A propos de Nathalie Holt

A commencé en peinture, a vécu de théâtre et d’opéra, des années de scénographie plus tard ne photographie pas que son lit, tient son journal en images, écrit et marche chaque jour a publié un peu pour aller au bout d’un geste ( Ils tombaient ) ( Averses) https://www.amazon.fr/stores/author/B09LD7R2KY . Écrit pour lire.

vers un écrire/film #04.3 | songe reptilien

dans le rêve il est sur le ventre. Il rampe. Reptation plus ou moins lente suivant l’impulsion des orteils. Ventre à terre il rampe. Rampe et rêve. Ou rêvant rampe. Rampe en rêvant qu’il rêve qu’il rampe. C’est dans la terre d’un jardin. Il rampe. Impulsion qui part des orteils. Va aux genoux. Se cambre et se cabre. Pénis roulé Continuer la lecturevers un écrire/film #04.3 | songe reptilien

vers un écrire/film #04.2 | toi

Tu ne peux pas te mettre debout, pas encore. Ni te redresser. Allongée sur le dos; bras; jambe; main; pied; tendus vers le poisson nuage tu mimes un mouvement. Premier pas de danse sur le dos. Comme marcher sur l’air avec les mains. Te voilà. C’est toi. Tu ne le sais pas. Pas encore. Doigts resserrés au bâton de couleur : Continuer la lecturevers un écrire/film #04.2 | toi

vers un écrire/film #04 | échauffement

Combien. Comptez. Commencez par les pieds. Pas, sauts, enjambées, mais encore rotations, équilibres. Comptez. Recommencez. Par les pieds. Comptez. Par pieds. Pieds comptent double — singulier pluriel. Comptez par paires. Vous perdez pied. Recommencez. Comptez par pieds. Les pieds. Cherchez les doubles. Mimes inversés ou disjonctés. Combien. Cherchez. Insistez. Comptez les. Eux par pieds en paires. Recommencez. Distinguez. Découpez. Chacun Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | échauffement

vers un écrire/film #03 | demi-jour d’hier

Un éternuement ouvre le bal.  Les mouchoirs blancs jetables on dirait des oiseaux de papier ou des lettres froissées sans L. 4H25 au temps de l’écran; celui du four s’attarde à 23; au mur les aiguilles hésitent encore.  La fenêtre bleue est éteinte, côté jardin c’est au plus noir. À cour le lampadaire municipal fait la rue. Halo d’angle. La Continuer la lecturevers un écrire/film #03 | demi-jour d’hier

vers un écrire/film #03 | replay

Le couvercle s’entrouvre. Le métal tinte. Une mousse coquille d’œuf grandit. Le bicarbonate a rendu l’eau épileptique. Laisser se répandre. Juste. Un peu. Voir. C’est un acte de matière, un mouvement (écume ou bave d’escargot fondues à la mémoire des yeux ou des doigts, selon). Les boules de papier en luminaires, lunes suspendues au noir des carreaux disent l’heure. La Continuer la lecturevers un écrire/film #03 | replay

vers écrire un film #02 | le gravissement, le fleuve, et le vent

extérieur jour | au pied d’un escalier | quatre pieds de dos montent | quatre | deux dos | jour | elles | lentes | gravir les pierres | elles deux | silhouettes | on voit des pieds aux têtes | une tête couverte d’un bonnet ou bien c’est un béret  (elle ne voulait pas de béret; on ne discute Continuer la lecturevers écrire un film #02 | le gravissement, le fleuve, et le vent

vers un écrire/film #2/2 | seize heures vingt deux minutes

La main tape le code. Six lettres. Un chiffre. Le message d’erreur s’affiche. La tête se penche, le front heurte l’écran; l’œil se colle ( l’iris mordoré taché de noir brun et l’angiome en forme d’étoile sur le bord gauche près de l’arrête du nez ). Les doigts tapent sur l’écran de la machine, le message d’erreur s’affiche. Les doigts. Continuer la lecturevers un écrire/film #2/2 | seize heures vingt deux minutes

vers un écrire/film #1|2 muette

C’est l’écoulement d’un fleuve et le vol d’un oiseau à rebours. C’est le ciel gris blanc en jour plat. C’est une silhouette sur la berge — une robe flotte — pieds nus il semble et marche à rebours du courant comme l’oiseau vole. C’est une charogne — un chien loup peut-être — ;  c’est un arbre déraciné; un bidon, une bâche… Continuer la lecturevers un écrire/film #1|2 muette

autobiographies #15 | Anna, un jeudi

Elle grimpe vers les bureaux provisoires. Plateaux obliques avec leurs règles à coulisses; labyrinthes de lignes et perspectives hachurées au marqueur. Aux feuilles épinglées sur le mur on comprend le chantier en cours: maquette plane d’une chambre où l’on ne dormira pas. Une silhouette donne l’échelle au premier plan. La date en rouge. Elle entre. Croissants crème ou bière sandwich; Continuer la lectureautobiographies #15 | Anna, un jeudi

autobiographies#14 | (2) en… suite

le premier  jour de l’enfant l’odeur de son sommeil à la commissure du cou et de l’épaule le premier matin de la nuit des amants L’AURORE de Murnau, l’aurore de Murnau l’aube de Rimbaud le cercueil qu’on redresse à la verticale pour passer entre les portes étroites et on ne sait pas bien où est la tête dans la boite Continuer la lectureautobiographies#14 | (2) en… suite