QUI

Celle qui s’était assise sur les marches de la maison de bois. Couverture aux épaules. Long visage. Tresses sombres. Qui fut appelée : La Rouge. L’Irlandaise qui avait la peau tachée de son et les cheveux auburn. Celle qui est une rumeur, qui est le début d’une histoire. Qui avait été, s’était assisse sur les marches de cette maison là. Continuer la lectureQUI

6+1 petites madeleines

   Celle-ci, comme à l’accoutumée, s’est échappée. Deux longues tresses très longues laquées noir enchâssent la petite fille et lui tiennent lieu de gardes protecteurs. Elle est venue s’asseoir dans l’herbe fraîche et souriante. Son visage espiègle et grave tout à la fois, questionne le souffle de l’air………« Qui suis-je vraiment ? »   Celle-là, écoute le grand lapin blanc assis Continuer la lecture6+1 petites madeleines

Celles qui furent trahies

Celle qui souriait radieuse aux côtes de son frères dans les jardins publics. Celle qui cachait son visage dans ses mains pour retenir un fou rire. Celle qui marchait sur la promenade des anglais et qu’un regard d’enfant semblait encore grandir.  Celle dont le portrait s’affichait sévère au-dessus du lit et son regard intimidait. Celle dont on disait qu’elle avait Continuer la lectureCelles qui furent trahies

L’ivresse que

Celle qui enfourcha Rossinante. Celle qui l’éperonna sans se soucier de l’ourlet de sa jupe ni de sa culotte. Celle qui jamais ne s’appela Dulcinée. Celle qui décida d’oublier l’heure du retour et de la marée, celle qui jeta sa montre et les horloges de sa maison de poupées dans la hotte du ferrailleur du coin de la rue. Celle Continuer la lectureL’ivresse que

propos sur les bouches qu’on nettoie à la salive, les fémurs et les probablement mortes

c’est un propos de konstantin peterzhak . encore un . c’est extrait du volume 24 des propos qu’il tient au jour le jour à l’époque soviétique . cette fois c’est à moscou . dans la rue . dans le grand froid . tard le soir . cette fois c’est à propos de ses femmes et de ses hommes de cœur . des bouts de femmes des bouts d’hommes qu’il porterait en lui et qui l’auraient fait. c’est en réponse à ce que vient de dire olga bouchoueva . son amie et collègue olga bouchoueva . une fois de plus c’est georgy flyorov qui transcrit . une fois de plus il est impossible de dire ce qui revient à peterzhak ce qui revient à flyorov . la part de réel la part d’invention . c’est une galerie de portraits . le titre est de moi . le volume 24 s’intitule quant à lui CONSIDÉRATIONS SUR LE NEZ DES CHIENS ET LE NEZ DES RATS . ce titre est de flyorov . il rapporte un voyage officiel à moscou . un voyage en voiture . konstantin peterzhak n’arrêtant pas de dire . comme à son habitude . konstantin peterzhak tenant des propos . comme à son habitude . c’est au retour à l’instant de rentrer à Dubna qu’il dit . Continuer la lecturepropos sur les bouches qu’on nettoie à la salive, les fémurs et les probablement mortes

Visage

Paupières closes parce que tu t’appliques. S’entrouvrent pour suivre tes doigts. La recherche dans le regard. Le tempo avec les joues. Parce que tu te concentres. Les sourcils qui s’avancent. Tu portes l’eau au creux de la main jusqu’à tes yeux. Tu les asperges. Des ruissellements se forment jusqu’au menton. Tu reprends de l’eau au creux de la paume pour Continuer la lectureVisage

La Philosophe

Son visage est un début de métaphysique, une part de syllogisme, un principe logique, un trope, un poncif, une légende, un souvenir. Enfin, non, pas son visage en entier, seulement son nez. Car on ne sait pas ce qu’il y avait autour. La couleur de ses yeux n’est pas restée.  Socrate a le nez camus. C’est-à-dire ?  Moi, au début Continuer la lectureLa Philosophe

Carnaval des silhouettes

Les mots lui arrivent par paquets. Alors il faut trier. Il les compte. La langue remue rebelle, elle part dans tous les sens. Il bégaie. Il voudrait dire. – « Un, deux, trois et puis par la. …. Tu sais ». – « Et l’enfant, tu le reconnais l’enfant ? » Ça bute sur les consonnes, ça fuit sur les voyelles. Mais le visage bien Continuer la lectureCarnaval des silhouettes

A mesure que je vis j’oublie j’oublie

Visages comme pays éparpillés. Faces défigurées par l’oubli. Cires écrasées par le temps. Trognes détruites emportées en morceaux sidérants. Margoulettes ou pipes brisées par les années.  Bouilles, frimousses, toutes semblables, usées d’avoir été trop vues. Gueules noires ou béantes, cassées. Gueules de rats, d’empeignes, gueules de bois fendues à la hache de l’histoire. Gueules d’ange menteurs, portant la beauté du Continuer la lectureA mesure que je vis j’oublie j’oublie