#L8 et prendre le bateau

le coup de téléphone et prendre le bateau, cabine, elle n’en sort pas de la cabine, pas de promenade sur le pont, dans les coursives, les étages, la grande salle bleue où boire un café, un verre sous les étoiles près du piano-jazz – pas cette fois, cette fois elle ne peut pas, ne peut rien faire tandis que le Continuer la lecture#L8 et prendre le bateau

#P11 – De bruits et de fureurs

Claquement de la porte, Vlam ! Vacarme aussitôt regretté, trop tôt pour les oreilles endormies – Cliquètement et tintement de la clé dans la serrure – Chute brutale du trousseau de clefs, dans le petit sac appelé « banane » – Banane, mot banal et peu approprié pour cette petite pochette sportive accrochée à la taille, destinée à supporter le poids du Continuer la lecture#P11 – De bruits et de fureurs

Marché aux Puces de Montreuil

Pas de son dominant. Pas loin, les pneus des voitures chuintent sur le Boulevard périphérique où chacun s’efforce de conduire à moins de 70 km/heure. Pas de crissement genre freinage brutal avant choc accident fatal. Pas de fracas de tôle suivi de sirènes de pompiers hurlantes. Non pas aujourd’hui. Ça roule au fond. En contrebas, invisibles quelques insultes de chauffards Continuer la lectureMarché aux Puces de Montreuil

L#10 | Les clés

Il ne savait pas pourquoi il revenait, et ne comptait plus, enveloppé par la chaleur de septembre, toutes les fois où il avait retrouvé sa petite chambre vue sur pinède à fond bleu azur. Il n’avait jamais l’impression que c’était la dernière fois. La dernière rentrée des classes avec ses cahiers recouverts, ses livres neufs sur le petit bureau en Continuer la lectureL#10 | Les clés

#L11 | Quel chemin ?

non pas le genre d’avenue longeant de beaux bâtiments avec balcons corniches décors de prestige et charmants jardinets nichés au pied de l’escalier qui conduit à la porte d’entrée, avenue bordée d’arbres aux ramures courtisées par une foule d’insectes au moment de l’intéressante floraison – début mai en principe – et si foisonnante qu’elle dissipe un parfum tenace jusqu’au carrefour Continuer la lecture#L11 | Quel chemin ?

# L 11 Non pas

Et maintenant un pays se déploie , non pas le vert gonflé de pluie le vert dilué prenant tout le regard guidant le promeneur vers la préhistoire grâce au mouvement des fougères mais une route aride un bout de monde sec comme surgi de google earth dans sa banalité sa ressemblance avec les endroits traversés, noms encadrés de rouge à Continuer la lecture# L 11 Non pas

L #6, mon jeune homme n’a pas encore de nom, il attend

C’est très con qu’il ait changé de polaire au dernier moment, les clés de l’appart sont restées dans la veste d’hier, Sandrine rentre dans une heure, y a qu’à… Heureusement le square est tout près, heureusement il fait doux ce soir, le banc a séché après la pluie, ça sent doux sucré le mélia, Sandrine a appris le nom de Continuer la lectureL #6, mon jeune homme n’a pas encore de nom, il attend

# La fabrique « Au fil de l’eau »

A Saverne (67), il y a un joli petit port de plaisance sur le Canal de la Marne-au-Rhin, juste en face du Château des Rohan, avec les forêts vosgiennes en arrière-plan. Après des mois d’ateliers d’écriture à distance, on pouvait enfin se retrouver sans masque, à l’extérieur. J’ai eu envie d’animer une série de rencontres sur le thème du voyage Continuer la lecture# La fabrique « Au fil de l’eau »

L # 11 il ne reste plus qu’à chanter

Faire mienne la phrase de Samuel Beckett : « Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter » je ferai mienne cette phrase, je chanterai non pas comme chanter ça va me changer les idées, mais comme faut y croire à la vie, faut la regarder en face, avec ses lumières, ses ombres, en Continuer la lectureL # 11 il ne reste plus qu’à chanter