Archives de la catégorie : les ateliers Tiers Livre
Baudelaire #2 U
Dans une ville inconnue, déambuler en regardant autour de soi, les immeubles d’un autre style que ceux de chez soi, souvent beaux, enfin, qu’on trouve beaux pour rentabiliser son voyage, les panneaux mettant en garde d’on ne sait quoi puisqu’en une langue incompréhensible, marcher et découvrir les rues tout en tentant de se repérer afin de rejoindre sans trop de Continuer la lectureBaudelaire #2 U
Couvre-feu
la lumière lente du lampadaire la nuit enfoncée dans l’attente entre deux poubelles noires ce ralenti immense de la rue cet asphalte froid qui sans audace cerne le pavé nuit incompréhensible je déteste cette lumière débile du lampadaire ce jaune d’œuf qui croupit à ma fenêtre et qui s’étale s’étire au bout du lit sur ma couette de sédentaire nuit Continuer la lectureCouvre-feu
Baudelaire #1 Feu Folies
( je suis tombée sous le charme de cette enseigne en néon rouge au cours d’une nuit sans fin, entrainée par deux amis qui fréquentaient la boîte régulièrement et connaissaient autant les videurs, les barmaids et les barmans que les DJ, sans oublier à l’étage, dans un recoin un peu secret, les dealers d’ecstasy — mes deux amis y étaient Continuer la lectureBaudelaire #1 Feu Folies
19 Quai Voltaire
« Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner ». Georges Perec in Espèces d’Espaces. Baudelaire en a franchi bien des espaces. Pour sûr, il s’est souvent cogné mais a rebondi toujours ! Elle a fait un long rêve cette nuit. Un déplacement à Paris, une réservation à l’hôtel du Quai Voltaire Continuer la lecture19 Quai Voltaire
Baudelaire #5 | chambres, enquête, fantômes
Ouvrir fenêtres dans Street View. Buter, buter contre portes cochères lourdes, closes. Buter, buter contre verre sécurit des vitrines opaques. Buter, buter contre têtes floues. Buter, buter contre silence. Silence de la ville. Ce jour, à seize heures et quarante-deux minutes nous, capitaine Pimodan d’Hautefeuille assisté du sergent d’Anjou, avons procédé au contrôle d’un homme de type européen qui déambulait Continuer la lectureBaudelaire #5 | chambres, enquête, fantômes
Baudelaire #1 | la forme d’une ville, écrire une parenthèse
(Restera quoi dans cinq ans ? Juste des souvenirs. Les tiens et ceux de qui comme toi ici. T’es pas dans leur crâne. Les affiches disent tout raser pour rebâtir haute façade de verre avec lumière vive du dehors. Combien de temps toi, entre les murs orangés, presque saumons, de cet espace chantier ? Comme en apnée avec cette boule Continuer la lectureBaudelaire #1 | la forme d’une ville, écrire une parenthèse
Lieux int dits
En me rendant au 60 de la rue Pigalle je ne pensais pas revoir la 4L blanche de ma mère ; j’imaginais plutôt y projeter Baudelaire. Une fois par mois, ma mère s’arrêtait rue Pigalle. Nous l’attendions, mon frère et moi dans l’automobile garée en double file devant le 60, ou le 62, de la rue. Elle se tournait vers nous Continuer la lectureLieux int dits
Hautefeuille
Rue Hautefeuille. Il faut le faire quand même, si cela n’était pas déjà écrit. Un nouveau né pousse son premier cri quelque part ici sur le trottoir à l’angle du cent-deux boulevard Saint-Germain et de la rue Hautefeuille. Il y’a bien une plaque mais elle n’est pas à sa place sur la façade du dix-sept, elle aurait du être dans Continuer la lectureHautefeuille
Rue d’Amsterdam, quelle histoire.
En temps réel, dix heures il a fallu. En temps de lecture il faudra cinq minutes. Je suis allée quarante-huit fois à Paris pourtant, enfin dire que j’ai traversé le périphérique quatre-vingt seize fois est plus exact, de la porte d’Italie à la porte de La Chapelle mais pour aller en Picardie, à côté d’Amiens, dans un tout petit village, Continuer la lectureRue d’Amsterdam, quelle histoire.