11 | la pénombre et le vide

Nous étions perdus dans la ville détruite, il ne restait devant nous que carcasses d’immeubles, escaliers sans marche, appartements éventrés ; les câbles et les fils électriques pendaient dans le vide en se balançant. Nous ne savions pas où nous allions, nous ne savions pas ce que nous cherchions, aucune idée de ce que nous faisions là. Le soir descendait, Continuer la lectureboost #11 | la pénombre et le vide→

#boost #11(2) | Soir

Le cheval courait dans le champ ; nous avions franchi la barrière et malgré notre peur – ou entrainés par elle –, nous jouâmes à le poursuivre. Des hirondelles hachuraient le ciel bleu-rose du presque soir. Et cette neige rose de l’arbre de l’autre champ qui ensemençait l’air; nous aperçûmes le chapeau sous les fleurs qui regardaient ; nous perçûmes l’éclat Continuer la lecture#boost #11(2) | Soir→