#40jours #01 | concentriques

Parce que l’éphémère du monde est douloureux… s’éloigner! Une goutte d’eau dans laquelle se reflète l’éphémère du monde… et des gouttes d’eau le long d’une courbe virtuelle … et un jet d’eau en forme de corolle au centre d’un bassin octogonal en béton dans lequel des enfants qui ne peuvent payer la piscine se baignent aux premières chaleurs… et une Continuer la lecture#40jours #01 | concentriques

#40jours #03 | Pierre Semard (1887-1942)

Il y a toujours une gare, des rails, des trains pas loin des rues, des avenues, des boulevards, des places qui portent son nom. Six bandes blanches entre les trottoirs, une femme et son chien en laisse, des vélos, des scooters, des immeubles cossus Rue en mauvais état, murs d’enceinte, cités ouvrières, signalisation dégradée, deux scooters, deux passants, deux containers Continuer la lecture#40jours #03 | Pierre Semard (1887-1942)

#40jours #02 | rue du roi

Ils ont racheté la boucherie de Quatrain, Nicole et Rosaire. Il est architecte d’intérieur et a présidé aux travaux de réfection. Elle a fait cacher le plafond à caissons. La grande baie vitrée sur la rue est restée. Ils ont leur chambre à la place de la chambre froide. Il est sept heures, ils se disputent dès le matin. L’enfant Continuer la lecture#40jours #02 | rue du roi

#40 jours #03 | école publique maternelle Louis Aragon, Wasquehal

Quartier calme, hors de la grande ville. Aménagement urbain proche de l’école : Dans le fond à gauche, espace périmétré par de discrètes barrières espacées.  Au moins trois arbres feuillus.  Rien d’offensif, au contraire : tout respire la tranquillité.  Simple zone (ici, vide) dévolue au personnel scolaire, aux enfants et parents.  On peut imaginer des rangs de petits bouts s’y former, et Continuer la lecture#40 jours #03 | école publique maternelle Louis Aragon, Wasquehal

#40jours #02 | ping-pong

Le verre est tombé, ils n’ont qu’à pas, aussi, jouer ici, le ping-pong c’est dehors, bien sûr ça allait arriver, avec la minuscule table déployée du mur et qu’il faut rabattre après manger, mais faite donc pour manger, et pas ping, ping… La mère essuie une larme. C’est les vacances et c’est la fatigue. Dans le mobil-home voisin, la radio Continuer la lecture#40jours #02 | ping-pong

#40jours #02 | Voir sans être vu

La fenêtre de l’appartement est un écran. Tu as toujours été attiré par les écrans. Dans les appartements dans lesquels tu as vécu, tu as toujours recherché, privilégié la vue. Vue sur la mer, sur un petit jardin, une prairie, des collines, une baie, vue sur l’horizon, vue sur la ville. Et dans la ville c’est le vis-à-vis qui t’attirait Continuer la lecture#40jours #02 | Voir sans être vu

#40jours #02 | la ruelle à toits ouverts

Il n’est pas loin de huit heures du soir. Au numéro 8, un garçon d’une dizaine d’années joue aux petits soldats dans un salon pendant qu’à la télévision défilent des images de la guerre en Ukraine. Au numéro 6, dans la maison mitoyenne, une femme prépare des bananes pesées. Une façon de conjurer l’exil. Sur le buffet, une demande de Continuer la lecture#40jours #02 | la ruelle à toits ouverts

#40jours #02 | ni « La vie mode d’emploi » ni « l’immeuble yacoubian.

Assise sur le balcon, j’imagine. Il a cinq étages et trois entrées. Je l’ai désossé combien de fois, à force d’y voir entrer et sortir les gens toute la journée, j’y ai imaginé des pièces entières pleines de leur vie. À raison de quatre appartements de cinq pièces par palier, cela fait déjà vingt, fois trois entrées fois cinq étages, Continuer la lecture#40jours #02 | ni « La vie mode d’emploi » ni « l’immeuble yacoubian.

#40jours #02 | Louis dessine

Dans l’idée, les fenêtres sont transparentes. Alors on a tendance à les laisser blanches. Mais le jour, c’est pas vrai, les fenêtres, par rapport à la façade, il faut les faire noires, pour l’équilibre. C’est toujours un peu frustrant de les combler comme ça, et encore, c’est si on ne prend pas en compte les reflets : le ciel, les Continuer la lecture#40jours #02 | Louis dessine

#40 jours #01 | une cartographie lacunaire

Ça me fait penser à un petit angle de rues à Venise, près des Fondamente Nuove, pas loin du Rialto. Les chemins s’entrelacent, on peut prendre l’un comme l’autre, quoi qu’il arrive c’est un détour, pas de vol d’oiseau possible. Mon corps se fond dans le détail des linteaux, les parois sont rugueuses, les vierges se cachent dans toutes sortes Continuer la lecture#40 jours #01 | une cartographie lacunaire