#40 jours #31 | Nuit d’été

Nuit d’été, lumière bleu marine, pas du noir et blanc, du bleu foncé et du blanc bleuté. Les nuages diffusent la lumière de la lune. On y voit assez pour marcher, pour se déplacer en levant bien les pieds pour ne pas se laisser surprendre par le caillou qui dépasse. Pas d’étoiles, pas de repères dans le ciel. Juste le Continuer la lecture#40 jours #31 | Nuit d’été

#40jours #30 | Rangements sur le chantier en cours

Voyage au bout de soi-même. Ce voyage-là tu l’as fait, au moins un peu petit bout quand tu as réalisé que tu n’avais plus qu’une main. Au début tu as vu, tu as senti, mais tu n’as pas tout compris tout de suite, pas fait si vite la liste infinie des conséquences, de ce qui allait changer pour toi. Puisque Continuer la lecture#40jours #30 | Rangements sur le chantier en cours

#40jours #29 | Tarabiscot

Jargon, langage spécialisé, mots compliqués exprès pour exclure le profane, pour avoir, nous, un truc en plus, nous qui connaissons ces mots-là. Ou besoin de précision, de savoir de quoi on parle, de simplifier la communication, de lui ôter tout danger d’erreurs ou de méprise, besoin de décrire notre monde, besoin de mots qui n’existaient pas. Ou pas comme ça. Continuer la lecture#40jours #29 | Tarabiscot

#40jours #28 | C’est vendu par deux

Dans les guides d’achat pour les bâtons de randonnée, on parle du réglage de la hauteur, de la qualité de prise en main du grip, avec ou sans gants, avec les mains qui transpirent en été, on parle du nombre de tronçons, longueur fixe, ajustable avec un câble à l’intérieur qui permet de garder les morceaux dans le bon ordre, Continuer la lecture#40jours #28 | C’est vendu par deux

#40jours#33 | un je d’effroi

Un je toujours disloqué sous l’inquiétude. Un je ne comprends pas la brutalité qui cognent les corps. Un bébé violé, une femme brulée vive, un homme torturé, effroi.Un je vis dans un monde qu’il ne sait pas mettre à distance, tout percute tout fracasse contre l’œil. Les images transpercent continuent. Une fois le savoir acquis on ne peut plus s’en Continuer la lecture#40jours#33 | un je d’effroi

#40 jours #33 | effrois dans le dos

Il sait qu’il a peur et cette peur l’effraie. Des faiseurs de peurs aux profiteurs des guerres, la liste des inquiétudes qui menacent est trop longue et s’allonge. La liste de nos crimes, de nos haines et de nos lâchetés est pire encore.Humaines ou non-humaines, nos victimes. Légions, cohortes grandissantes, extension sans fin. Et toute la masse de nos empathies Continuer la lecture#40 jours #33 | effrois dans le dos

#40jours #33 | mesurer l’effroi

Ça mesure combien l’effroi ? Un mètre ? La différence de taille entre un enfant de deux ans et un adulte ? Une centaine de mètres, la hauteur du deuxième étage de la Tour Eiffel jusqu’au sol ? Vingt centimètres, ce qui m’a manqué pour attraper ta main quand tu as lâché prise ? Ça mesure quoi l’effroi ? La Continuer la lecture#40jours #33 | mesurer l’effroi

# 40 jours #33 | Effroi de toi

Inquiet de tout, tu t’isoles, tu te retires, tu te replies, tu fais sécession, tu te retranches, tu te recroquevilles. Inquiet de toi. Tu renonces, tu tues l’espoir, tu n’y crois plus, tu ne veux plus, tu ne peux plus, tu n’en peux plus, tu préfères ne plus, tu préfères ne pas. Dégoût de toi. Tu pars, tu quittes, tu Continuer la lecture# 40 jours #33 | Effroi de toi

#40jours-33-inquiétude-effroi | Inquiétude est froid

Des pétards qui éclatent. le grondement qui suit, long. En dehors de toute fête. Comme une menace. rappel agressif. Inquiétude. Des gens qui crient dans la nuit une engueulade violente qu’on perçoit de loin sans entendre le contenu mais on en sent par le caractère rentré la violence. Effroi. Entrée en ville par autoroute dans un bouchon en fin de Continuer la lecture#40jours-33-inquiétude-effroi | Inquiétude est froid