Ils ne veulent plus sortir ! (Étude de la grande Maladie de l’amour du Domicile. Raisons de la Maladie. Accroissement progressif de la Maladie.)

Ils ne veulent plus sortir ! C’est la grande peur du moment. Les parents le disent des enfants. Les grands enfants le disent de leurs vieux parents. Ils ne veulent plus sortir ! Les enfants sont de plus en plus calmes. C’est comme s’ils étaient rentrés en eux-mêmes, partis chercher un mystérieux trésor aux tréfonds de leur être. De l’extérieur, cette quête Continuer la lectureIls ne veulent plus sortir ! (Étude de la grande Maladie de l’amour du Domicile. Raisons de la Maladie. Accroissement progressif de la Maladie.)

Le petit parking

(là commençait le muret, un bond et nous étions en hauteur, nous jouions les équilibristes, nous nous prenions pour des funambules, nous élimions nos vestes en les frottant aux arbustes – acacias, charmes, tuyas ? – c’était juste après la maison de la muette et il y avait un parking, de ceux qu’on appelle en épi, c’était un petit parking, il Continuer la lectureLe petit parking

Oui !

Chute dans la mer des dangers, tu flottes sans peur  Au jardin de paradis tu as rencontré la poésie Dans le désir avoir la patience Grain de sable que tu garderas pour ne jamais oublier Les baisers cannibales et les baisers de tendresse Jour et nuit, ombre et lumière, visiter la part d’inconnu Marcher, respirer l’énergie de l’univers qui nous Continuer la lectureOui !

TÉNÈBRES

Dans les ténèbres on voit. On y voit quoi ? Ça grouille on devine plutôt. Des vertiges infinis, des peurs inavouables, l’inéluctable qui guette, une présence par-dessus l’épaule, ça veille, ça surveille. On déchiffre avec difficulté des mots informes, des qui s’échappent, des que la langues n’arrive plus à former, il reste juste un rythme inaccessible, fuyant, des pages écrites Continuer la lectureTÉNÈBRES

Jamais fini?

Posté le 20 mars 2021 par Simone Wambeke — Aucun commentaire ↓ Comme une grande maison énorme et silencieuse où ne pénètre aucun regard indiscret et dérangeant, une grande maison où on peut se perdre dans les infinis couloirs aux angles droits, énorme et silencieuse et grise comme l’ennui, qui s’infiltre comme un poison, imprègne tout de silence. N’aie pas peur. Comme la falaise reculant Continuer la lectureJamais fini?

Preuve de dépôt

Des objets dans l’objet, toujours. Et le froissement minutieux du papier journal qui vient combler les interstices, empêcher les chocs, protéger les objets dans l’objet. Et toujours aussi une courte lettre, fin objet qui se glisse aisément contre le carton de la paroi de l’objet qui contient les objets. Des fleurs, des feuilles, des herbes aussi parfois. Des fruits, des Continuer la lecturePreuve de dépôt

Fantômes

Quand je le croise dans la rue, il dit, qu’il marche avec eux. Il froisse sous son bras les journaux qu’il emporte toujours avec lui. — Ils sont là, ce sont des fantômes à présent, je marche avec eux, dit l’homme qui porte des journaux dans la lumière abrupte de la ville blanche. Dans quelques semaines nous nous reverrons dans Continuer la lectureFantômes