#40 jours #16 | Les habitants du parking

Peu d’expériences d’écrire dans la ville autre part que devant le grand écran de l’ordi. Cette fois-là, restée vive à la mémoire peut-être parce que pas nombreux ces moments. Cet été-là, décidé de prélever des blocs au réel. Écrire sur le motif donc. Pour soi, une expérience de la ville plus périurbaine qu’urbaine. Écrire in situ donc depuis la périphérie Continuer la lecture#40 jours #16 | Les habitants du parking

#40 jours #14bis | Invocation aux oiseaux

« pas tranquille pas tranquille du tout pas normal pas normal cette absence d’eux déjà ce constat de la disparition des moineaux de ton enfance et puis cette année ce retard des hirondelles toujours à les attendre avec leurs trilles sous le toit quoi les a empêchées de revenir d’Afrique et ce soir donc ce constat du grand silence des oiseaux Continuer la lecture#40 jours #14bis | Invocation aux oiseaux

#40jours #15 | se méfier de quoi

c’est quoi ce fait se fait là s’est fait là ça a été fait et c’est là ici placé ça s’est placé ici on l’a placé mis ici c’est un fait ça fait un fait on a pu le faire on n’a pas pu y échapper à ce fait on n’y échappera pas ce fait est là on n’y échappera Continuer la lecture#40jours #15 | se méfier de quoi

#40 jours #15 | ça là ça

ça surprend ça pendouille comme un rêve ça a tourné ça a vrillé cauchemar on vérifie on reregarde on croit mal voir ça change avec l’heure c’est visible le jour seulement la nuit rien de rien juste la nuit qui efface qui gomme à la vue la grisaille aussi du temps qui camoufle mais c’est bien là c’est un fait Continuer la lecture#40 jours #15 | ça là ça

#40jours #14bis | rumeur

« Je ne suis pas tranquille. Assis. Sur la partie haute. Du terrain vague. Au-dessus de Paris. L’escalier de la rue Vilin. À ma droite. À ma droite. Aussi. Le grand toboggan. À trois pentes. Successives. Assis. Par terre. Sur la terre. Battue. Du terrain vague. En pente. Accentuée. Forte. Descente. Assis. Plongé. La rumeur. Persistante. De tout Paris. Je ne Continuer la lecture#40jours #14bis | rumeur

# 40 jours # 14 / En vrac

Deux bis passage Plantin. Hauts de Belleville. Pavillon trois pièces. Jardinet. Remise. Il y a deux trousseaux de clés. Le principal. Toujours sur la porte d’entrée. Les deux identiques. Porte d’entrée. Et boîte aux lettres. Le deuxième. Sur le tableau de l’ancienne cheminée de la cuisine. Avec les clés de la remise. Un seul trousseau. Au même endroit une clé Continuer la lecture# 40 jours # 14 / En vrac

#40jours #13 | abstraction

Quadrillage de métal armature de la verrière et de l’échafaudage sur l’immeuble d’en face quadrillage fenêtres et plaques de revêtement sur structure en béton sans lunettes de myope ne restent que deux couleurs maximum une seule dans le haut du bâtiment ne reste que la structure de la verrière ne restent que la suggestion et l’abstraction beige très clair dans Continuer la lecture#40jours #13 | abstraction

#40jours #12 | Tintin fait du patin à glace

Réverbère imitation ancien dans le centre-ville totale osmose avec les façades qu’il va éclairer mêmes dentelles de métal fonte et fer forgé même blancheur façade et verre poli de la lanterne toujours le bleu du ciel dans les vitres même fascination mêmes pépites que tu trouveras disjointes dans ta ville. Panneau d’interdiction de marcher ou patiner sur la glace émerge Continuer la lecture#40jours #12 | Tintin fait du patin à glace

#40 jours #13 | Jaune grisaille

À certain.e.s, ce reproche de voir la vie en noir et/ou blanc. Par facilité, la ville la voir plutôt en nuances de gris. Gris ciment. Gris béton. Gris poussière, de cette poussière urbaine qui recouvre, qui voile, qui ternit, qui ronge. Nivellement chromatique. Pourtant, ce parking sur une petite zone d’activités à la périphérie de ma ville. Chaque fin de Continuer la lecture#40 jours #13 | Jaune grisaille

#40jours #06 | vers Sakhaline

Oui on aimait les cartes, on suivait le tracé sinueux des fleuves jusqu’aux deltas, les continents étaient des îles sur les océans, on rêvait à l’ombre des reliefs montagneux, on s’imaginait explorer les espaces où le jaune s’étendait où le vert se fonçait. Et on se gorgeait de noms. Continuer la lecture#40jours #06 | vers Sakhaline