# 40 jours #01 | espace intérieur

On croit savoir où on est Olivia Scélo 120 rue de Pessac face à la rue de Strasbourg derrière la rue Saint Genès Bordeaux France Europe Monde Univers Espace chambre : porte, armoire, commode, chaise, porte, comtoise à livres, porte, radiateur, tablette en marbre, table de nuit, lit, table de nuit, piles de livres, armoire, bureau, chaise, bibliothèque, commode, porte, secrétaire, Continuer la lecture# 40 jours #01 | espace intérieur

#40jours #prologue | mobilier urbain

Des livres organisés en rangées, à la verticale, du bois, une porte vitrée, du familier à portée de main des livres mis à disposition de tous des livres abandonnés ? des livres inutiles ? des livres déjà lus ? des livres pas à lire ? des livres au rebut ? des livres partagés ? des livres donnés ? des livres échangés ? des livres connus ? des livres inconnus ? Continuer la lecture#40jours #prologue | mobilier urbain

#40jours #01 | un fusil de pierre

Un fusil de pierre est tenu d’une main de pierre par un soldat de pierre à la gueule tragique, les autres gueules aussi, des gars très réalistes, « Enfants des Bouches-du-Rhône morts pour la France pendant la guerre de 1870-1871 » avec leur barda, leur béret, leur képi, il y en a même un avec un casque à plumet, façon guerrier antique Continuer la lecture#40jours #01 | un fusil de pierre

#40jours #01 | Derrière les planches

Une main velue osseuse tourne hâtivement une partition sur le lutrin du piano droit au bois sombre où dorment des napperons blancs des photos un naja bougeoir en métal jaune deux vases brillants de Safi aux feuilles d’acanthe bleues et sur le mur la reproduction d’un tableau de Dali à gauche une cloison en fer forgé un cache-pot en macramé Continuer la lecture#40jours #01 | Derrière les planches

#40jours #prologue | sous

l’eau plate l’odeur stagnantede la vase parfois des sautssous l’eau grouillej’entends les oiseaux dans les broussailles -des rousserolles turdoïdes- à l’ouïe humaine conversation inaudibleclapotisvirées libellulesje pense à Evinrude -les références de l’enfance plein espace-un silure de deux mètres a été pêché dans le lac : on imagine pas la taille lorsqu’on s’ enfonce sousplus loin une plaque en béton qui Continuer la lecture#40jours #prologue | sous

transversales #06 | philosophie au parking

J’hésite à faire la Transversale # 6 du Tiers Livre : je ne fais rien d’autre en « écrivant l’Année » que de noter quand j’écris, comment et les questions que cela soulève. Mais la forme proposée me fait de l’œil et puis il y a toujours la bonne compagnie… Bref, j’en étais là de ces considérations quand je me suis retrouvée à traverser Continuer la lecturetransversales #06 | philosophie au parking

transversales #06 | à la fin de l’envoi, je touche.

La petite va s’éveiller, il faudra que le biberon soit chaud, il faudra le lui donner, la câliner, la distraire, l’aimer, l’entourer, donner à son petit corps sensation de présence et d’enveloppement, puis lui ouvrir le monde avec les bruits, les objets, le jardin. Il faudrait avant cela écrire dans l’urgence, voilà qu’en plus il faudrait que ce soit dans Continuer la lecturetransversales #06 | à la fin de l’envoi, je touche.

ateliers mode d’emploi

Juste un petit aide-mémoire pour faciliter… • pour commander nos livres collectifs, depuis le tout premier… • sommaire de la dernière série : cinq exercices sur le dialogue (sauf que désormais ils sont huit!); • la série transversales, réflexions sur l’écriture et sa gestation; • la publication sur cette plateforme suppose que vous soyez abonné au niveau atelier d’écriture du Continuer la lectureateliers mode d’emploi

dialogues #05 | quatre mille caractères sans bouche

C’était une femme sans bouche. Pourtant j’avais bien entendu une voix dans l’interphone. ─ Je voudrais des nouvelles de Paul. D’habitude, je ne réponds même pas à l’interphone. D’un côté, je n’ai pas regretté, c’était une belle femme, en jupe assez courte. Une fois devant elle, je ne savais que répéter. ─ Vous voudriez des nouvelles de Paul… Il sortit Continuer la lecturedialogues #05 | quatre mille caractères sans bouche

dialogue #04 | vous, elles

Vous vous relèverez la nuit pour entendre son souffle, guetter un mouvement du corps, une exhalation vous suffira ou un tressaillement infime d’un bras ou de la tête, encore faut-il le percevoir tant est faible la lumière hésitante à se faufiler par l’interstice des rideaux soigneusement tirés plus tôt juste avant la berceuse du soir, mais non vous n’aurez pas Continuer la lecturedialogue #04 | vous, elles