#anthologie #11 | simple oubli

Je quitte la nationale pour le petit chemin Il y a trois façons d’arriver au village je choisis de préférence le petit chemin qui est goudronné seulement au début et qui n’est pas entretenu je suis secouée dans les ornières Je n’aime pas la route du bas qui quitte abruptement la nationale je l’anticipe bien trop tôt je ne me Continuer la lecture#anthologie #11 | simple oubli

#anthologie #11 | retour de nuit.

On roule longtemps en silence, moi j’ai la fatigue et lui peut-être aussi, vu l’heure Il m’a vu au dernier moment sûrement Une presque silhouette un peu claire Je marchais d’un bon pas avec le paquetage sur l’épaule Déjà un kilomètre ou plus après la gare Personne sur le quai Moi seul descends Un coup de sifflet strident le grincement Continuer la lecture#anthologie #11 | retour de nuit.

#anthologie #11 | avant l’endormissement

Je ne connaissais pas le pays au début mais en marchant de nombreux jours j’ai acquis une sorte de connaissance et c’est la curiosité qui m’a conduit jusque-là J’ai traversé des tas de paysages arpenté des chemins faufilés entre les champs de céréales taillé les arbres pris soin des bêtes me suis perdu dans les petites forêts tout ça pour Continuer la lecture#anthologie #11 | avant l’endormissement

#anthologie #12 De Faux-la-Montagne à Egletons en passant par Eymoutiers

J’arrive à Faux-la-Montagne par la D992 après des tours et détours à travers des routes de forêts et de lacs très étroites ; talus couverts de fougères aigle que percent parfois des bouquets de digitales pourpres quand la forêt se fait plus clairsemée ; sapins, hêtres, chênes, tout extraordinairement vert dans cette année pluvieuse ; circulation rare, mais parfois arrêtée par un engin Continuer la lecture#anthologie #12 De Faux-la-Montagne à Egletons en passant par Eymoutiers

#anthologie #08 | Le plaid est mouillé

Je jette rapidement un drap sur le canapé qui va me servir de lit pour cette nuit, une sorte de méridienne, qui je l’espère ne devrait pas vraiment différer d’un vrai lit. Dans l’état dans lequel je suis, n’importe quelle surface un peu molle fera l’affaire. Nous sommes en été, mais je ne pourrai pas me passer du plaid qui Continuer la lecture#anthologie #08 | Le plaid est mouillé

#anthologie #12 | Trois villes

Londres est une pieuvre. Qui étend et ramasse. Quand elle s’engouffre dans son métro, elle suffoque. Dehors, rien de la grande ville habituelle, c’est bas. Sans doute pour le brouillard, pour être à ras et continuer d’y voir. Tête à la Tamise. On y respecte les maisons alignées qui se ressemblent, faites pareil, avec le sous-sol des domestiques où on Continuer la lecture#anthologie #12 | Trois villes

#anthologie #12 | une histoire de ponts

Direction San Franisco .Huit heures de vol, atterrissage… Des ponts, toujours des ponts. Une histoire de ponts. Et si on y allait, à vélo ! Impossible, trop peur. Pas dormir pendant des nuits. Si je fais ça, je peux tout faire. Direction : le loueur de vélos. Régler la selle, le guidon, le casque, un plan. Une fois partie, il faut revenir. Continuer la lecture#anthologie #12 | une histoire de ponts

#anthologie #10 | Les Blouses

Mémé Alice Elle a quatorze ans ans. Elle est élève dans l’école de l’usine du village. Le village s’appelle Villerupt. Elle porte la blouse. Elle a quatre-vingt-sept ans et elle va se coucher comme tous les soirs dans cet appartement insalubre que son fils lui a trouvé dans la ville pas loin de l’île qu’elle déteste mais à laquelle son Continuer la lecture#anthologie #10 | Les Blouses

#anthologie #12 | Los Angeles, Santa Teresa, Karlsruhe

Los Angeles Il voit les villes d’abord par le hublot, la nuit les lignes lumineuses, les scintillements, les processions de phares, le jour, l’alternance des espaces verts et du bâti, la couleur que donne l’atmosphère sèche, tempérée, humide, les routes, les côtes, les rivières, fleuves ou lacs, les stades, les usines. L’arrivée à Los Angeles de nuit, ce fut ça, Continuer la lecture#anthologie #12 | Los Angeles, Santa Teresa, Karlsruhe

#anthologie #11 l Retour à Chemin Roche

E est venu me chercher à la sortie de l’aéroport J’avais prétexté la mort de la batterie de mon téléphone et nous n’avions pas échangé un mot depuis mon départ du Grand Almira Hôtel à 3h du matin heure d’Istanbul Il savait que je pouvais la recharger dans un café, à l’aéroport, avant l’embarquement, après l’embarquement et dans les 3 Continuer la lecture#anthologie #11 l Retour à Chemin Roche