#chroniques #06 | en attendant mange ton chapeau

Le jour de l’éclipseLe noir du jour de l’éclipseLe poids du noir du jour1 | DU MONDEUne force t’enfanteUne force t’élève   Une force te monde Un monde te force 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL Tu vas manger tout çaTu es sûre de vouloir manger tout çaDe manger maintenant Tu n’as pas peur de manger tout ça avant et surtout çaSi tu manges trop tu Continuer la lecture#chroniques #06 | en attendant mange ton chapeau

#chroniques #05 | Solitude pleine

1.   Fierté Fierté de la solitude pleine. Fierté du temps élagué. 2.   Collections Livres. Est-ce qu’une bibliothèque, c’est une collection de livres ? En ce cas, oui, je suis collectionneur. Autre chose ? Cahiers, pour écrire. Mais encore ? Je sèche. Il y a certes ce que l’on ne jette pas encore, vieux habits, porte-documents, stylos, mais ce n’est pas pour collectionner, c’est Continuer la lecture#chroniques #05 | Solitude pleine

#chroniques #05 | une horloge qui se traine et un chapeau pour Samuel B.

1 | DU MONDEFierté de la tour en équilibre sur ses vertiges d’éternitéFierté de la tour en équilibre  sur ses vestiges d’humanité 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL Longtemps j’ai accumulé les ersatz de collection : fourre-tout, vide poche, petit bazar en pots de verre, en mugs, en carnets miniatures, en boites à clous, à cigarillos, à bonbons des Vosges ou acidulés anglais avec un Continuer la lecture#chroniques #05 | une horloge qui se traine et un chapeau pour Samuel B.

chroniques #05 | petite écologie du fatras

1 | fiertés Fierté des femmes qui soignent encore les petits sous les coups d’hommes violents.Fierté des femmes qui dansent nues sous le feu de regards prédateurs.Fierté des femmes qui parlent et pensent haut et fort sous la chape de silences imposés.Fierté des femmes en chemin sous l’ordre des soumissions consenties. 2 | petite écologie du fatras Je n’ai jamais Continuer la lecturechroniques #05 | petite écologie du fatras

#chroniques #5 | de la craie et du sable

  1. Fierté de l’homme, en toute circonstance de la perspective du futur.
  2. Prévenir le matin pour déposer quelque chose l’après-midi. Presser sur “express” au moment de faire la machine pour que cela soit plus économique ou écologique. 
  3. En ce moment, je suis pris dans un double mouvement. Le premier est un de focalisation où je découvre mon propre regard sur mon environnement actuel qui est un monde générique de supermarchés, de services en lignes anonymes, de missions intérims aux relations brutales, de reconnaissances indifférentes – bref par esquisses des liens d’échanges d’informations, matériels, symboliques se font et lie l’armature ensemble. Le second est un mouvement de ressac où je découvre avec une certaine colère et tristesse le peu de saveur de mon écriture, les aspects mythiques que je n’ai pas le temps de creuser autre qu’en passant par mon entreprise. Puisque cette vie locale est proche de la vie nue sans lien spécifique à l’avenir, baignant dans un présent intense entre épuisement et repos. “La vie intellectuelle est ailleurs, voilà tout.” résume Judith Schlanger à propos d’une autre situation dans son livre Archontes. 
  4. Basiques, interchangeables, solides, résistants aux accrocs, aux tirages, les tee-shirts à manche courte “Fruit of the Loom” se lavent et vieillissent biens. La qualité est parfois un peu faible sous les aisselles. Donc il s’agit d’avoir un bon exemplaire. Il doit être propre. Un propre tous les jours. Dans quelques heures, il sera taché de morves, de crachat, de glaire, de savon, urine, selles, de plats mixés et parfois de sang. Mais il aurait pu bien être empoussiéré, enterré et ensablé. Commandés sur Amazon par lot de neuf, je les jetais en boule dans un sachet de courses avec mes bottes et mon pantalon Dickies ou Carharrt, devenu rigide par la poussière. Tout était couvert d’une pellicule de sable et de calcaire que l’on trouve dans les alentours de Reims. Ces terres sont collantes ou sablonneuses et infiltrant tous les plis et orifices du corps et marquant les épaules et le dos comme le fait la craie grasse lorsque l’on tombe contre elle, s’y frotte, s’y démène pour en sort ou l’excaver. Entre deux tee-shirts, une douche douloureuse se faisait sentir la fatigue du corps dans les jambes, le dos et les biceps et cette eau qui n’en finissait pas de tirer du sable et ce savon de Marseille qui ne finissait pas d’assécher la peau. Puis vient le moment de se changer, mettre les habits « au sale » et s’effondrer sur le lit et attendre que les douleurs et la migraine prennent sa juste place, et que dans un mouvement de mémoire, les souvenirs et interactions de la journée soient mis en sens, relues, reviennent, se mélangent et s’oublient. Dans quelques heures, une marche en ville, le long de la rue Gambetta vers le Centre ville puis sur la gauche vers la Veste… Suivre un peu l’eau, traverser le pont, descendre le long du canal et se faire dépasser par des joggeurs, des cyclistes et des rameurs, passé devant les livreurs et paumés sur les bancs publics… Creuser, se laver, sortir marcher, puis entrer dans cette collocation aux murs blancs à l’ameublement en copeaux de bois géré à distance par un propriétaire de 25 ans. Un anonymat dur comme soleil d’été, un présent indifférent et oubliable où ainsi chaque jour n’a que pour reliefs les illusions nécessaire de l’espoir en journée et les affres des futurs antérieurs le soir.

