Laisser venir

Celle qui ramasse la résine récoltée dans les pots accrochés aux pins et il y en a tant et tant à gemmer ; celle qui range dans un tiroir un porte monnaie caché sous un mouchoir  refermé sur un petit billet; celle qui rapièce les pantalons de son  homme  pour qu’ils fassent une saison de plus ; celle qui aime le vent Continuer la lectureLaisser venir

ôde à celle qui

Celle qui attendait son retour, l’index couvert d’un dé, s’est piqué le pouce dans le gras, a taché de sang une étoffe dont le temps a pâli les couleurs, que ses filles ont gardée. Celle qui d’un signe se fait pardonner l’offense de désirer des morts libératrices derrière le vague d’un regard perdu à l’horizon. Celle qui rêvait de l’ardeur Continuer la lectureôde à celle qui

Elle avait cent ans aujourd’hui.

Il avait ri en la voyant, arrêté sur ce visage d’une dame qu’il ne connaissait pas. Pourquoi ris-tu ? Elle avait cent ans aujourd’hui. Il avait ri, parti dans un fou rire, à cause de cette face qui dérangeait le bon goût, qui rappelait le temps, le temps auquel il pensait , vaniteux qu’il était , pouvoir échapper. Elle y était Continuer la lectureElle avait cent ans aujourd’hui.

Visage ingrat

Approchez un peu, vous êtes nouvelle ? Vous me rappelez ma fille. Elle porte les mêmes boucles d’oreilles que vous, qui lui allongent insensément les oreilles. Vous avez ses pommettes, son menton, son nez, elle s’est toujours plainte de sa petitesse, un petit nez, que voulez-vous faire contre ça, en greffer un autre ? Elle a vécu avec ce complexe pendant toute Continuer la lectureVisage ingrat

QUI

Celle qui s’était assise sur les marches de la maison de bois. Couverture aux épaules. Long visage. Tresses sombres. Qui fut appelée : La Rouge. L’Irlandaise qui avait la peau tachée de son et les cheveux auburn. Celle qui est une rumeur, qui est le début d’une histoire. Qui avait été, s’était assisse sur les marches de cette maison là. Continuer la lectureQUI

6+1 petites madeleines

   Celle-ci, comme à l’accoutumée, s’est échappée. Deux longues tresses très longues laquées noir enchâssent la petite fille et lui tiennent lieu de gardes protecteurs. Elle est venue s’asseoir dans l’herbe fraîche et souriante. Son visage espiègle et grave tout à la fois, questionne le souffle de l’air………« Qui suis-je vraiment ? »   Celle-là, écoute le grand lapin blanc assis Continuer la lecture6+1 petites madeleines

Celles qui furent trahies

Celle qui souriait radieuse aux côtes de son frères dans les jardins publics. Celle qui cachait son visage dans ses mains pour retenir un fou rire. Celle qui marchait sur la promenade des anglais et qu’un regard d’enfant semblait encore grandir.  Celle dont le portrait s’affichait sévère au-dessus du lit et son regard intimidait. Celle dont on disait qu’elle avait Continuer la lectureCelles qui furent trahies

L’ivresse que

Celle qui enfourcha Rossinante. Celle qui l’éperonna sans se soucier de l’ourlet de sa jupe ni de sa culotte. Celle qui jamais ne s’appela Dulcinée. Celle qui décida d’oublier l’heure du retour et de la marée, celle qui jeta sa montre et les horloges de sa maison de poupées dans la hotte du ferrailleur du coin de la rue. Celle Continuer la lectureL’ivresse que

propos sur les bouches qu’on nettoie à la salive, les fémurs et les probablement mortes

c’est un propos de konstantin peterzhak . encore un . c’est extrait du volume 24 des propos qu’il tient au jour le jour à l’époque soviétique . cette fois c’est à moscou . dans la rue . dans le grand froid . tard le soir . cette fois c’est à propos de ses femmes et de ses hommes de cœur . des bouts de femmes des bouts d’hommes qu’il porterait en lui et qui l’auraient fait. c’est en réponse à ce que vient de dire olga bouchoueva . son amie et collègue olga bouchoueva . une fois de plus c’est georgy flyorov qui transcrit . une fois de plus il est impossible de dire ce qui revient à peterzhak ce qui revient à flyorov . la part de réel la part d’invention . c’est une galerie de portraits . le titre est de moi . le volume 24 s’intitule quant à lui CONSIDÉRATIONS SUR LE NEZ DES CHIENS ET LE NEZ DES RATS . ce titre est de flyorov . il rapporte un voyage officiel à moscou . un voyage en voiture . konstantin peterzhak n’arrêtant pas de dire . comme à son habitude . konstantin peterzhak tenant des propos . comme à son habitude . c’est au retour à l’instant de rentrer à Dubna qu’il dit . Continuer la lecturepropos sur les bouches qu’on nettoie à la salive, les fémurs et les probablement mortes

Visage

Paupières closes parce que tu t’appliques. S’entrouvrent pour suivre tes doigts. La recherche dans le regard. Le tempo avec les joues. Parce que tu te concentres. Les sourcils qui s’avancent. Tu portes l’eau au creux de la main jusqu’à tes yeux. Tu les asperges. Des ruissellements se forment jusqu’au menton. Tu reprends de l’eau au creux de la paume pour Continuer la lectureVisage