#boost #06 | Des visages, des figures

Amas de têtes, empilées sans ordre, l’une dévorant l’autre, dans un combat déloyal, mâchoire collée, peau à peau, indistincte, dans la masse qui s’étire, l’ombre prolifère, absorbe tout sur son élan. C’est à peine si tu oses les regarder en face, tes voisins. Difficile de les nommer ainsi, dans la tension de leur expression. Tendus, nerveux, fuyants. Dans la proximité Continuer la lecture#boost #06 | Des visages, des figures→

# BOOST#06 | ces visages

Des visagesil y en aurait des milliers : comment reconnaître un salaud d’un type bien (et les filles ? ) tu peux me le dire ? sur une image, moi je ne sais pas – je regarde ces visages comme je regarderais ceux de mes ancêtres disons – je suis vieux, dans les années du milieu du siècle précédent, bien Continuer la lecture# BOOST#06 | ces visages→

#boost #06 | sa tête

et toujours sa tête frappe ma poitrine sa tête-sépia sur fond d’asile sa tête-perdue sa tête-guerre d’avant-guerre bouche ouverte lèvres closes sa tête-d’au-revoir sa tête-sans-lendemain sa tête-sans-visage ses yeux sans regard paupières pâteuses paupières vaincues mains énormes chaudes détiennent corps évasif presque éteint tout juste là sa tête-douleur sa tête-cassée me donne du manque à écrire sa tête-sans-face me souffle Continuer la lecture#boost #06 | sa tête→

BOOST |  #3 à #6 | Guerillères

Nous aurions su leurs peurs. Celles de Jane cultivées aux accents d’Oum Kalthoum et de Feyrouz. Peur d’une nuit désaltérée de thé brûlant. Peur du retour de midi. Peur des éclats de la ville affolée et bruyante. Peur des rues d’asphalte inégale. Peur des trottoirs soudain manquants. Peur du passage de quelques chats maigres. Peur d’un vol d’oiseaux attendu. Peur Continuer la lectureBOOST |  #3 à #6 | Guerillères→

# Les mardis. # Photographies.

Mont de chemins noirs tel un mamelon dressé vers les cieux, pointant son bout sombre afin de sentir peut-être la caresse d’un dieu invisible à nos yeux ou peut-être simplement se teinter de bleu. Dansent les herbes sauvageonnes au grès du vent auquel elles s’abandonnent lentement, contournant les traits du ciel à la terre, de la terre au divin, sensuel Continuer la lecture# Les mardis. # Photographies.→

#boost #05 | Henri Michaux | qui regarde ?

Codicille : partager la mort de son vivant une expérience à tenter, Bouvier de Cachard un ami peintre a dessiné sa femme les huit derniers jours de sa vie, poignant… 7 jours avant… un portrait, un dernier éclat ou un dernier effacement, le peintre l’a-t-il figée trop tard ? De ce portrait je ne vois qu’une obsession à tracer la vie. Une Continuer la lecture#boost #05 | Henri Michaux | qui regarde ?→

#boost #06-2 – ballon de rugby

Un jour, je lèverai la tête et je regardai au-dessus de moi la compression des visages emmêlés, des têtes emboitées, des corps tissés dans le magma de muscles enlacés que la fumée des souffles inonde et que les gémissements bercent jusqu’à la délivrance que des mains expertes opéreront dans ce ventre chaud sous les regards humides des lutteurs en transe. Continuer la lecture#boost #06-2 – ballon de rugby→

#Boost #06 | Rouge

Rouges, pas roses, souvent rosses, mais ça c’est autre chose, c’est une faute de frappe, ils étaient plus que rosses et ils doivent encore l’être, tu ne veux pas savoir. Rester sur leurs visages, leurs visages, rougis par le vent, par la pluie, par le froid, par l’alcool, des visages comme des mains, épaisses et denses, rouges au bout des Continuer la lecture#Boost #06 | Rouge→

#boost #06 | le visage contre

… le visage tout proche, trop. Comme un écran visqueux, odeur de gras, pores ouverts, pleins, luisant visage du désir avide, si près, trop. Le nez en proue, narines ouvertes, pores ouverts, si proche, trop. Peau luisante, odeur de gras, bouche mauve, plissée, vieille déjà, les dents jaunes apparaissent, odeur cariée, s’il te plait… le visage c’est le pire, en Continuer la lecture#boost #06 | le visage contre→