#livre #05 | Feu orange

….. La plus grande partie des terres familiales avaient été vendues à regret aux voisins, des vaches y pâturaient. Le jour où elles vinrent piétiner son potager, ni une ni deux, le frère aîné avait planté des poteaux en bois et tiré des câbles électriques tout autour des 4000 m2 restants. Les bêtes avaient été définitivement dissuadées d’outrepasser leur territoire. Continuer la lecture#livre #05 | Feu orange

#livre #05 | dans le parc du Val Ombreux

Bien sûr, c’est un parc dans la ville. Installé dans un ancien domaine lié à un château démoli. D’un côté, une avenue vers la ville mitoyenne et les grandes surfaces. De l’autre, une résidence dont le parc est séparé par une clôture métallique que cachent forsythias, lierres, et un peu de chèvrefeuille. Reste l’Orangerie, transformée en lieu d’exposition.  Des allées, Continuer la lecture#livre #05 | dans le parc du Val Ombreux

#livre #04 | Au pilon

Certains achètent des chaussures, moi, ce sont les livres. J’ai toujours, même désargentée, acheté des livres. Je ne peux résister à en posséder, comme un instinct protecteur face au risque de perte. Je suis étonnée parfois du peu de livres chez certains. Suis-je complètement vorace ? Et l’écologie dans tout ça ? Lorsqu’il s’agit de livres, je n’arrive pas à Continuer la lecture#livre #04 | Au pilon

#livre #05 | à la lettre

Il y a huit petites clefs. Et sept petits verrous. Rien d’étonnant. Iel examine d’abord les clefs, une à une, pour tenter d’y déceler un indice. Elles se ressemblent toutes, hormis évidement les pannetons, un à un différent. Aucun indice visible donc puisqu’aucune perspective de l’intérieur des serrures n’est possible, aucune perception des différentes formules de piston des stators. Iel Continuer la lecture#livre #05 | à la lettre

#livre #05 | En boîte à livres.

Quand de la consigne, tu ne retiens que le mot échapper. Échapper à une logique marchande, il avait dit. Eux aussi échappés, réunis pour un temps plus ou moins long dans une maisonnette bleue de poupée et son toit à deux pentes et sa façade vitrée et si tes mains chargées, du regard y plonger pour déchiffrer le titre sur Continuer la lecture#livre #05 | En boîte à livres.

#livre #05 I Que sont mes amis devenus

Elle a dit : Anton est parti. Il y a eu un silence, elle pleurait.  J’avais traversé la terrasse, couru dans le pré en contrebas pour trouver l’endroit près de la cabane des enfants où le portable pouvait capter.  Elle a répété  : Anton est parti. J’ai sûrement lâché un : Oh non… tandis qu’elle sanglotait au bout du fil. Prière Continuer la lecture#livre #05 I Que sont mes amis devenus

#livre # 05 | petites boîtes très étroites

Avoir dix ans dans les années 70. Graeme « Touvabien » Allwright chante les petites boîtes, très étroites, faites en tiquitaque, petites boîtes toutes pareilles. Grandir avec cet air dans la tête. Vivre de boîtes, vivre en boîtes, penser en boîtes, danser en boîtes, mettre en boîtes, finir en boîtes. Y a des rouges, des violettes, et des vertes très coquettes. Boîte de Continuer la lecture#livre # 05 | petites boîtes très étroites

#le livre comme fiction #05 | Des livres gelés

Le monte-plat se signala. Le volet coulissa. Une pile de livres encore chauds apparut sur le plateau intérieur. Le monte-plat et la boîte à livre avaient-ils été inversés ? Il suffirait alors de descendre dans la rue et de rejoindre la cabine téléphonique qui faisait office de boîte à livre pour y trouver un plat. Je n’avais rien mangé depuis Continuer la lecture#le livre comme fiction #05 | Des livres gelés

#livre #03 | l’Ariane

Les portes de la librairie sont au nombre de deux. Une porte d’entrée et une porte de sortie. Et gare à ceux qui voudraient entrer par la sortie ou sortir par l’entrée. Le lecteur pénètre dans une première pièce surchargée de nouveautés, de couvertures colorées, il grapille, il virevolte, s’assure à plusieurs reprises qu’il a bien le nom du livre Continuer la lecture#livre #03 | l’Ariane

#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies

J’ai peu la mémoire des lieux, je n’ai pas la géographie précise. Dans ma mémoire, tout est îlot et fragment. Il y a la toute première librairie. Celle de la ville où j’ai grandi. Elle faisait papeterie aussi et presse et tabac. Pas une vraie librairie. Elle s’appelait « Maison de la presse ». Sans doute une franchise. D’ailleurs, les espaces papeterie Continuer la lecture#le livre comme fiction #03 | fragments de librairies