###le livre comme fiction #08 Vie de sable

Quand je fais le point sur mes écrits inachevés (j’ai un dossier intitulé écrits en cours de finalisation), je pense toujours à Hanif Kureishi qui retrouvant les romans non publiés de son père ne les juge ni bons ni mauvais. Ils sont là, certains pourraient faire un court volume presque en l’état, d’autres nécessiteraient un gros retravail même si la Continuer la lecture###le livre comme fiction #08 Vie de sable

###le livre comme fiction#07 La senteur de l’eau

Je en me souviens que du titre. La senteur de l’eau (the sent of water parfois traduit le parfum de l’eau) d’Élisabeth Goudge.Ce livre m’avait semblé fondamental, contenant toute la sagesse du monde, à méditer, à conserver à transmettre. J’essaie d’en retrouver le texte et je ne retrouve rien, juste un résumé qui ne me parle pas : une tante Continuer la lecture###le livre comme fiction#07 La senteur de l’eau

« chroniques » 00 | Prélude (en attendant)

Les sentiers sont âpres. Les monticules se couvrent de genêts. L’air est immobile. Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant.(Rimbaud) 1. Le monde ? Que croyez-vous ? Il tournera toujours, même après notre mort. 2. Clockwork mécanique en vingt-quatre quartiers d’orange (7h00 – 13h00… à peu près). laisser couler le Continuer la lecture« chroniques » 00 | Prélude (en attendant)

#chroniques #00 | A vau-l’eau (au sens propre)

1 | S’atteler au monde « – Et vous ne pensez pas que le monde part à vau-l’eau ?Je souris.– Comme je vous l’ai dit, j’essaie juste de ralentir un petit peu le mouvement. » Craig Johnson, A vol d’oiseau, 2012, traduit de l’américain par Sophie Aslanides, Editions Gallmeister, 2016, TOTEM n° 334, 2025, p. 252 Pour m’atteler au monde, j’aimerais que la Continuer la lecture#chroniques #00 | A vau-l’eau (au sens propre)

Livre # 07 – 08 / Triptyque

Le passeur sans nom … — au commencement était ma quête clandestine et frénétique d’archiviste. Tout ce que je vous conte là est vrai, tout du moins, sans l’ombre d’un doute, vraisemblable. …… Ce jour après le travail, quand la porte claqua, je restai derrière. Le gardien éteignit. Le hasard s’en mêla. Mes pas perdus — rien d’étrange, j’ai toujours Continuer la lectureLivre # 07 – 08 / Triptyque

#livre #07-08 | À la recherche du livre perdu et de la rose de sable

Mille et une nuits. La référence aux Mille et une nuits était présente dans le titre, j’en suis presque certaine. Je ne me souviens pas du titre exact, encore moins du nom de son auteur. Je sais que ce n’étaient pas Les Nouvelles Mille et une nuits de Stevenson. Ce livre-ci, je l’ai toujours dans ma bibliothèque, et je l’ouvre Continuer la lecture#livre #07-08 | À la recherche du livre perdu et de la rose de sable

#livre #08 | l’eau bleutée de la clepsydre

suite de la #7 – SE PERDRE […] et puis c’est venu dans le rêve une fois la porte poussée sur un jardin ténébreux, du moins c’est l’impression qu’il m’a laissée. J’ignore ce qui nourrissait mon rêve en cet instant-là. Le ciel était brûlant, sans nuages. Séjourner au jardin d’ombre procurait un plaisir incommensurable. Sur la table là, sous un Continuer la lecture#livre #08 | l’eau bleutée de la clepsydre

# le livre comme fiction #07 # 08 arpentage marais et final

07 Sa voix, quand il marche.  Les textes qui lui reviennent à voix haute dans le silence correspondent à ses pas. Leur crissement, mot après mot, se mêle aux scories qui comblent les ornières dans les allées du marais. Je l’écoute en marchant, et retiens ce qu’il dit —il sème des graines à la volée dans le cœur d’une adolescente Continuer la lecture# le livre comme fiction #07 # 08 arpentage marais et final

# le livre comme fiction #07 | Borges, loin dans l’infini

Pendant longtemps j’ai cru me souvenir d’un livre. Mais ce mot lui-même est incertain. Ce n’était peut-être pas un livre. Peut-être une phrase isolée, une suite de sons, ou la trace persistante d’un texte jamais situé avec précision. Il ne me reste qu’un début revenu sans cesse, indépendant de toute origine vérifiable. « Loin dans l’infini s’étendent de grands prés marécageux… ». Continuer la lecture# le livre comme fiction #07 | Borges, loin dans l’infini

#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)

Je l’avais promis, du moins je me l’étais promis —que je le garderai toujours ce livre. Ce poche qui s’effeuillait. Aux pages si légères, à peine encrées, quelques signes, sur le papier jauni. Ce livre avec ces phrases qui fulguraient. Aphorismes? Sentences? Eclairs. Énigmes. Ce poche qui se serrerait plus tard du côté des poèmes quand les gros livres de Continuer la lecture#livre #07 | creuser le perdu (1| 2)