#L5 Ancien monde, nouveaux mondes

jeu de piste savant teinté de sourdes inquiétudes Une échelle est appuyée au mur. Il grimpe, marche sur un plancher craquant, tente d’en éviter les fissures, pose sa main contre un nouveau mur, lève la tête. Il cherche mais ne trouve pas. Il cherche quoi ? Il cherche. Une échelle est appuyée au mur. Ce n’est sans doute pas un hasard. Continuer la lecture#L5 Ancien monde, nouveaux mondes

#P5 Comme un serpent

Une sensation de mort qui survenait juste avant le sommeil, c’était récurrent, sans régularité particulière mais récurrent, c’était il y a longtemps, ça n’arrive plus. Déjà dormi ou pas quand ça survenait, comme un lent engourdissement, c’était à la fois lent et rapide, tout d’un coup ça saisissait la cage thoracique, montait, prenait à la gorge, s’emparait de la mâchoire Continuer la lecture#P5 Comme un serpent

#P5 / chair adverse

la chair adverse déchiquette ; en elle vacillent radicelles ; l’être l’os tressaille une plainte s’enfuit l’être l’os tressaille frémit dans la nuit fragmentée dénervée là dans la coulure elle sent que cela coule inévitablement   temps et choses deviennent liquides évanouis dans le flou .démembrement. toute eau retenue du corps tout liquide émotion rentrée désincarnée chancelante fragile roseau retourné tremblant dans Continuer la lecture#P5 / chair adverse

#L5 pour la litanie des noms pour un monde qui vacille par grossissement ou ellipse avec la sidération des blancs

De là il ne voit pas qu’ils se tiennent assis sur des pierres, des caisses, des pneus ou simplement accroupis culs calés aux talons. Il ne voit pas comme la terre brille du verre pilé de l’ancienne décharge. Les bêtes un temps c’est là qu’on les parquaient. L’herbe s’arrangeait du métal et du verre, des mares de cambouis, des charniers Continuer la lecture#L5 pour la litanie des noms pour un monde qui vacille par grossissement ou ellipse avec la sidération des blancs

#L4 De la Sentimenthèque

De Choderlos de Laclos Les Liaisons dangereuses à Hélène Fielding Le journal de Bridget Jones Dans une voix sans langue poussée quelqu’un parle de lui et de ses aventures et de ses états d’âme en attendant peut-être une réponse ou un geste de l’autre. De Louis Ferdinand Celine Voyage au bout de la nuit La voix de quelqu’un parle en Continuer la lecture#L4 De la Sentimenthèque

#L4 | Eaux nourricières

De L’idiot (Dostoïevski), les convulsions des questionnements, des sentiments, la langue comme un tumulte brassant toute la complexité humaine, frénésie et apesanteur, passion sublime et dévastatrice : une lecture engloutissante, une déflagration qui se propage longtemps. J’avais déjà lu des livres marquants quand j’ai ouvert L’idiot et pourtant j’ai eu la sensation de lire pour la toute première fois de ma Continuer la lecture#L4 | Eaux nourricières

#P4 C’est moi

-C’est moi il a dit ça…-C’est moiComme si C’est moi était une piste…-C’est moi Une identité peut-ÊTRE ? Un indice…Un nom, un prénom… Rien, si n’est ce moi qui est lui qui n’est pas moi ou je ME pince, ME tape Cette voix grave, si méconnaissable, assurée dans l’interphone n’est pas mon double… -C’est toi ?Je dis…Ce MOI sans visage  n’est pas aussi Continuer la lecture#P4 C’est moi

#L5 peuple les vides

Un couloir s’enfuit devant (#L1). Au sol, des rais de lumière lèchent ses pas, éclats de jour, minuscules notes, de musique à étourdir qui s’y engouffre. Et les bruissements derrière les portes presque invisibles racontent le silence, abîme absorbant ceux qui ici entrent, comme lui sans échappatoire. Fuite impossible. Il croit entendre le cliquetis de doigts sur un clavier, peut-être Continuer la lecture#L5 peuple les vides