#livre #05 | Livre d’hôtel

Mieux que boîte à livre, celui laissé dans une chambre d’hôtel où tu ne passes qu’une nuit. Le livre est posé sur la table de chevet. Il est là, se signale par sa couverture et la souplesse, pages non cornées mais un entrebâillement, une invitation à lire. Tu ne sais pas s’Il a été laissé là exprès, pour le prochain Continuer la lecture#livre #05 | Livre d’hôtel

#livre #04 | déclasser-reclasser

Etagères pleines et piles de livres un peu partout qui attendent de trouver une place. C’est un dilemme : faut-il se délester de certains, qu’on a moyennement aimés, faut-il enlever les revues qui sont tout en bas ou tout en haut, faut-il Il faudrait poser des rayonnages, vider une armoire de vêtement, voire abattre une cloison pour créer un espace digne Continuer la lecture#livre #04 | déclasser-reclasser

#livre #03 | Eluardienne

La librairie la plus proche l’est pour la géographie et pour le cœur. C’est une découverte en deux temps. Avec un instant de flottement entre les deux. D’abord il y a le nom, c’est par là que j’entre dans la librairie. Le nom di la poésie, dit Eluard, dit du sensible et de la couleur. Elle dit du bleu, elle Continuer la lecture#livre #03 | Eluardienne

#livre #08 | l’eau bleutée de la clepsydre

suite de la #7 – SE PERDRE […] et puis c’est venu dans le rêve une fois la porte poussée sur un jardin ténébreux, du moins c’est l’impression qu’il m’a laissée. J’ignore ce qui nourrissait mon rêve en cet instant-là. Le ciel était brûlant, sans nuages. Séjourner au jardin d’ombre procurait un plaisir incommensurable. Sur la table là, sous un Continuer la lecture#livre #08 | l’eau bleutée de la clepsydre

#livre #07 | Un piano sur l’océan

Hier, j’ai plongé dans l’univers du piano, je me suis immergée dans le monde des concertos pour pianos, les plus beaux, les plus connus aussi, je me suis noyée dans les plus mélodieux, les plus envoutants des concertos. J’ai voyagé dans les notes et dans les partitions, j’ai vécu la musique avec les musiciens de l’orchestre et j’ai été subjuguée Continuer la lecture#livre #07 | Un piano sur l’océan

#livre #07 | Le livre odeur

7 Le livre odeur Entre tous les livres de ma prime jeunesse, il en est un, de la collection Rouge et Or, qui se rappelle régulièrement à ma mémoire. Non en raison de l’histoire qu’il raconte — j’en ai oublié la quasi-totalité et ne cherche pas à la retrouver, qu’elle garde ses mystères ! —, mais en raison d’une particularité tout Continuer la lecture#livre #07 | Le livre odeur

#livre #07 | qu’est-ce que tu dis?

C’est le pléiade titré la terre – (même pas de tréma c’est pour te dire) c’est con hier j’étais dans la pièce où il repose sûrement – le pléiade a quelque chose d’un peu comment dire ? vazy – élitiste – j’aurais pu (mais c’est lui qui est venu) ça aurait tout aussi bien être Moby Dick trouvé dans une boite Continuer la lecture#livre #07 | qu’est-ce que tu dis?

#LLCF#07|Zinnias

Ça aurait pu commencer par les fleurs coupées dans le parterre fleuri devenu aussi chauve que le crâne d’un moine. Les zinnias ont stoppé net mon élan. Je ne suis pas allée plus loin que la page des zinnias coupés. J’étais foutue. Je m’étais identifiée à la petite fille qui avait exécuté ce carnage et son geste sacrilège m’avait terrorisée. Continuer la lecture#LLCF#07|Zinnias

#LLCF#06|« Elle se fait du lard »

« Elle se fait du lard ». Ma mère parle de ma sœur qui passe ses journées à lire allongées sur son lit. Dès la classe de sixième et peut-être même avant – on ne sait plus ni l’une ni l’autre et la mère est morte – elle lit tout ce qui lui tombe dans les mains à commencer par Les Misérables dans Continuer la lecture#LLCF#06|« Elle se fait du lard »

#le livre comme fiction #07 et 08| La vie des autres

Tous, je les ai tous perdus. Ma mère les avait peut-être conservés un temps après mon départ, à l’âge de dix-huit ans. Elle ne m’en a jamais parlé depuis et à sa mort, quand il a fallu vider l’appartement, je n’en ai trouvé aucun. Elle avait dû les faire disparaitre. Comme ma mémoire les a aussi effacé. Un jour pendant Continuer la lecture#le livre comme fiction #07 et 08| La vie des autres