#anthologie#21#1978 auto-annoté

Printemps (1) dix neuf cent soixante dix huit, assise avec tous les autres lycéens de Lannion (2) sur la place du Marc’hallac’h (3) nous protestons contre les responsables du naufrage de l’Amoco Cadiz(4).  Printemps dix neuf cent soixante dix huit, dans le garage de Catherine  (5) aménagé en salle de jeu avec Isabelle qui possède un tourne disque (6) à elle Continuer la lecture#anthologie#21#1978 auto-annoté

#anthologie #24 | grands fermés

Ce que je sais d’elles et eux, c’est le peu qu’on ose laisser passer quand on se présente à des inconnu·es que quête commune et hasard vont nous faire côtoyer quelques instants. Bien sûr j’ai laissé trainer une oreille attentive et distraite : syndicaliste, assistance publique, trotskard, grands enfants, radiothérapie, … des mots de vies normales avec leur dose de Continuer la lecture#anthologie #24 | grands fermés

anthologie #23 | encore plus bas ces mots.

On les voit venir, on les voit s’installer. On les entend. Parfois on ne les voit pas mais ils sont là. Six étages et le rez-de-chaussée. Le sous-sol. Le voisinage comme deuxième famille. Sans certitude de stabilité, on les voit quitter, se faire remplacer. On perd contact avec certains, d’autres reviennent prendre un café et des nouvelles. L’immeuble comme maison Continuer la lectureanthologie #23 | encore plus bas ces mots.

#anthologie#24/ Le dernier enregistrement (5)

Partie de campagne à Tiaret Dès que le patron de Louiso lui donnait l’autorisation de garder sa traction pour le week-end. C’ était la fête. Toute la famille  s’entassait dans la Citroën pour la petite expédition vers le paysage vallonnée de Tiaret. L’air  frais des montagnes de l’Atlas rendait le paysage plus vert et changeait de l’aridité  et de la Continuer la lecture#anthologie#24/ Le dernier enregistrement (5)

#anthologie #24|

Présence ou absence: parfois on ne saurait le dire. Les deux s’assemblent, prennent de la distance, se séparent. Les visages se fragilisent ou se durcissent. Ils sont là ces corps que l’on a veillés, guettant leur respiration encore fortes ou déjà faiblissantes. Les bouches ouvertes qui cherchent à engouffrer tout l’air de la pièce, car elles sentent bien que cela Continuer la lecture#anthologie #24|

#anthologie #23| plus bas que terre

Ma chambre était au cinquième étage, dans un appartement de cinq pièces cuisine. Plus bas se trouvait le même appartement, et je sais que c’était la chambre d’une fille plus jeune que moi, je crois qu’elle s’appelait Martine ( je me souviens l’avoir accompagnée une fois au cinéma voir Autant en emporte le vent), mais je ne suis jamais entrée Continuer la lecture#anthologie #23| plus bas que terre

#anthologie #24 | ils dorment

respires et murmures dans la moiteur d’un dortoir marée de soupirs les souffles enflent s’apaisent les corps crissent sur la toile bleu marine tendue entre les armatures métalliques des lits qui se déplient pour accueillir les petits corps blottis sous les couvertures et se replient une fois la sieste terminée ils dorment bruits de bouche succion gémissement sanglot ils dorment Continuer la lecture#anthologie #24 | ils dorment

#anthologie#20#séparation

La photo a été prise à l’extérieur du restaurant après le repas. Un groupe de quarante deux personnes de tous âges posent face à l’objectif sous un ciel bleu parsemé de nuages filamenteux. En contrebas du pré d’herbe jaunie sur lequel le groupe se réparti en rang de différentes hauteurs, du côté  gauche, une crique parsemée de bateaux explique le Continuer la lecture#anthologie#20#séparation

#anthologie #22 | la maison rouge hier et aujourd’hui

Le lieu réel (aujourd’hui) bien moins saisissable que le lieu mémoriel (hier). La maison rouge est toujours là. Au bout de la rue et après d’autres maisons bien alignées, comme alors, il y a la mer. Au bord de la rue et du trottoir, une grille que quelqu’un doit toujours aller ouvrir pour y faire entrer la voiture –qui peut-être Continuer la lecture#anthologie #22 | la maison rouge hier et aujourd’hui

#anthologie #24 | Pas de la fiction

Comme un souffle léger, comme le vent pour soulever une plume, je l’appelle souvent ma plume. L’envie de se mettre juste à la sortie de l’air devant son nez, de s’allonger à son côté et de le sentir passer sur mon visage, prendre son rythme, le suivre, respirer avec elle. Ce rythme apaisant, un rythme apaisant c’est régulier, sans grandes Continuer la lecture#anthologie #24 | Pas de la fiction