#rectoverso #12 | les fantômes de Michèle

je crois que les deux tentatives d’approcher la consigne 12 ( fragments de Blanche) ont été construites sur un détournement. Il existe une photographie dont le contenu est resté longtemps obscur puis s’est éclairé de noir. Ce sont des hommes, –une femme peut-être, il y a, on dirait une tête coiffée d’un foulard–, sur cinq rangs comme une photo d’école; Continuer la lecture#rectoverso #12 | les fantômes de Michèle→

#rectoverso #12 | Et l’enfant ?

L’enfant on n’en parle pas. Pourtant il est là. Pensant cela, me reviennent les paroles de la chanson de Jacques Higelin mais l’enfant /L’enfant il est là /Il est avec moi A ce stade du récit, il est temps de dire ce que l’on sait de lui. Il n’y a personne à la maison. Les vaches sont tranquilles, l’irrigation est Continuer la lecture#rectoverso #12 | Et l’enfant ?→

#rectoverso #12 | Tout est cailloux

Strate 1 – l’enquête au présent du temps retrouvé – 1972 Je croque dans ma chocolatine, suis intimidée par ces mains d’artisans, vides de présent, figés à perpétuité dans le mouvement. Gants cartonnés, raidis – sculpture d’un passé pierreux. J’imagine le photographe les installer avant de déclencher son appareil, prêts à les immortaliser en mémoire de l’Histoire minuscule d’autrefois. Autour Continuer la lecture#rectoverso #12 | Tout est cailloux→

#rectoverso #12 | Lucilie Bouchère

Deux hommes en blouse blanche, portée sur une chemise blanche avec une cravate sobre et sombre. C’est l’uniforme des scientifiques en dix-neuf cent cinquante. Raymond C. Bushland est debout, Edward F. Knipling, son aîné d’un an, est assis à son bureau recouvert d’une vitre. Le reflet d’Edward est complet dans la vitre, la tête manque pour celui de Raymond. Les Continuer la lecture#rectoverso #12 | Lucilie Bouchère→

#7 | #8 | #9 | #10 | #11 | du temps comme s’il en pleuvait

#7 – Le fait que l’instant rapide, l’instant seulement d’apercevoir, là, les deux vélos. Le fait que têtes bêches, c’est à dire l’avant de l’un contre l’arrière de l’autre, le fait d’apercevoir un instant le vélo vert et l’autre plus discret, couleur sombre, têtes bêches contre la toile blanche, le fait que les vélos posés sans personne à côté,  comme Continuer la lecture#7 | #8 | #9 | #10 | #11 | du temps comme s’il en pleuvait→

#rectoverso #12 | Burning man

Quoiqu’on fasse, certains livres ne nous quittent jamais. On a beau changer de maison, retourner les bibliothèques, ils ne sont jamais loin des yeux, avec comme un regard en coin, mine de rien. Enfermés dans un placard, ils dépassent un jour d’un tiroir, remisés au grenier ils ressortent d’une malle ou dorment sous une pile de vieux journaux. Des livres Continuer la lecture#rectoverso #12 | Burning man→

#rectoverso #12 | désarmé

RECTOLe début de l’histoire c’est la musiquette de fond d’un bistrot rue des Écoles, une chanson désuette. Je cherche un livre de Mendoza, el misterio de la cripta embrujada, une histoire de sorciers en espagnol, l’idéal pour lire sur la plage. La librairie est fermée, une histoire d’inventaire à laquelle je ne crois pas trop, je vais prendre un café Continuer la lecture#rectoverso #12 | désarmé→

#rectoverso #11 | ELLES

Codicille : Dans mon projet personnel actuel, je définis des entités non-humaines. Cette proposition d’utilisation du magnifique outil de Sei Shônagon tombe à point nommé. Merci.     Recto  Choses qui les animent La faim. La faim ou la soif, elles ne font pas la différence. Un besoin physique, irrépressible, incontrôlable, lorsque la faim/soif survient rien ne peut les arrêter. Pour Continuer la lecture#rectoverso #11 | ELLES→

#rectoverso #08 | Copains de classe

Recto Il est appuyé à la colonne devant l’école et il fume une cigarette. Tous les matins, c’est la première image de lui que j’ai. Nous nous saluons, évoquons les devoirs que nous n’avons pas faits, racontons deux ou trois détails de la veille, puis nous nous taisons. Je ne fume pas. Il en allume une deuxième, regarde au loin. Continuer la lecture#rectoverso #08 | Copains de classe→

#rectoverso #12 | Le moulin du premier baiser

CODICILLE  » Pour approcher la vérité, il faut une construction, une construction littéraire.» Je retrouve cette citation sur un de mes nombreux carnets. J’ai omis de noter le nom de l’auteur, mais je la livre entre guillemets car cette phrase n’est pas de moi, c’est sûr. Je n’oserais jamais un énoncé aussi péremptoire, même si je le sens complètement en Continuer la lecture#rectoverso #12 | Le moulin du premier baiser→