FIL | parpaing #2

Fil solidement tenu et qui tient solidement les escalades des grimpeurs et des  belles ascensionneuses de l’histoire telle qu’elle se raconte : en file indienne des mille histoires qui la précèdent et la suivront fil tendu au dessus des ravins où se précipitent et s’entrechoquent les terreurs sourdes des chutes tandis que l’esprit file en funambule avide vers le mot Continuer la lectureFIL | parpaing #2

Les sols (carrelage et plage)

Quel enfant joyeux, joyeux et virevoltant sans cesse dans la maison, il était infatigable, sa nounou n’arrivait pas à l’arrêté et il me piétinait lourdement mais sans malice, avec plutôt une forme d’avidité à explorer le monde qui l’entourait, partir écouter le moindre bruit dans une autre pièce, dès le matin, je le reconnaissais avec ses pieds en V sur Continuer la lectureLes sols (carrelage et plage)

La ville

Le serpent: Un immense serpent bleu sombre, huilé ou clair suivant les jours au harnais de béton joyeux qui permet le passage d’une ville à l’autre. À gauche on rencontre de petites rues, de la rondeur, une place et une église. À droite, de l’autre côté du pont, la modernité se raconte avec des pointes vers le ciel et un Continuer la lectureLa ville

Au commencement

1    Un tableau noir, des craies, blanches ou de couleur, une éponge…Une surface plane, un support qui accroche la poussière des bâtonnets de pastel, un chiffon…Les doigts qui tapotent, les doigts qui écrasent la craie, les formes qui apparaissent, l’éponge ou le chiffon qui efface, la création ex nihilo, le retour au néant…La surprise, l’émerveillement, la magie de l’image qui se Continuer la lectureAu commencement

VIERGE S

À trop se frotter au sol VIERGE dit-elle, la vue dérape et flotte sur les empreintes laissées par d’autres qu’elle dans la terre VIERGE à trop hésiter, pense-t-elle, à laisser couler les jours entre les doigts, ils finissent par se ressembler, les doigts et les jours, dans leur maigre étirement, dans le tapotement sourd de leur extrémité à la fin Continuer la lectureVIERGE S

In flusso continuo

Acquario 1 Piazza della Signora – Firenze ore 14h55 Trolley rosso, Perseo verde-bronzo-nero-bronzo, Biancone di nuovo bianco dopo il restauro, Palazzo marrone e beige con tutte le sfumature possibili di marrone e beige, al centro un albero, novità questa, un albero vero, di gelso, imprigionato dentro un dodecaedro in omaggio a Leonardo, basoli di pietra serena grigia scura, quasi lavagna. Continuer la lectureIn flusso continuo

Le plateau – cinq fois sur le métier

Jour 1 Imaginé, façonné par l’homme, il porte les scènes de la vie quotidienne. Représentation rythmée de l’individuel et du collectif. Servir, desservir ; regrouper, débarrasser ; embarrasser, s’embarrasser. Embrasser. Un objet pratique et statique devenu mobile par deux mains ou par paume plate tendue. Un caractère : la mobilité. Rectangulaire, carré, rond, en forme libre ou copiée sur la nature. En bois, Continuer la lectureLe plateau – cinq fois sur le métier

Partitions Pianos cinq fois

Jour 1 – Partitions. Je me souviens de les avoir, au début, commandées par téléphone. A Paris, à l’adresse d’une librairie musicale dont j’ai oublié le nom. A la longue, la voix masculine qui me répondait, toujours la même, connaissait mon adresse. Je faisais toujours le choix du même éditeur. Page de garde bleue — d’un bleu gris devenant terne Continuer la lecturePartitions Pianos cinq fois

proposition #03 | cinq fois sur le métier

#1 | Une pomme de PAIN, de PIN. D’emblée, un lapsus, un A s’immisce là où il n’a rien à faire, mais vraiment rien. Une femme écrit, porte de cuisine ouverte, la ratatouille d’été y mijote jusqu’au soir. C’est dimanche, faire plaisir. Désuet ? Une toute petite pomme de pin, ramassée, glissée dans une poche, conservée. Les poches du promeneur se Continuer la lectureproposition #03 | cinq fois sur le métier