A propos de Catherine Plée

Je sais pas qui suis-je ? Quelqu'un quelque part, je crois, qui veut écrire depuis bien longtemps, écrit régulièrement, beaucoup plus sérieusement depuis la découverte de Tierslivre et est bien contente de retrouver la bande des dingues du clavier...

le nez collé à la vitre 2

COLLER dessus le nez coller dessus les lèvres la lécher que les paysages sachent combien elle est vilaine vraiment vilaine pas belle le nez retroussé les lèvres écrasés dessus cette eau dure à souffler une fine buée pour révéler la menteuse frontière troubler cette eau dure dévoiler à quel point le rempart dedans-dehors n’est pas fortifié pas bien impressionnant et Continuer la lecturele nez collé à la vitre 2

Palm Eden

Passer la grille grande ouverte par l’homme qu’on appelle le jardinier, prendre courtoisement de ses nouvelles, ne pas écouter la réponse qui meurt dans sa bouche, frotter dans ses doigts les feuilles des cyprès de la haie qu’on confond avec un eucalyptus, lui piquer quelques fruits pour un virtuel collier parfumé, les humer, leur odeur forte et bonne, de sec, Continuer la lecturePalm Eden

le nez collé à la vitre

COLLER dessus le nez coller dessus les lèvres la lécher que les paysages sachent combien elle est vilaine vraiment vilaine pas belle le nez retroussé les lèvres écrasés dessus cette eau dure à souffler une fine buée pour révéler la menteuse frontière troubler cette eau dure dévoiler à quel point le rempart dedans-dehors n’est pas fortifié pas bien impressionnant et Continuer la lecturele nez collé à la vitre

Solitude immense

Noir le cœur bat rouge suis tirée en avant poussée par derrière Noir Rouge oppressée entends cris ne sais pas que ce sont cris suis Terreur entends gémissements entends pleurs entends « Soufflez… poussez poussez… arrêtez !» suis Souffrance Violence Violence « Poussez poussez poussez » entends pleurs suis lumière glacée Violence Lumière Lumière « c’est une fille » entends Continuer la lectureSolitude immense

Cri

DU SEUIL      le couloir s’enfuit        suit la mosaïque dorée du parquet éraflé      parcourue cent mille fois de l’enfance à ce jour      porte vitrée  au bout      toujours ouverte       on aperçoit l’enfilade en teck foncé       les bibelots dessus       le paradoxe de ces bibelots        dans logement social        mais là      CRI  là dans l’encadrement de la porte       quelque chose ne va pas         quelque chose       d’inhabituel         CRIE sans savoir encore pourquoi         sa tête  penchée       en arrière sa tête déborde du divan qu’on ne voit Continuer la lectureCri

Rack à vélos

Râtelier, râtelier comme le verre d’eau où trempe la nuit un sourire mordant alors que la vieille serre les mâchoires pour ne pas montrer ce qu’elle n’a plus. Râtelier comme dans l’étable  d’où les vaches tirent le foin tandis qu’on tire le lait de leur veau. Râtelier comme à fusils pour la chasse et quelquefois à l’homme comme  à outils ou à Continuer la lectureRack à vélos

sssable

1 Isoler le sable, impossible… Poudre (comme la poudreuse en chaud, tiède, frais ?) Petites particules provenant de la désagrégation de minéraux et organismes (roches et coquilles…) Pas de sable sans érosion… pourriture propre ? Sa couleur dépend des roches érodées Ses paillettes de mica Blond, blanc, gris, or, rose, même noir… il dépend de la roche dont il est Continuer la lecturesssable

le grand ménage

Grand ménage NETTOYER la table NETTOYER par terre NETTOYER le linge NETTOYER la brosse en cheveux  NETTOYER l’évier que l’eau propre rencontre du propre NETTOYER le sang des jeunes filles  NETTOYER le derrière rosi de bébé NETTOYER après les ouvriers NETTOYER c’est les femmes au balai attachées NETTOYER les abris-bus NETTOYER sel et sucre NETTOYER les orifices des prises voleuses NETTOYER sous Continuer la lecturele grand ménage

carré des anges

Quand la lumière du soir TOMBE aller au cimetière comme on va au jardin le soleil chauffe encore les dalles des TOMBES ne sait pourquoi la compagnie des morts parfois est salutaire peut-être la présence silencieuse des TOMBES et tous ces êtres qui ont été : Modestine était son prénom, gravé en lettres d’or sur le marbre sombre de sa Continuer la lecturecarré des anges

Des boîtes

D’abord le goulot surchauffé de l’escalator. Puis au 6eme le large ciel, Paris offert en contre-plongée, hérissé de parallépipèdes coiffés zinc. Ils s’écartent pour laisser place à Saint- Merry, l’hôtel de ville. Les gargouilles de la tour St jacques crachent dans le vide, et contre la masse grise des immeubles plus éloignés, ceux de Notre Dame l’incendiée dorment sous la Continuer la lectureDes boîtes