#P2 | Tas de tas

Et pendant ce temps des tas de lignes d’eau de pluie, des robes à glamourrr à Cannes et à Avignon (on dit pas « à » on dit « en » sinon ça fait prolo), des gilets de sauvetage pour rejouer l’Odyssée entre potes sur des canots depuis la Libye, des collections de coquilles d’escargots qui se vendent aux enchères, des motifs reine des Continuer la lecture#P2 | Tas de tas

#P5 Débris

Le cri est silencieux. Qu’y a t’il de plus sonore que ce cri silencieux? Je . Est ce moi? Je ne sais pas … l’ai je jamais su? Ce cri me larsen, me strie, me vibre, me déchire. Feuille de papier saisie entre le pouce et l’index que deux mains imprudentes ont écartelée. Pas plus bruyant qu’un bruissement de cellulose. Continuer la lecture#P5 Débris

#L4 – Les absents. reprendre préciser

Les porter. Comme porter ses morts. En soi ( juste repliés dans l’oubli ) et parfois ils chuchotent, repassent en songe ces livres. Comme des morts. À cette différence qu’ils peuvent revivre indéfiniment sous le regard: ces livres… Sophie, Copperfield, Vendredi, Karenine, Muichkine, Macha, Juliette, Marguerite, Meaulne, Eden, Ismael, Queequeg, Lola Valéry Stein, Aline, Lenz, Karl… me souvenir que je Continuer la lecture#L4 – Les absents. reprendre préciser

#L4 the clear vowels rise like balloons*

Je les ai dévorés, je les ai lus avec frénésie. Je les ai entassés au fond de ma caverne comme des trésors que je chassais clandestinement. Ils m’ont guidée et je m’y suis aussi enivrée, il arrive aujourd’hui que leurs mots et leurs histoires se mélangent. Mais ils sont tous là. Ils ont comblé le trou noir et forment le Continuer la lecture#L4 the clear vowels rise like balloons*

#P5 Vous dormiez ?

Battement temporal sourd – Sifflement dedans loin – Bradycinésie oculaire – Larmoiement: comme du sable – Paupière clignement – Tête  sac de pierres Ça oscille. Ça hoche. Ça bascule pas ad hoc (c’est le propos) : te porte-à-faux. Ça disjoncte : Attention tu plonges. De sommeil ça vacille. Furtif, assez pour envoyer dans le décor (pour ne plus dormir il faudrait  Continuer la lecture#P5 Vous dormiez ?

#P5 | l’obscurité n’y peut rien

tempes battent jusque derrière la nuque l’obscurité n’y peut rien. pensées rongées. mâchoire durcie. le temps s’étale. voix blanche — on ne peut pas répéter ça n’a plus de sens. les dents claquent, le corps lourd pourtant tremble jusqu’au flou. les yeux figés le regard se vide. sous les dents, la tendresse de l’intérieur des joues. lèvres brûlées de salive Continuer la lecture#P5 | l’obscurité n’y peut rien

# L4 Le sentimenthèque. Species plantarum.

De l’école des loisirs (Les sœurs et frères Murails, Moka, Lehmann etc.), la formation et le loisir de lire. De Pierre Desproges, de Boby Lapointe, des Monty Pythons, du Greg d’Achille Talon, de Georges Brassens, de Raymond Devos, de Yak Rivais, de Peff, de Douglas Adams, de Roald Dahl, mais aussi des mille héros de stand-up qui rythment ma vie, Continuer la lecture# L4 Le sentimenthèque. Species plantarum.

#P5 – À vomir

Nouvelles figures squelettiques d’un corps, les orteils recroquevillés, les deux pieds, les deux jambes impossibles à maîtriser, à redresser, rêver d’une troisième qui fonctionnerait, l’estomac renversé à vomir, ne plus pouvoir avancer, ne pas se faire remarquer, quand même essayer, se forcer à en crever de douleur, avancer, perdre sa dignité, envie d’être chien pour aboyer, hurler, ramper, trainer ce Continuer la lecture#P5 – À vomir

P#5 Funambulesque

reproduire à l’identique le pas mal assuré de l’enfant que le corps a mémorisé profondément ressurgi de nulle part le sol se dérobe sous son pied il suspend la marche pour retrouver un semblant d’équilibre lequel n’a plus aussi bien il dort debout prisonnier du corps otage de l’esprit l’incomplétude du geste la sclérose du mouvement tout indique la désertion Continuer la lectureP#5 Funambulesque