autobiographies #08 | l’annexe

L’annexe ; un enfant pensait qu’il s’agissait de la nexe ; au rez, pas de chaussée mais une cour ; en ces terrains pentus on trouve parfois la chaussée au niveau des caves et du garage ; donc au rez de cour de l’annexe, une cuisine ; longue, étroite, s’élargissant quelque peu au niveau de la seconde fenêtre ; libérant Continuer la lectureautobiographies #08 | l’annexe

vers un écrire/film #04 | rituel

 Dans le noir dans le gris du jour qui naît, les mains dansent s’accolent caracolent, se quittent s’abaissent se glissent l’une sur l’autre, dans le noir dans le gris du jour qui naît. Dans le noir dans le gris du jour qui naît, elles s’élèvent paume à paume, se frottent se froissent s’enroulent, et s’évanouissent dans les coulisses. Dans le Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | rituel

vers un écrire/film#3 j’écoute tous ces trucs-là

Au dessus de la rue, un grand ciel de vase. Tant de nuages et de mèches emmêlées. Une fois par semaine je vais nager à la piscine couverte. Odeur de chlore. Autour ce n’est pas le jaune de la lumière naturelle du jour. Ce n’est pas non plus le jaune du soleil. C’est celui de l’éclairage artificiel. On s’en fout. Continuer la lecturevers un écrire/film#3 j’écoute tous ces trucs-là

#O3 E/F Impressions sur rétine

Sous l’eau de la piscine. L’œil est une caméra qui explore dissocie les couches de lumière les ombres capte les réflections les reflux les bulles respiration air bruits assourdis énormes comme dans la neige amplifiés et lointains un monde souterrain un double de l’autre un gant retourné l’intérieur d’un soi. Fondation Vuitton. Au sommet de l’escalier d’eau des oiseaux font Continuer la lecture#O3 E/F Impressions sur rétine

vers un écrire/film #02 | Dos au mur’

Un homme de dos suit le mouvement de balancier d’une chaise à bascule. Sa tête seule ne bouge pas, figée en direction du mur qui fait face. Son chapeau, de guingois, est un canotier assorti à son manteau, tous deux noirs, comme ses cheveux, portés ras | Un mur lui fait face, grossièrement plâtré, rescapé d’un état de délabrement ou Continuer la lecturevers un écrire/film #02 | Dos au mur’

vers un écrire / film #03 | étreindre

Quoi tenter d’étreindre ce matin en ces heures de gel encore. Ciel pâle alors qu’en arrière du versant il y a davantage de couleur. Puis elle vient la couleur et remplit la vallée. Dans la timidité de l’hiver. Une gamme de jaune ocré mêlé de blanc et de beige rosé. Brusque irruption du soleil à dépasser le versant. Et cette Continuer la lecturevers un écrire / film #03 | étreindre

autobiographies #15 | cher.e.s. ami.e.s.

Cher.e.s ami.e.s.,Je suis né le 28.03.2014. Je suis Sofa Le Chat. Je vis comme bon me semble. Ne rien faire ne me fait pas peur. Si tout s’agite autour de moi, je me tiens à l’écart. L’idée, c’est de regarder au loin, yeux mi-clos. Un truc que j’aime bien faire, c’est de m’installer dans leur couloir. Du couloir, on aperçoit Continuer la lectureautobiographies #15 | cher.e.s. ami.e.s.

écrire-film #02 | décortiquer 1 minute | l’insoutenable légèreté de ta lettre

POINT DE DEPART du FILM Un constat -confetti : Quand les gens meurent, on retrouve parfois leurs lettres reçues, pas souvent leurs réponses. Parfois on ne retrouve rien. Ont -ils écrit ou reçu des lettres ? On ne s’intéresse souvent qu’à la correspondance des gens célèbres post-mortem, avec permissions et post-sriptum impossibles à solliciter de la part des intéressé.e.s . Continuer la lectureécrire-film #02 | décortiquer 1 minute | l’insoutenable légèreté de ta lettre

vers un écrire/film #01 | attendre le livreur

Une livraison est annoncée avant midi. Les rues étroites ne permettent pas le passage d’une camionnette jusqu’à la maison, le mieux est d’aller récupérer le paquet place du Jardin. Plan large. Champ ouvert entre les marches du temple et l’embouchure de la rue des Camisards. Plein hiver. 13 janvier. 11h21. La façade de l’édifice est caressée par un soleil maigre Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | attendre le livreur

vers un écrire/film #01 | Le blanc pendant une heure

Il n’y a pas de blanc dans les films en couleurs. La véritable blancheur, celle de la neige, celle de l’écume, celle des fleurs blanches les nuits de lune, elle n’est rendue que par le noir et blanc Marguerite Duras – Les yeux verts – Petite bibliothèque des cahiers du cinéma Préavis de digression ( ou bande annonce) Tu décides Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | Le blanc pendant une heure