#été2023 #03bis | Louise, Marie et Jeanne

Il est question de femmes ; sur la photographie elles sont trois, Louise, Marie et Jeanne. Louise Sénac est née Louise Fouga, sa mère s’appelle Jeanne, Jeanne Justal. Le prénom complet de Marie, la fille aînée de Louise, est Guilhaumette Jeanne Marie, elle s’appelle Guilhaumette comme son grand-père paternel, Guilhaume Sénac, Marie comme sa grand-mère paternelle, Marie Sénac, née Marie Gascon. Continuer la lecture#été2023 #03bis | Louise, Marie et Jeanne

#été2023 #03 | Louise et Jeanne

Comme je l’ai dit, Jeanne n’est déjà plus tout à fait à sa place sur la photo de famille. Elle est partie, loin des montagnes peut-être, vers la ville, où elle se mariera, plus tard. Elle épouse Roger Longueville en 1931, ils s’installent à Bordeaux ; c’est un autre temps, un autre espace surtout. Mais elle reviendra à Aulon, quand l’homme Continuer la lecture#été2023 #03 | Louise et Jeanne

#été2023 #03 | Mirna & co

Comme je l’ai dit ou plutôt écrit, il y a cette chaise vide à la table où se joue une partie de dominos et trois femmes qui attendent le retour d’une quatrième pour continuer à jouer. La quatrième c’est elle, c’est Mirna. Celle qui habite la petite maison coincée entre deux tours chez qui les trois autres femmes sont venues passer l’après-midi. Continuer la lecture#été2023 #03 | Mirna & co

#été2023 #03 | contrepoint

Comme je l’ai dit, il te suffit de traverser la place pour faire tes courses, tu as tout à portée de la main – boulangerie, boucherie, épicerie – il y a même un salon de coiffure et une laverie automatique. Et bien sûr la librairie. Tu y passes chaque jour pour les journaux et une fois par semaine pour les pronostics Continuer la lecture#été2023 #03 | contrepoint

#été2023 #04 | Pas de balcon

Ils sont quatre au cinquième étage, il n’y a pas de balcon, et des étages il y en a plus que ma tête peut en saisir. L’extérieur de l’appartement est une zone vide, parcellaire, mon cerveau n’y dépose que des ratés, des approximations, et comme on écrit toujours avec son cerveau je tente de gonfler mon sac vide avec le Continuer la lecture#été2023 #04 | Pas de balcon

#été2023 #01 | Rue du pont renversé

Il n’y a pas de début, il n’y a pas de première phrase. Il ne faut pas faire de pause, la pause est une faute, l’enregistrement s’arrête, les mots passent dans l’air. Il faut continuer de parler, ne pas s’arrêter, parce que sinon, les mots ne s’écrivent pas en blanc sur le noir automatiquement à partir de ce qu’est une Continuer la lecture#été2023 #01 | Rue du pont renversé

#été2023 #03 | Derrière l’absence

Comme je le disais, elle était tout sourire, cela irradiait, une source intérieure, cela jaillissait. Il n’y avait pas d’épaisseur, cela irradiait, l’intention livrée entière à son expression, le sentiment tout sourire sur le visage. La présence, sans épaisseur, sans la cave de l’intérieur, une façon pastorale d’être là. Comme les bêtes, comme si infusait la proximité de cette vie Continuer la lecture#été2023 #03 | Derrière l’absence

#été2023 #03bis | Portraits d’une époque

Ils étalaient leurs vérités. Lui qui parlait. Lui qui écoutait. Lui qui acquiesçait. Et lui, l’air absent, comme dans son monde. On a le physique de ses idées, et les idées de son physique. Vérité intemporelle. Dont on ne doutait pas. Qu’on ne pouvait qu’approuver. Ceux qui suivaient le débat ne doutaient de rien. Ils savaient. Savaient tant de choses. Continuer la lecture#été2023 #03bis | Portraits d’une époque