#anthologie #29  | l ‘invité

J’étais assise sur la terre, et des petits cailloux me faisaient, non ne me faisaient pas tout à fait mal mais     mon esprit divaguait à partir de ce que disaient ces voix qui s’interrogeaient sur mon avenir, … il regardait le vallon sous le jardin et ses jambes frémissaient d’envie.  Il fallait pourtant bien qu’il reste là, invité par surprise Continuer la lecture#anthologie #29  | l ‘invité

#anthologie #25 | Tentative d’un carnet des odeurs au retour d’Arles

Les odeurs de la terre remontent des profondeurs, quand enfin, après une semaine de grosses chaleurs, à Arles il pleut. Le samedi matin sur le marché d’Arles, s’entremêlent les odeurs des épices, des herbes de Provence, des melons, pastèques, brugnons et pêches, de la tapenade et des olives, des pizzas, brioches, beignets et galette arlésienne, du poisson, de la charcuterie Continuer la lecture#anthologie #25 | Tentative d’un carnet des odeurs au retour d’Arles

#anthologie #27 | à suivre

Longtemps il s’est rêvé voyageant de conférence en conférence, archéologue mondialement reconnu, accueilli dans chaque capitale meilleur hôtel champagne dans la chambre séances de dédicace assemblée d’étudiants béats, son premier stage était pourtant prometteur…https://www.tierslivre.net/ateliers/anthologie-17-avant-le-crime/ La collectionneuse (comme un roman de Guy des Cars)Repérer distinguer choisir ramasser remplir ses poches, coquillages bouchons brindilles lucarne morte caillou à peau lisse élastique déchiré Continuer la lecture#anthologie #27 | à suivre

#anthologie #29 | dansons tendrement

Le caddie était bien rangé avec ses frères et ses sœurs, attachés les uns aux autres pour ne pas se perdre. Dès que j’ai vu le caddie, je me suis dit qu’il fallait que je le détache avec le petit jeton blanc, qu’il fallait que je le libère de sa vie de bagnard. Je me disais que j’allais glisser avec Continuer la lecture#anthologie #29 | dansons tendrement

#anthologie #05 | Gollum

Je sens ma chair de poisson rouler contre mes os. Je vois un écureuil sans queue, une chauve-souris sans aile, un gobelin sans dent, une araignée à laquelle on aurait arraché moitié de pattes. Au fond de mes globes, il reste l’avant : mon sourire, les vertes collines, mais c’est l’obscurité pour moi maintenant, la moiteur des grottes qui blanchit Continuer la lecture#anthologie #05 | Gollum

#anthologie #25 | l’odeur, marqueur social

L’odeur comme marqueur social.
Les mots pour nommer les odeurs comme marqueurs sociaux.
Le sent-bon (réservé à l’eau de Cologne-terme devenu générique, bon marché), ça cocotte, la mauvaise odeur, ou le parfum très fort étant associés à la cocotte, la gourgandine. 
L’odeur de cuisine comme marqueur social, géographique aussi (aïoli, persillade, sèche à la rouille, flamber l’omelette norvégienne, les volailles, arroser de vin les fraises, verser du porto sur le melon). Continuer la lecture#anthologie #25 | l’odeur, marqueur social

#anthologie #28 | arc et foudre

#22 / les sculptures de Sonja, son visage concentré sur le feu d’artifice quand elle soudait (elle avait commencé un alphabet de métal, ses lettres en vrac dans l’atelier, le e et le f très tenus, en arcs pincés, le m, cette question du m qui l’avait travaillée, dans la poubelle des m qui ne lui plaisaient pas, et elle Continuer la lecture#anthologie #28 | arc et foudre

#anthologie #29 | il n’y a rien

23 : Plus bas, il y a la grotte. On pourrait y entrer par la cheminée que le père avait creusée. Elle n’y voit rien, tout est éteint depuis longtemps, il reste à peine quelques traces de charbon. On tomberait sur le feu, sur la couverture, sur les enfants grelottants, sur un lit de feuilles mortes et de paille éparpillée, Continuer la lecture#anthologie #29 | il n’y a rien