#chroniques #01 | Faire, ou ne pas faire, ses nuits entre livre et rat.

photo NH détail de tableau Miriam Cahn

1/ « un monde qui perd les eaux et part à vau-l’eau tout droit à cheval sur sa mort »  2/ dormir là Lentement, et peut-être parce que je n’avais encore jamais vu les choses sous cet angle, ni d’aussi près, j’ai posé ma tête contre l’épaule minuscule. J’avais dit oui, comme on se lance, sans réfléchir. Dire qu’après on regrette? Une Continuer la lecture#chroniques #01 | Faire, ou ne pas faire, ses nuits entre livre et rat.

#chroniques #01 | la mort ce n’est pas vendeur

1 Il faudrait pour apprendre à vivre, mourir et revivre sa vie, mais en avez-vous envie ? 2 Une mauvaise insomnie Le silence, l’obscurité, la partie commence, je sais ce que je veux éviter, je connais le chemin que je prends pour l’éviter, je traîne dans mes pensées faciles, je repense au projet en cours, j’y reviens, mais là, dans un Continuer la lecture#chroniques #01 | la mort ce n’est pas vendeur

#chroniques #01 | des mondes

1 – Un monde qui… se sauverait, les jambes à son cou, au bout de l’univers 2 – Fragments d’un carrefour Le monticule de sacs poubelles qui tarde à être enlevé. La chaleur qui déjà sévit à cette heure matinale et provoque la fonte du bitume. En plein soleil, les bancs en plastique de couleur orange désertés. La file d’attente Continuer la lecture#chroniques #01 | des mondes

#chroniques #01 | le renard nu

1 Un monde qui aurait en son centre noir un creux lumineux, des respirations, aux étouffés.   2 Il y a des travaux ça circule mal, dans la montée il y a les ambulances, un taxi, un homme qui dit à tout le monde où aller quoi faire. Une femme sort d’un immeuble elle a un bandage sur le nez, c’est Continuer la lecture#chroniques #01 | le renard nu

#chroniques #00 | Prologue

1 Le Monde Manquerons-nous au Monde quand nous n’en ferons plus partie ? Qui sait ? Peut-être parlera-t-il longtemps du bon vieux temps où il était peuplé par des humains ! 2 Allées et venues C’est un jour oisif, alangui. Rien ne se passe, rien ne survient. En ronronnement de fond, une série que les voisines regardent. Des plages musicales, des murmures. On Continuer la lecture#chroniques #00 | Prologue

#chroniques #01 | prologue/entrées

1 | monde Un monde qui multiplie les départs de feu brouille les pistes menant aux sources du regard 2 | intersection Pas grand monde sur la route qui s’incurve une fois quittées rue principale  boutiques fermées  trottoirs étroits et la rivière  s’échappant au passage un peu d’ombre pour longer la route écrasée du côté supportable indications sur le petit Continuer la lecture#chroniques #01 | prologue/entrées

#chronique #01 | ça éclate

DU MONDE Un monde qui rackette ses hommes ne permet plus qu’on lui fasse la cour. ÉCRIRE AVEC CLARICE LISPECTOR Racine. C’est ne jamais être en retard, parfois rattraper le retard : écriture, journal télévisé. C’est n’être attendue par personne, ne rien attendre des autres. Une musique en boucle. Brouillon. Communauté. C’est le jour en petits morceaux. Permissions : ne Continuer la lecture#chronique #01 | ça éclate

#chroniques #01 | Comment ne pas

1 Un monde qui tombe de haut se défait de sa peau ancienne comme montagne affaissée 2 Je pourrais ne pas. Je pourrais rester là dans mon lit à attendre le retour du sommeil ou que quelque chose se passe. Je pourrais rester immobile et dompter ce qui caracole. Je pourrais faire semblant de rêver. Je pourrais imaginer le sentier, Continuer la lecture#chroniques #01 | Comment ne pas

#chroniques #01 | J’habite en vacances

1|DU MONDE «  JE VOIS UN MONDE QUI SE DÉSINTÈGRE AUTOUR DE MOI ET DE TOUTES PARTS » D’après Craig Johnson, Tous les démons sont ici, 2011, traduit de l’américain par Sophie Aslanides, Editions Gallmeister 2015, Totem, 2025p. 308 2|5 JUILLET 2026 Le carrefour des six routes en compte cinq – la rue de la République est fermée par deux barrières Continuer la lecture#chroniques #01 | J’habite en vacances

#chroniques #00 | Prologue

Du monde. Et s’il brûlait, le monde ?Mais il brûle, il brûle, se consume, nous consume, nous asphyxie. Le réel, le réel. Il paraît que l’ombre garantie la fraîcheur. Il paraît qu’il ne faut pas boire l’eau glacée. Il paraît que les oiseaux, eux, savent. L’aigle royal a survolé ma terrasse, j’ai eu besoin du livre pour le nommer, puis sa Continuer la lecture#chroniques #00 | Prologue