autobiographies#14 | (2) en… suite

le premier  jour de l’enfant l’odeur de son sommeil à la commissure du cou et de l’épaule le premier matin de la nuit des amants L’AURORE de Murnau, l’aurore de Murnau l’aube de Rimbaud le cercueil qu’on redresse à la verticale pour passer entre les portes étroites et on ne sait pas bien où est la tête dans la boite Continuer la lectureautobiographies#14 | (2) en… suite

autobiographies #13 | elle, cette voix

Au téléphone, sa voix est douce, chaleureuse, attentive, pressée par le temps et l’espace. En famille, une voix de maîtresse qui ne doute pas, qui régente avec attention et avec brio, sûre de sa mission, soucieuse des résultats, dresseuse d’enfants, talent naturel, un regard des yeux gris acier qui ne doutent pas, parfois d’une voix métallique pour souligner, tous filent Continuer la lectureautobiographies #13 | elle, cette voix

autobiographies #12 | 360°

Accrochés à la porte de la cuisine, un almanach des postes ouvert au mois d’avril, à la case du 21, une annotation indéchiffrable et un calendrier des marées de l’année passée. Des traits de crayon à papiers indiquent la taille des enfants avec la date notée en regard, les intervalles sont espacés de quelques centimètres d’années. Sur la tablette du Continuer la lectureautobiographies #12 | 360°

autobiographies #10 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

Elle a une vie d’avant désastre. Elle franchit un porche considérable. Elle sous-commande au bâtiment. Elle le veut ultra-moderne. Elle acquiesce aux dévolutions. Elle accumule les représentations. Elle est singulière. Elle est inattendue. Elle est prétentieuse. Elle s’actualise. Elle banalise volontaire. Elle acquiesce à l’entrée monumentale. Elle est nommée disparition. Elle ploie la nuque. Elle trébuche sous le porche-étrave. Elle Continuer la lectureautobiographies #10 | autobiographie véhiculée de ma voix qui pleure

autobiographies #14 | quarante-huit cendres

les petits temples dans les champs, les statues bariolées, ou rongées par la lèpre du temps, les trainées de cire rouge, les traces de sang, les plumes, les cendres, la poussière, et parfois des traces d’une visite récente, odeur sucrée, sure de l’alcool de riz l’été de la canicule parmi les canards du Pradeau, leur désarroi, leur crâne et leur Continuer la lectureautobiographies #14 | quarante-huit cendres

autobiographies #13 | voix off

Ielle était une fois. Je suis grande à présent. Adulte, ils disent tous. Tous, sauf lui qui a passé sa vie à raconter des histoires qui commençaient toujours au masculin. Il était une fois par ci. Il était une fois par là. Jamais vraiment avec moi. Jamais pour moi, son garçon manqué. Bien sûr que j’existe pour lui quand il Continuer la lectureautobiographies #13 | voix off

autobiographies #09 | où l’on pourrait poursuivre indéfiniment

Quelques chaises dans un tout petit espace, salle d’attente destinée à un seul patient, quelques magazines soigneusement rangés sur une table basse. Il n’y a personne. On passe la porte, le sol est à carrelage ouvragé avec des rosaces, une jeune femme les contemple en silence, avec application, en face d’elle un grand bureau quasiment vide, un homme est assis Continuer la lectureautobiographies #09 | où l’on pourrait poursuivre indéfiniment

autobiographies #07 | portes

La porte de la petite cabane. On y accède par trois blocs de schistes irréguliers, polis par les ans, glissants par temps de pluie, mousse infiltrée dans le moindre interstice de la pierre fracturée par le gel. Les adultes se baissent pour la franchir. Composée de quatre panneaux verticaux en bois v peints en ocre, elle est scellée par deux Continuer la lectureautobiographies #07 | portes

autobiographies #07 | quinze portes

Porte de la Savoisienne en bois blond un peu cossu avec écusson quelque chose qui ancre dans une tradition d’ailleurs la mère dit souvent La Savoisienne. Ouvre sur un gouffre de tristesse. Fait face à l’ascenseur de Notre dame de la Garde . Souvenir de bois blond, de lourdeur , se confond un peu avec ce meuble ce buffet acheté Continuer la lectureautobiographies #07 | quinze portes