#autobiographies #06 | où personne ne marche
d’abord oublier complètement pourquoi Continuer la lecture#autobiographies #06 | où personne ne marche
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d’abord oublier complètement pourquoi Continuer la lecture#autobiographies #06 | où personne ne marche
…enfin… car enfin, il faut en parler enfin de cette affinité avec les pois, tous les pois – plutôt les petits, toutefois, les blancs et petits ce jour-là, et le pourquoi aussi de ces pois blancs et petits ce jour-là il faut en parler ; le pourquoi de ces pois petits et blancs sur leur fond bleu marin, humeur de Continuer la lectureautobiographies #11 | … enfin… car enfin…
Il n’ a pas de pipe comme Apollinaire, il tient son vélo. Gris le vélo, le bonhomme, gris. Un gris élancé, mince, un gris sombre et monstrueux, monstrueux parce que les yeux gris. Une silhouette absente fugitive, comme un qui ne veut pas avoir mal. Se cache. Une aventure périlleuse, énergie ou fatalisme, le choix. Les lunettes et le gris Continuer la lectureautobiographie #11| silhouettes essais
Elle est assise sur le fauteuil en simili cuir. Elle porte un pull en cachemire bouloché sous les bras, une jupe mi longue en laine grise, des bas beiges, des charentaises. L’Indépendant est plié sur ses cuisses: Bruno, policier à Perpignan et Gilet Jaune au Boulou – La Méditerranée étouffe sous les déchets plastiques – Rivesaltes: un chat enfermé depuis Continuer la lectureautobiographies #10 | Elle, le temps (1)
Salopette de velour marron, stylos dans la poche de poitrine. Un short douteux, un béret basque, un mégot au bec. Bleu de Chine, grosse chaîne en or, sbacca. Bleu de chauffe usé, une main de menuisier, quatre doigts. Bonnet de laine, carré de soie. Murphy technique, pieds nus dans ses chaussures de pont. A la ceinture ou sur l’épaule, banane Continuer la lectureautobiographies #11 | Neuf lhouettes
deux rapaces ailes déployées spiralent dans une ascendance thermique. du bleu du bleu signe de ralliement d’hommes de loin la mer l’air. complicité masculine complicité de héros rêve de prestige de protéger de défendre être beau tous pareils beauté de corps. qui l’a vraiment voulu ? peau bleue d’opportunité, d’être de quelque part, peau de la fraternité, apparence de famille. Continuer la lectureautobiographies #11 | un uniforme
Il passe, tire sa petite valise à roulettes sur le trottoir d’en face, marche lentement, courbé, c’est un homme âgé désormais, un vieux garçon qui passe, tirant sa petite valise à roulettes, marchant lentement, courbé, chaque jour un peu plus courbé, le vieux garçon qui passe, allant prendre le thé chez son frère, il passe, le vieux, il tire sa Continuer la lectureautobiographies #02 | gens d’en face
Rouge du présent, rouge du passé, le châle de tous les instants, celui des retrouvailles à la fraîcheur de la nuit tombée, posé sur ses épaules, allongé sur ses jambes, il voyage avec elle toujours. Transparente, quand elle marche on devine sa silhouette longiligne, la robe en lin blanc virevolte, aérienne elle va s’envoler. Dans le tiroir de velours les Continuer la lectureautobiographies #11 | quelquefois démodés
La chambre parentale n’est plus qu’un cube sans vie, sur les murs les traces laissées par l’accrochage de tableaux, sinon rien. Reste à vider quelques vêtements oubliés dans le dressing. Une corvée. De Lui Une veste d’intérieur fantôme sur cintre dans ses poches des mouchoirs en papier en boule un briquet en or signé Dupont son briquet une flamme encore Continuer la lectureautobiographies #11 | dressing
Un avant, un après ; tu tombes de sommeil, enroulé autour, un sac, ton manteau, tes chaussures coincées, bordées ; sur, sous, autour ; puis l’impossibilité de tordre la lumière ; longtemps la résistance ; dormir appel la légèreté ; une nuit, tu succombes ; sur les bancs publics la nuit on meurt ; le froid saisit, remplit les recoins Continuer la lectureautobiographies #06 | 546 d’indifférence