#L3 | Trois vies

(suite de #L2 | Les jaunes ) Pieds nus. Mes pieds nus reposent à plat sur le bitume brûlant, je recommence peu à peu à sentir la chaleur. J’ai du mal à dormir à même le sol maintenant. J’ai du mal à rester assis et quand mes mains touchent le goudron, je les ramène vite vers mon ventre pour les Continuer la lecture#L3 | Trois vies

#P4 Juste un peu au bout…

Dans le genre expression qui ne veut rien dire, mais qui en dit tellement à la fois, il y en a une que j’utilise souvent « j’suis un peu au bout de ma vie, là ». Alors non, je ne suis pas sur mon lit de mort, agonisant et attendant de pouvoir dire au revoir aux miens dans une dernière Continuer la lecture#P4 Juste un peu au bout…

#L4 Sentimenthèque

Il n’y a pas d’ordre dans cette liste, du plus important au moins ou inversement, c’est plutôt comme une sorte de constellation. De Dickens : David Copperfield, pour l’enfance, son absolu dénuement et sa rédemption du monde. De Dostoïevski : L’idiot, pour les mêmes raisons mais une toute autre forme. De Passilinna : Le lièvre de Vatanen, pour mon attachement à cette Finlande Continuer la lecture#L4 Sentimenthèque

#comme | Je t’attends comme

Je t’attends comme le réverbère éteint — ampoule cassée il y a longtemps par l’enfant maladroit— Je t’attends comme tu arrives en voiture et je te dispute Je t’attends comme je te veille dans le noir comme dans la lumière du jour Je t’attends comme l’arrêt de bus, je lève la main je veux monter te laisser l’arrêt vide Je Continuer la lecture#comme | Je t’attends comme

la fabrique | Emilie Marot, tenir debout avec Albane Gellé

Modeste pierre à l’édifice mais ce contre-don me tient à cœur ! La proposition est un écho au magnifique recueil d’Albane Gellé, Si je suis de ce monde (Editions Cheyne, 2012/13/18), qui accompagne à l’origine une exposition, Tenir debout (Musée des Beaux-Arts de Valenciennes, 2011). L’art comme acte de résistance aux épreuves et à l’adversité. Quelques extraits : Tenir journal Continuer la lecturela fabrique | Emilie Marot, tenir debout avec Albane Gellé

#comme #audio | Je te réchauffe comme

Je te réchauffe comme une marée basse qui ne reviendra plus, planquée de l’autre côté de l’horizon, sans grain ni fortune, avec un slow entre les bras Je te réchauffe comme une mer qui a décidé de foutre le camp, laissant désoeuvrés les bouées, les embruns, les surfeurs, les îlots Je te réchauffe comme un petit vent qui glisse dans Continuer la lecture#comme #audio | Je te réchauffe comme

la fabrique | Roselyne Cazanave, Partage en forme de je me souviens

J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années comme prof de français en collège tout en animant des ateliers d’écriture en médiathèque, à Firminy d’abord, puis à La Ricamarie, deux villes de la vallée minière ,qui jouxtent Saint Etienne et sont riches du passé de la mine et des arrivées de populations venues de plusieurs coins du monde. Je me souviens que Continuer la lecturela fabrique | Roselyne Cazanave, Partage en forme de je me souviens

Je t’aime comme : l’atelier d’écriture

Retour d’expérience sur l’atelier d’écriture autour du livre de Milène Tournier, Je t’aime comme. Avec extraits sonores. Tout commence à l’Aître Saint-Maclou, à Rouen. Le lieu est chargé de mon histoire personnelle, précisément là où sur une table, 45 ans après mes premiers souvenirs, je vois un livre de Milène Tournier : « Je t’aime comme ». Debout, tout près, il y Continuer la lectureJe t’aime comme : l’atelier d’écriture

#comme | Je te cherche comme la boîte en carton

Je te cherche comme la boîte en carton que j’ai démantibulée hier pour qu’elle entre dans le container La boîte en carton cachée bien classiquement au fond du grenier OU Rangée sous le bureau avec une pile de  Boîte Boîte Boîte Boîte Boîte En carton bien étiquetées OU Pourquoi pas Enterrée au pied d’un grand sapin Le plus grand Du Continuer la lecture#comme | Je te cherche comme la boîte en carton