#enfances #05 | émerveillements dans leur ordre de réapparition

de ces petits cailloux de toutes les couleurs qui ne s’allument qu’au bord de l’eau de ces pierres précieuses entre les galets qu’on ne sait pas encore qu’elles sont du verre roulé rouges au milieu des blés ? co-que-li-cots le rare passage d’un train de marchandises sur la petite ceinture désaffectée des hommes et des femmes en mousse dans les Continuer la lecture#enfances #05 | émerveillements dans leur ordre de réapparition

#enfances #05 | volatile

Sa beauté plus grande que le ciel qui se penche pour te murmurer à l’oreille L’odeur de ses bras l’été et celle de l’automne qui t’enveloppe sous son manteau L’album avec une grosse tête et le corps tout petit et on te dit : c’est toi L’album avec les têtes très grosses et les corps tout petits et on te dit Continuer la lecture#enfances #05 | volatile

#enfances #04 | la maison malade

Codicille : Le premier paragraphe répond à la proposition #4. Le second provient du cycle #40jours. Le troisième, du prologue du cycle en cours. Cet assemblage s’est proposé. Je ne m’y suis pas opposée. La maison est malade. Elle bouille du dehors et dedans glacée. La pluie brûlante coule par le toit du grenier sur les malles et les bobos, Continuer la lecture#enfances #04 | la maison malade

#enfances #04 | La truffe de l’ours

La truffe de l’ours, le goût de sa truffe, l’ours n’a qu’un œil évidemment, je veux dire comme tous les ours il n’a qu’un œil, comme tous les ours en peluche, il lui manque un œil, il lui manquera un bras, son ventre se déchirera et je verrai ce qui le remplit, la mousse, les morceaux de mousse jaune qui Continuer la lecture#enfances #04 | La truffe de l’ours

#enfances #04 | angine blanche (la peur de rater)

Elle n’était pratiquement jamais malade jusqu’à ce qu’elle trouve comment faire grimper la température du thermomètre. Il s’agissait alors de thermomètres à mercure. Elle ne sait absolument plus comment elle l’a découvert, le truc, pour faire monter la température. Ça marchait avec les boissons chaudes. Elle se souvient du mouvement du tissu qu’elle frottait sur le bout plus fin du thermomètre, contenant le mercure. Il fallait faire attention à ne pas le casser. Continuer la lecture#enfances #04 | angine blanche (la peur de rater)

#enfances #03 | L’autre côté

Traverser d’un pas. Je vois l’autre côté. L’impact fissurant mon monde. Je ne les vois plus. La faille grandissant. La perte définitive. J’apprends. Explorer. Se perdre dans les souterrains les sous-sols les bas-fonds derrière les mots. Ils ont disparu. Elle n’ose pas regarder autour, peur d’imaginer dans l’ombre des arbres, ils y sont cachés. Sortez ! elle dit. Se perdre. Consolider. Continuer la lecture#enfances #03 | L’autre côté

#enfances #04 | Lit-vaisseau

notes sur l’établissage du texte Je crois qu’il venait de la mer, lui aussi. Il rentrait par un sentier au milieu des pins. Routin | routeau | roteau, l’accent lui échappait. Un petit chemin tracé dans une terre de sable au milieu des pins par le passage répété des baigneurs, des promeneurs. Et sûrement quelques animaux, oui. Il suivait un Continuer la lecture#enfances #04 | Lit-vaisseau

#enfances #04 | coqueluche

Les contours d’un état. Celui qui laisse à l’intérieur une forme de coquille, un mot. De quoi rappeler tout le reste. Être malade ou avoir la maladie. Il faudrait savoir. Celle dont on parle en chuchotant. La dangereuse. Être là, à retourner dans tous les sens le mot qui vient de remonter en forant lentement un tunnel étroit. Ils l’ont Continuer la lecture#enfances #04 | coqueluche

Je suis né(e-s-z-etc.) avec un trou 

Ca fait deux ou trois jours/semaines que je repense à ce petit truc écrit àlavit’ il y a…vàlà. Je voulais juste le mettre là. Je pensais qu’il était plus…fort que ça, mais bon, ça peut éclairer icioùlà. Hier je suis tombée sur le poème d’Henri Michaux, « je suis né troué »…il m’a mise en colère, doucement, j’ai eu envie de prendre Continuer la lectureJe suis né(e-s-z-etc.) avec un trou