#40 jours #33 | money, money

Money, money, tout se paie, tout se monnaie… Money, money, petits, petits, petits, avancez la monnaie, achetez des bribes, achetez des débris, par ici, par ici, il n’en reste que quelques exemplaires, éclats limés du paradis, mis aux enchères. Dégoût Money, money, ne donnez plus vos vieilles affaires mais grâce à l’application Trucmuch vendez-les sur internet. Ne prenez plus d’autostoppeur Continuer la lecture#40 jours #33 | money, money

40 jours #33 | J’en tremble.

Je me suis trouvée dans une aire de service au bord de l’autoroute et j’ai vu un couple engueuler son enfant, fort. Je suis restée là sans mouvements, sans un mot, j’ai marché de long en large, je me suis posée mille questions, mais je n’ai rien fait. Effroi – J’ai reçu le coup de fil d’une amie m’annonçant son Continuer la lecture40 jours #33 | J’en tremble.

#40 jours #28 | Adoption

Le train repart dans 30 minutes. Se dépêcher, pousser  la porte du seul supermarché. Acheter un souvenir mais quoi ?  Un objet qui doit avoir une utilité au quotidien. Quelque chose qui me fera voyager dans ce pays où je l’ai trouvé. Un objet évocateur de l’instant précis où j’en suis devenue propriétaire, pas un nid à poussière. Surtout rien d’encombrant, Continuer la lecture#40 jours #28 | Adoption

#40 jours #33 | impossible de me rappeler

mais si tu sais mais je viens de te dire complètement oublié tu te rappelles rappelle-toi on nous l’a dit c’était comment ce truc-là sa maladie le titre de la chanson la fille des impôts l’autre qui a appelé hier prénom de son fils c’était quoi son chien la marque qu’il fallait qu’est-ce qu’on a mangé à la soirée le vin tu te souviens l’artiste l’expo en juin il est où le post-it avec le numéro le nom de la personne le surgelé à ne pas consommer l’appli à télécharger le film l’actrice c’est qui le livre que je viens de lire impossible de me rappeler, inquiétude Continuer la lecture#40 jours #33 | impossible de me rappeler

#40jours #32 | Pour la première fois

Combler le vide du cœur en se remplissant les yeux du mouvement des rues qui fatiguent les muscles à force d’y marcher. Quel que soit le crachin, sortir. Déambuler encore au vent du soir. Rentrer toujours à pied. Se déplacer en personne – et jamais chemin n’est moins direct. À peine arrivé ressortir encore pour regarder, ou faire semblant, l’affichage Continuer la lecture#40jours #32 | Pour la première fois

#40jours #30 | Parce que saoul la ville se dilue

Sa robe est pourpre et sale. A demi-nue elle fait l’effet d’un personnage de bande dessinée, Jane défraîchie au corps tanné, légèrement courbé. La poitrine est creuse sous le lambeau de tissu. Elle se déplace péniblement, mais son mouvement suggère la souplesse et le bond. Sous la robe sale, couvent des incohérences, des contradictions, des frissons de panthère malade. Il Continuer la lecture#40jours #30 | Parce que saoul la ville se dilue

#40 jours #27 | un vrai joyau

J’ai fait sa connaissance un soir de mai. Que fais-tu là ? Je te dérange ? Je fais du bruit ? Oui je vois bien que je te dérange ? Tu habitais là-bas de l’autre côté de la ville ? Tu traversais  en vélo ? Non bien sûr ce n’était pas dangereux . Tu venais là ? Je sens bien que je te dérange. Tu préfères le Continuer la lecture#40 jours #27 | un vrai joyau

#40 jours. #06. En Yougoslavie

Elle est partie sur le terrain. Il montre la carte épinglée sur le mur. Une zone délimitée en rose. Lui, c’est un ami de la famille, photojournaliste, motard, boiteux. Elle, c’est une jeune femme qu’on avait croisée chez lui quelques jours plus tôt. Le terrain, c’est la Yougoslavie. Je ne me souviens pas du reste de la conversation. Juste d’une Continuer la lecture#40 jours. #06. En Yougoslavie

#40 jours #32 | s’échapper de la ville ?

Mes souvenirs de ville dans mes lectures sont tellement lacunaires. S’échapper de la ville ? Peut-être la ville est-elle partout ? Je ferme les yeux et fouille dans les pages. Elles tournent les pages. Elle m’évente. Des zooms la repoussent. Cela s’ouvrirait sur des sons de trompes, un survol peplumesque sur une cité où descendrait Athéna pour susurrer à l’oreille ou apparaitre Continuer la lecture#40 jours #32 | s’échapper de la ville ?

#40 jours #33 | seuls les loups hors la peur

L’odeur dans les ruelles, le crépitement des branches dévorées, puis de la fenêtre, les flammes proches, les pans de terre en cendre, et tout le monde sait, toi non, qui est le pyromane : effroi. Les enfants sont comme chez eux dans le bar des mafieux, le patron leur sourit, accueille chaleureusement tout le monde, les enseignants y emmènent pour Continuer la lecture#40 jours #33 | seuls les loups hors la peur