A propos de Sandrine Cuzzucoli

Aime le temps suspendu en contemplant, lisant, dessinant, parlant, regardant le plafond, les visages, peintures, ciels.. Dans mes études passées mais encore présentes!: la littérature américaine, italienne, les beaux-arts, la traduction et d'autres choses depuis... Ecris en revue depuis environ 5 ans, dessine depuis plus, c'est un aller-retour constant un peu comme un Appel de la Forêt, le titre d' un des premiers livres de Jack London — que j'ai aimé! à suivre aussi sur Instagram.

L6- Venicetill

 Seul il se remet à dessiner- écrire cet éveil plastique sur du papier blanc luminescent au sortir de rêveries en bordure de l’inconscient sortes de poussées laviques et sculpturales pulsions sournoises joueuses reflets au goût de menthe fraiche et râpeuse lui fait l’effet de longues coulées de larmes tièdes activées en son corps  défendant ondulé en mouvement et vivant traversé Continuer la lectureL6- Venicetill

#L5 I Veniseplay

Langue onirique expressionniste en des paysages sous malamocco les campus archéologiques subaquatiques s’étendent tels des champignons flottants balisés ……… de deir ezzor  se répand sous ses yeux fatigués comme une flaque constituée à intervalles irréguliers de ces statues aux corps carrés et têtes à six yeux en provenance de Tall Birak se souvient d’elles surgissant au toucher qui le transportait Continuer la lecture#L5 I Veniseplay

#L4- Sentimenthèque

Alphonse Daudet – La chèvre de Monsieur Seguin– : à l’orée découverte d’une idée plastique de liberté pureté injustice implacables…. Jack London – L’Appel de la Forêt- : liberté des grands espaces des liens tisseurs entre mondes…Claude Simon – Archipel et Nord- : ivresse apaisante des alliages pareils parfois à ceux du dessinateur : englobant magiciens alchimisés sans fin…Julien Gracq- La Presqu’Île– : géologie frappée Continuer la lecture#L4- Sentimenthèque

#L3 | Venicesofar

Le passeur À l’avancée du ferry au loin se dégage un silence lourd et brumeux et ancien qui aurait dessiné sur son chemin des boucles basses de vapeurs chaudes odorantes et résonantes de cris d’oiseaux paludeux par moments semblables aux boucles méandreuses du cours rehaussé de  son fleuve l’Euphrate dégénérant en canaux Îles plaines aux alluvions souvent contrariés il se Continuer la lecture#L3 | Venicesofar

Malmousque

Malmousque, anse de Malmousque, moussu : provençal de monsieur, mountessian : où nous sommes ? anse en- sol  mélodies  des noms quartier de Saint- Victor Menpenti patti soit la serpillière Sylvabelle rue Sylvabelle la Capelette, capito ? rue d’ Italie route de Cassis Luminy du Roucas Blanc rue des Tyrans boulevard des Dames fort- Notre- Dame  fort Saint- Jean quartier de la Plaine du Continuer la lectureMalmousque

Venicefair-2

alors  sans doute extraire des sols limoneux glissants tourbeux ceux d’une ville dans la ville enfouie semble-t-il l’ éloge d’une soupçonnée soit des bribes de Metamauco ou Deir Ezzor aussi bien leurs identités singulières  côtoyant les marais comme le vent  le feu les failles camps sismiques en dessous remuant l’idée des plaques les sables divagants changeants charriant entre autres nombre Continuer la lectureVenicefair-2

Ce balancement du hamac

Ce balancement du hamac brodé aux ajours mis- clos me mêlait au décor alentour aux voix aux murs comme dans une peinture de Vuillard. Cette ombre douce grossissante jusqu’aux mains de satin qui auraient bordé mon lit, m’aurait fait miraculeusement sentir en apesanteur. Alors que je vous voyais dans cette chambre sous la lueur crépusculaire tournoyante sur les murs résonants Continuer la lectureCe balancement du hamac

Venicely-1

Sûrement il avance les algues de la lagune serpentent sans cesse ondulent sous ses pieds sûrement chatoient des verts miel émeraude se fondent en éclats de mousses douces cuisantes s’agrippant aux pieux de bois immergés tels des serpents marins ces lambeaux de forêts renversées crucifix réactivés liquides des premiers retables aux feuilles d’or odorant de senteurs mélangées tantôt remugles tantôt Continuer la lectureVenicely-1

Les voutes naturelles

Les voutes naturelles qui s’étaient formées et reliaient les talus à l’eau parallèle pailletée ensommeillée du fleuve berçaient enlevaient toute idée de résistance alors que le soleil bas tardif si proche embrumait davantage le décor acquérait ainsi de plus en plus une profondeur démultipliée une douceur en cercles affleurants échos d’aboiements lointains un certain abandon communicatif de fin d’ère qui Continuer la lectureLes voutes naturelles