#40jours #02 | 1995, un matin d’hiver

1995, un matin d’hiver, l’enfant dans sa cachette, les planches rongées, les poutres de la charpente, il est assis sous les tuiles du toit, une seule transparente, au-dessus du livre, il tourne les pages du livre, il ferme le livre, il écrit dans un cahier. Le reste de la pièce est vide : çà et là des brins de paille, des Continuer la lecture#40jours #02 | 1995, un matin d’hiver

#40 jours #2 | Lieux sans état

Colombes (92700) Du premier étage vers le rez-de-chaussée dans l’immeuble d’en face derrière le voilage une dame fume et joue aux dames, l’index jauni de la dame déplace un point noirBarbès Rochechouart (7509) Du sixième étage sous les toits vers l’autre aile de la cour au moins six fenêtres avec de petits balcons, derrière des appartements, derrière encore le couloir Continuer la lecture#40 jours #2 | Lieux sans état

#40 jours #02 | fenêtres, objets profonds

Voir ce qui se trame sous les toits de la ville, derrière cette fenêtre où s’encadre une fugitive silhouette, faire tomber les façades comme autant de masques dissimulant la vie des gens, élever des immeubles transparents, Tati le fait dans Playtime où vivent en vitrine des familles modernes qui allument toutes leur télé à la même heure et se figent, Continuer la lecture#40 jours #02 | fenêtres, objets profonds

#40 jours #02 | ceux d’après.

Le numéro, c’est le 89, mais il ne se voit plus depuis la route. Les buissons ont pris hauteur d’arbres. Ils débordent, ont piétiné les parterres de fleurs d’un côté, de l’autres ils mangent tout le trottoir par-dessus le mur, des enfants turbulents qu’on ne tiendrait plus, ils ont effacé la jolie façade. Le mur et la boîte aux lettres Continuer la lecture#40 jours #02 | ceux d’après.

#40jours #02 | le poète, le chat et le philosophe

La façade était d’une totale symétrie, à un détail près. Cinq étages, quatre portes-fenêtres avec balcon par étage, ce qui donne vingt fenêtres en bois avec volets verts à jalousies. Le détail c’est le balcon central au premier étage qui court sur les deux fenêtres. Un seul appartement se déploie derrière les quatre fenêtres de ce premier étage. Il y Continuer la lecture#40jours #02 | le poète, le chat et le philosophe

#40jours #02 | du bleu dans ses cheveux

Je peux ouvrir les yeux maintenant, je crois que j’en suis capable rien ne s’effacera. ——— L’immeuble est biscornu. C’est moi qui l’ai construit. C’est un immeuble de trois appartements seulement. L’un d’entre eux est un duplex. Il est bordé de grandes terrasses. Deux sont rectangulaires. L’une est un triangle. Il y a aussi un balcon qui conduit à la Continuer la lecture#40jours #02 | du bleu dans ses cheveux

#40jours #01 | un fusil de pierre

Un fusil de pierre est tenu d’une main de pierre par un soldat de pierre à la gueule tragique, les autres gueules aussi, des gars très réalistes, « Enfants des Bouches-du-Rhône morts pour la France pendant la guerre de 1870-1871 » avec leur barda, leur béret, leur képi, il y en a même un avec un casque à plumet, façon guerrier antique Continuer la lecture#40jours #01 | un fusil de pierre

Protégé : #40jours #prologue | Les façades

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#40 jours #02 | derrière la palissade il y avait  …

Derrière la palissade il y avait une école  … Elle se souvient : Elle dit : ce sont ces peaux de murs difficiles à décoller de leur chair que je regarde. Elle a vu : les immeubles Mermoz-Nord résister désespérément , puis céder,aux coups de boutoir assenés par les gros engins de démolition. Cela ressemblait à une guerre qui viendrait après évacuation, Continuer la lecture#40 jours #02 | derrière la palissade il y avait  …

#40jours #prologue | continent noir

Y a-t-il quelque chose plus énigmatique qu’un corps dit féminin ? Qu’un corps jeune hein, après 50 ans on s’en fout de toute façon, secret ou pas secret, moitié de la moitié de l’humanité ou pas moitié de la moitié de l’humanité. Tonton (Grand-père ?) Freud ne parle-t-il pas du continent noir blablabla, rien que d’écrire son nom une fatigue Continuer la lecture#40jours #prologue | continent noir