#40jours#05| Une chambre à soi

Une chambre rectangulaire, quatres faces blanches. Un coeur au dessus du lit sur lequel on pouvait accrocher quelques photos. Le lit était fait car c’était la seule chose qui était rangée dans cette pièce et lui donnait une impression d’ordre dans sa vie. A côté du lit double une armoire glissante qui longeait le même mur dans lequel se trouvait Continuer la lecture#40jours#05| Une chambre à soi

#40jours#04 | Les pavés de Bruxelles

Les sols de ma ville ont été mon terrain de jeu. Les sols auxquels mes pas se sont habitués à ne jamais marcher sur les lignes qui séparent les carrés asphaltés. Les sols auxquels on retrouve ces fameux pavés qui n’ont jamais été très alignés. Il y a sur chaque trottoir toujours au moins un pavé qui semble vouloir s’en Continuer la lecture#40jours#04 | Les pavés de Bruxelles

#40jours #12 | trottoir

Le trottoir est bosselé car les muriers ont grandi vite et que leurs troncs musclés ont soulevé les grilles d’entourage et éclaté la peau épaisse du trottoir. Le trottoir est sale car les muriers jettent une ombre visqueuse sur le bitume et les maitres ne ramassent pas les déjections de leurs satanés clébards même quand on leur gueule dessus très Continuer la lecture#40jours #12 | trottoir

#40 jours #11| Vous devriez vous ressaisir.

Lorsque l’homme s’éveilla ce matin là, il découvrit quelqu’un, debout, vêtu d’habits en tous points semblables aux siens, dans le vestibule de son appartement, la mains sur la poignée de la porte, prêt à sortir. La vue encore un peu trouble des vapeurs du sommeil, le cerveau engourdi et la gorge légèrement enrouée, il s’appuya sur ses coudes, se redressa Continuer la lecture#40 jours #11| Vous devriez vous ressaisir.

# 40 jours – #11 perdu | je ne te reconnais plus

Si je bifurque ici, peut-être que je saurai. A force de regarder en arrêtant le corps, à hauteur de plan américain, je saurai retrouver une plaque, un porche jaune à Ferragus, une ombre portée comme un sourire, qui t’enlace et te perd, à marcher les yeux partout, crois reconnaître un abribus, cette station essoufflée dans une chaleur de ville, presque Continuer la lecture# 40 jours – #11 perdu | je ne te reconnais plus

#40 jours #12 | sous l’eau venir

Absence de méduses ce jour là. La crique que nous aimions choisir pour ses rochers plats est presque déserte. La mer est douce, soyeuse, accueillante. Nous partons, sans nous éloigner, épier la danse lente des posidonies, survoler les fonds, suivre une troupe minuscule de minuscules poissons, espérer en vain un poulpe se réfugier dans sa maison invisible. Déjà tu regagnes Continuer la lecture#40 jours #12 | sous l’eau venir

40 jours #11| Lointaines perditions.

Perdue, me perdre, ne pas trouver qui je suis, ne pas savoir où est ma place, être réduite à rien, cesser d’exister, être mal utilisée, cesser d’apercevoir, ne plus retrouver mon chemin, m’égarer, ne pas comprendre… Rue Paul Bert Paris 11ème Perdue dans mon premier appartement avec personne à qui parler, surtout les dimanches soirs, accoudée à ma fenêtre, à Continuer la lecture40 jours #11| Lointaines perditions.

#40jours #10 | wild side

J’avais quitté Paris trop chaud sur la route de rennes le mans j’y avais vécu cinq ans il faisait aussi chaud ici j’ai souvenir de 41°C est-ce possible m’arrêter revoir la ville marcher les noms m’ont guidé place de la république rue du cirque rue du docteur delaunay j’y avais souvent dormi dans un calme deuxième étage une autre vie Continuer la lecture#40jours #10 | wild side

#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

J’ai peu de souvenirs du département du Jura où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du vieux centre ville et du quartier médieval de Dôle où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du 12 rue des archives, du bel immeuble à colombage qui appartenait à la branche paternelle Continuer la lecture#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

#40jours #10 | olvido

Danielle ne se souvenait pas très bien de la belle villa d’Acassuso à Buenos Aires. Elle était si petite alors. Lui revient seulement une terrasse fleurie chargée d’hibiscus où voletaient des colibris. Elle se souvient du mot picaflores. Elle ne se souvient pas très bien de la rue Olazabal dans le quartier de Belgrano, où la famille déménagea quand les affaires Continuer la lecture#40jours #10 | olvido