#L9 Une rue longue comme une vie

Marcher dans une rue, une rue longue, longue comme une vie, marcher dans cette rue comme on retraverserait sa vie, à rebrousse temps, tu gravis cette rue comme si tu cherchais à remonter le temps et tu désires si fort t’y voir, t’y rencontrer, enfant, tomber sur toi par hasard, te voir là, jouant sur le trottoir, riant avec d’autres Continuer la lecture#L9 Une rue longue comme une vie

P#6 Seule

Aujourd’hui : lundi 30 Août. Ce matin ça a pris tout son sens, je veux dire ça a recommencé ça s’est reproduit ce que j’avais écrit ; j’ai ouvert les yeux et la lumière du couloir était bleue, je me suis levée comme une petite fille en cachette sans faire de bruit et j’ai allumé l’ordi, je me suis offert de regarder le zoom Continuer la lectureP#6 Seule

#P5 Vertige de colère

Ça tombe dessus, marteau-comète qui brise le crâne et fait perdre pied. Oscillations sables mouvants ventouse à ténèbres ou lévitation forceps arrache-pieds-sur-terre : ce contact douce voûte plantaire. Ça égratigne la patience, bouillonne le sang froid, nourrit le cri de la chorale des rejetons enfouis, couleuvres avalées, frustrations refoulées, colères enterrées sous la chape du plomb de la bienséance et Continuer la lecture#P5 Vertige de colère

Lire avec vous / sentimenthèque d’un été Tiers-Livre.

Je t’aime comme de l’eau Je t’aime comme de Kafka à Kafka Je t’aime comme l’écriture comme un couteau Ôter les masques Y penser toujours — « Je t’aime comme mouillette d’œuf coque et d’enfance, ou l’omelette de petite adulte dans son studio. » page 33 Merci Milène Tournier pour Je t’aime comme et Sébastien Bailly pour la proposition d’écriture et le tirage Continuer la lectureLire avec vous / sentimenthèque d’un été Tiers-Livre.

#L9 | Féérie perpétuelle 2

29/08 [MAL]Tu as tous les droits, sauf celui de te faire mal, dit-elle à l’enfant qui semble immédiatement comprendre l’ampleur de cette responsabilité.  **« C’est mal » s’écrit souvent : « c’est très vilain », en rose sucre, avec un petit sourire. Mais parfois, trop souvent, en lettres de honte sur mon visage durci par le scandale. *** Les mots vidés de leur contenu, la parole sans Continuer la lecture#L9 | Féérie perpétuelle 2

P#6 : Brouillon de vie

Samedi 7 Août — Chez Meral jusqu’au repas du soir au Parc de la Mosquée. Le maître mot est le partage, de la nourriture et de la parole — nous nous retrouvons pour manger le kahvalti équivalent oriental d’un super petit déjeuner. Lorsqu’on a fini, les membres de la famille se séparent selon leur fonction. Les femmes les plus âgées rangent et Continuer la lectureP#6 : Brouillon de vie

#L8 FEUX DE PAILLE

L’attente du début du déploiement des réussites et des vies sans pavillons sans chiens mais avec tour du monde en voilier, destination choisie sur un coup de dé on y va on verra on se débrouillera plus qu’un rendez-vous c’est l’espoir qu’on se serait donné on ferait pas comme les autres jeunes d’avant on ne prendrait pas de LSD on Continuer la lecture#L8 FEUX DE PAILLE

#L9

La petite chèvre de Monsieur Seguin La chèvre est a été aux yeux des enfants de nombreuses générations le symbole de la super maman sauvant ses chevreaux du grand méchant loup, l’héroïne menteuse, la nymphe rêveuse. Celle de Monsieur Seguin se singularise des autres chèvres dont on raconte les histoires. Bien nourrie et protégée dans son enclos, elle  vit de Continuer la lecture#L9

#P7 Ligne après ligne

Lever gris souris Nuages qui s’emmêlent, se démêlent sans langueur sur une toile de fond grise. Ce matin, Zeus s’est levé tôt, en kit, la barbe sale. Les rayons de soleil tentent une percée, on espère les voir dissoudre le voile matinal mais le tapis de coton tient ses moutons bien serrés. Aucun passage ne s’esquisse. La tristesse est aussi Continuer la lecture#P7 Ligne après ligne

#L9

/ Le chien – l’odorat – la piste Dès le début des années 1960, Shomei Tomatsu cherche à bousculer les dogmes de la photographie documentaire et de la photographie de rue. Il expérimente des cadrages inattendus et des perspectives audacieuses pour produire des images qui, bien que crées à partir du réel, frôlent l’abstraction. Il pose son regard sur l’asphalte Continuer la lecture#L9