A propos de Nathalie Holt

A commencé en peinture, a vécu de théâtre et d’opéra, des années de scénographie plus tard ne photographie pas que son lit, tient son journal en images, écrit et marche chaque jour a publié un peu pour aller au bout d’un geste ( Ils tombaient ) ( Averses) https://www.amazon.fr/stores/author/B09LD7R2KY . Écrit pour lire.

#40jours #prologue | perpendiculaire à la nuit et notes de ville

Sa surface lisse grand rectangle nimbé d’images passantes plus ou moins denses silhouettes qui se pressent que tu frôles ce flux comme la section d’un film en continu cet écran miroir qui cache tu le pressens un poste d’observation car ici dans ce couloir tout est zones de surveillances : la glace sans tain du couloir de la gare du Continuer la lecture#40jours #prologue | perpendiculaire à la nuit et notes de ville

transversales #06 | à travers la vitre d’un jardin de juin et fait matin– d’un trait

C’est traverser le jardin et entrer dans le parallélépipède de verre. Beaucoup d’oiseaux et on ne sait pas vraiment d’où proviennent leurs sons. Les vitres avec leurs impressions opaques (pluies et vents fossiles) se colorent aux premiers rayons du matin, elles attrapent les verts du jardin. Devant moi quelques découpes d’azur entre les feuilles. À droite le ciel se voit Continuer la lecturetransversales #06 | à travers la vitre d’un jardin de juin et fait matin– d’un trait

dialogue #05carver III -oui

C’est à l’arrêt du bus. Elle lit. L’homme s’avance et lui demande si elle veut bien venir. — Avec moi. L’accent. La voix. Après elle lève les yeux. Elle le voit. Lui.— Oui. Ils marchent. Une rue derrière la gare. Une femme vend de la menthe sur un carton. C’est encore loin d’ici la nuit. Juin. — La 36. —Oui. Continuer la lecturedialogue #05carver III -oui

dialogue#5 Carver II Avec des pompons

C’était vers trois heures de l’après midi; j’allais pour acheter du pain. Les gosses étaient dans l’appartement. C’était mon jour de garde, et rien, même pas un sucre. La femme se trouva devant moi avec cette valise qui n’avait ni roulettes ni poignée et semblait un cheval rétif qu’elle tentait d’attirer à l’aide d’une ficelle. Ce n’était vraiment pas le Continuer la lecturedialogue#5 Carver II Avec des pompons

dialogue #05 | Jour/pluie. Une consultation

Il se tourna vers moi. Son nez fit une ombre au dessus de la lèvre, juste sur le trait de l’ange, ce trait vertical qui relie la bouche aux narines (je n’ai jamais vraiment cru à cette histoire d’ange; il faut croire qu’à force de l’entendre, cette histoire, elle avait fini par s’imprimer).— Qu’est-ce qui vous envoie ?Je pensai que l’automobile Continuer la lecturedialogue #05 | Jour/pluie. Une consultation

dialogue#4 II – d’heures nuit

deuxième essais en D4 – une voix tape sur un écran – voix blanche – journal sans jour et quelques livres d’heures – pensé à La voix humaine de Cocteau à Elvira/Elvire 22H34sans doute l’aviez-vous pensé revenirmême tout détruire22H42voyez je tapedes lettres22H51dans le noir23H12quelles nuits sommes nous?23H49c’est l’histoire d’une femme qui meurt de quelques buches le feu prend la robe Continuer la lecturedialogue#4 II – d’heures nuit

dialogue#4 Pluie. Mai.

Oui, nous y sommes. Presque. Venez. Par ici. Oui. Toute cette pluie. Et l’herbe comme elle a poussé, deux semaines à peine et on ne sent plus le chemin. La brusquerie des roses, ce matin en ouvrant le volet. Vous verrez demain en vous levant ce que les fleurs font à la terre; cette folie. La leur. Sentez comme elles Continuer la lecturedialogue#4 Pluie. Mai.

dialogue #3 | III, dialogues sans fil

— vous en avez déjà conduit ? Faut savoir que l’angle mort est important. Sinon malgré le volume c’est léger— j’ai apporté trois chèques comme vous m’aviez demandé et le reste en liquide— vous allez loin ? — elle portait une robe longue mais rouge—  ah ! c’est pas commun— ça se fait dans certains pays — le pire c’est qu’on a pas Continuer la lecturedialogue #3 | III, dialogues sans fil

dialogue #03 | II, post-it

— Ils ont appelé du pressing, c’est la troisième fois cette semaine.— Oui Marie, j’y passerai au retour. Est-ce qu’il y a autre chose Marie?— Non. Rien.Après elle a parlé du pain, celui de la boulangerie de l’angle de la rue; celle à la devanture bleue.— N’y vas pas, dans cette boulangerie il y a des pigeons qui entrent. C’est Continuer la lecturedialogue #03 | II, post-it

dialogue #03 | quand Deleuze buvait avec les flics Modiano n’était pas mort

Je suis suis allée directement à l’hôtel; quand je l’ai appelée pour confirmer notre rendez-vous, elle m’a semblé distante. Avec le téléphone on interprète souvent à tort. —11h30 au Bar des amis rue des dames. —j’y serai. C’est le bureau qui m’avait réservé la chambre, une single de cet hôtel déclassé de la rue de Buci. Je me suis douchée Continuer la lecturedialogue #03 | quand Deleuze buvait avec les flics Modiano n’était pas mort