#chroniques #05 | Ceci ne tient qu’à.

# Chronique 05 # Ceci ne tient qu’à. Photo Y.U 1 | du monde et inversement Fierté de l’humain téméraire sous sa vulnérabilité. Fierté de l’humain discret sous son altérité. Et si avec lui, le désordre du monde s’inversait ? 2 | Du réel aux moustiques Lever la tête et lire ces quelques mots inscrits sur le Palais de Chaillot – côté Continuer la lecture#chroniques #05 | Ceci ne tient qu’à.

# Chroniques # 05 l Vêtue, j’écris.

1 Fierté difficile de l’homme en ces temps contemporains de crise de l’humanité. 2 Je collectionne mes agendas annuels comme des journaux intimes et quotidiens Je collectionne les cartes de visite de tous les lieux et endroits visités et fréquentés. Je collectionne en moi tous les mots, pensées et gestes qui m’ont portés et aidés. Je collectionne les mails chaque Continuer la lecture# Chroniques # 05 l Vêtue, j’écris.

Chroniques #3 Battre la semelle battre

1 | DU MONDE Ecoute, le monde bruisse au bout de tes doigts. 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL Ah ces cheveux de merde / Facile tu vas sur to good to go l’appli pour récupérer des paniers / Tout à l’heure il y avait des nuages sur la gauche là ça s’est vaporisé / Il m’énerve Continuer la lectureChroniques #3 Battre la semelle battre

# chroniques # 05 | répertoire

1| au monde Fierté d’un être humain dansant sa vie dans le moindre gesteFierté d’un être humain qui résiste dans l’élan 2| trouvaillesPierres de mer et pierres en forêt : mêlées. Remontées à la surface. Roulées. Sorties de la gangue boueuse, du fossé ou du remuement. Grain du granit abrasé. Grès taillé— un reste de créneau. Fossiles pris dans la Continuer la lecture# chroniques # 05 | répertoire

#chroniques #5 | Etirer

1| tambouriner Fierté de la femme qui avoue son origine extraterrestre. Fierté de la femme qui accepte sa nature animale et ne cache plus ses pieds palmés. Fierté de l’homme qui redonne à la femme les commandes. Fierté de l’homme qui se tait enfin pour écouter. Fierté de l’homme qui ne sera plus le même au regard de l’histoire, il baignera Continuer la lecture#chroniques #5 | Etirer