# P10 | C’est plus fort que moi

C’est la java bleue, la java la plus belle, celle qui ensorcelle, et que l’on danse les yeux dans les yeux. C’est quelque chose quand même. C’est plus fort que moi. Peux pas m’empêcher de chanter. Continue, c’est beau, mamie. C’est pas rien quand même. Cette histoire. Celle qui ensorcelle. Cette chanson, je peux pas m’empêcher de la chanter. C’est Continuer la lecture# P10 | C’est plus fort que moi

#L10 | Mon double, mon ombre

Adel ne connaissait pas ma sœur, ils ne s’étaient rencontrés qu’une seule fois, il y a très longtemps, chez mes parents, à l’occasion d’un anniversaire. Je lui parlais peu d’elle à l’époque où nous nous fréquentions, après l’université, mais nous nous étions perdus de vue depuis plusieurs années, j’habitais encore Paris tandis qu’il avait toujours vécu à Marseille avant de Continuer la lecture#L10 | Mon double, mon ombre

hors-série #2 | intervalle feuille blonde

Odeur, texture et couleur. Enchevêtré comme certains cheveux bouclés épais.La texture est dense, il y a de la masse même si c’est aéré. Couleurs marrons bois douces bien que foncées: la douceur du sombre . Odeurs fortes herbeuses faisant légèrement tourner la tête comme un vin rouge épais. Odeur légèrement fruité, rappel du vin rouge. On attrape du tabac avec Continuer la lecturehors-série #2 | intervalle feuille blonde

#P7 Villa Variations

Pleine lumière, clarté, blancheur au cadre de la fenêtre où éclatent le bleu sans nuage, le vert des collines. Végétation, densité de bosquets autour de la piscine, tableau de roses, héliotropes, résédas, anémones, renoncules, cyclamens, iris, violettes ou bien fleurs d’oranger.  Matin tôt, le ciel est gris, reflet des maisons, immeubles, constructions. Il n’y a pas que la pierre : il Continuer la lecture#P7 Villa Variations

# L10 – Fest-noz

Le quartier est un pavé de ciment, goût de gris sur la langue, la bruine en percussion constante a ce goût de gris, l’herbe fraîche mêlée à la lourdeur, ce frais inégalable des odeurs finistériennes, la fraîcheur des roches, l’humidité grise partout décelée, de l’asphalte humecté de brume aux remparts de ronces qui couvrent les jardins, les maisons rances et Continuer la lecture# L10 – Fest-noz

L #10 | Au feu les Dieux

Cette rive là, je ne la savais pas. Elle n’était pas. Elle n’était pas absente, ni présente en attente. Elle n’était pas, cette rive là, avant d’être. Je savais des rives, celles où l’on aborde, celles où l’on dérive, celles où l’on se saborde, celles où l’on déborde, où l’on chavire. Je savais aussi des rives de havres, des anses Continuer la lectureL #10 | Au feu les Dieux

la fabrique | Écrire l’été VI

Lundi Aujourd’hui, je veux que le livre soit rond, qu’il puisse boucler sur lui-même, partir et revenir aux archives du Sérail. Je me creuse un peu la tête, cherchant quel objet il faudrait créer pour que cela soit lisible. C’est déjà en place, avec le lent retour à Vienne. Je fouille mes fontes pendant une partie de la matinée. Des Continuer la lecturela fabrique | Écrire l’été VI

#P10 Et pour vous ce sera comment ?

Elle passe par l’entrée principale, se dirige sans hésiter au milieu des pins, tourne à droite dans la première allée après les perpétuelles, vire encore à gauche un peu plus loin et s’arrête enfin. Elle pose son sac à terre, remonte un peu ses cheveux. Il fait une chaleur aujourd’hui que tu n’imagines pas démarre-t-elle. Tu t’en fous toi tu Continuer la lecture#P10 Et pour vous ce sera comment ?

L#10 À la claire fontaine

Elle note les affiches du moment, port du masque obligatoire, gestes-barrière à observer, protégeons-nous les uns les autres… toilettes fermées, accès interdit, et merde, elle a envie pressante de pisser… Putain, même pisser devient compliqué, portes closes, indisponibles les WC ! Putain, c’est pas trop, oui, notre vie ne sera plus jamais la même. Le, non la –- l’Académie française Continuer la lectureL#10 À la claire fontaine

#L10 L’atelier

Son atelier représentait tout pour moi, pour eux rien, je veux dire pour eux ses enfants. Je pense qu’ils se moquaient de l’atelier; du point de vue de son œuvre je veux dire. Cet atelier inséparable du travail qu’y accomplissait mon maître, celui que je chérissais comme un père. C’est la valeur marchande de l’atelier, et uniquement elle, qui intéressait Continuer la lecture#L10 L’atelier