#construire 04 | premier passage

tu descends il est presque 10h. Tu as le temps. Des gens sortent de la boulangerie d’à côté; tu n’as rien mangé, tu as peut-être faim. Il y a la queue devant la boulangerie : c’est dimanche, tu pourrais entrer pour qu’on te voie : est ce que déjà tu t’effaces. Tu t’attardes  à  la surface de la vitre, aux visages de l’autre côté Continuer la lecture#construire 04 | premier passage

#construire #02(1) | matières automatiques

les rêves de janvier, les rêves de février, ceux de mars ; les rêves d’hiver et c’est l’aube déjà ; les rêves de fièvre, les rêves d’énurésie, les rêves d’insomnie; les rêves d’avril, les rêves de mai, ceux de juin à l’éclosion des roses;  les rêves de nuit, les rêves de jour ; les rêves du jour le plus long; les rêveries Continuer la lecture#construire #02(1) | matières automatiques

#rectoverso #02 | Accidents

RECTO à ce stade de la nuit, j’en ai presque fini du dossier que j’ai rapporté du travail. Ils ont encore réduit l’équipe cette année. Il faut que je les prévienne que le rythme devient insoutenable. C’est ce que je me dis depuis plusieurs années, mais on finit par s’habituer. Enfin, c’est fait. J’ai faim. Je ferme mon ordinateur et Continuer la lecture#rectoverso #02 | Accidents

#boost #12(2) | chanson pour une gardienne ou rues sans adresse à l’adresse d’une rue

Rue de la sellerie à l’entrée des artistes après la cage de verre, emprunter l’escalier Dans sa cage de verre la gardienne connait chansonles retours donnent le laici, maintenant La, si, do, fa       Elle n’aime ni les contrebasses, ni les cors, ni les basses mais les ténors et Carmen  C’est la gardienne, c’est elle, rue de la Scellerie qui Continuer la lecture#boost #12(2) | chanson pour une gardienne ou rues sans adresse à l’adresse d’une rue

les mardis | #03 | fascisme et rues

L’ultima giornata di Reginaldo Giuliani è cominciata molto presto, all’alba del 21 gennaio 1936. La notte di Padre Reginaldo è stata insonne, la mancanza d’acqua si fa sentire su tutto il campo. A cinq d’heure du matin il s’assoit sur son lit de camp, prend son rosaire et commence la prière. A cinq heures vingt il se lève, sort de Continuer la lectureles mardis | #03 | fascisme et rues

#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

La grande aiguille vient de dépasser le douze et la lumière de novembre vient de diminuer. Ils ont retiré du comptoir le colis volumineux et d’apprêtent à l’ouvrir sur une des tables de la salle. Dans la rue, une femme passe rapidement, courbée comme pour échapper à la bise qui souffle un peu plus fort que d’habitude. Ils sourient, ils Continuer la lecture#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

#anthologie #39 | Tutte le strade del mondo

I nomi delle strade coloniali in tutta Italia irrompono, numerosissimi, nel tessuto urbano delle città dense e popolate, nel tessuto leggero e aereo di paesi e piccole e misteriose località sospese. Visibili, dichiarati e organizzati in veri e propri quartieri, sorta di geografia d’Oltremare in piena Roma, o in piccole località come Castiglioncello in provincia di Livorno, più sparsi e Continuer la lecture#anthologie #39 | Tutte le strade del mondo

#anthologie #32 | constat à B

B est une commune française de douze mille sept cent soixante-quinze habitants, ce qui ne tient pas le compte de ceux qui viennent de partout la voir en bus, en train, ou bien ils prennent l’avion et ensuite un taxi et vont doubler sur l’autoroute des campings cars, avec leurs vélos accrochés à l’arrière sous des autocollants de mustangs au Continuer la lecture#anthologie #32 | constat à B

#anthologie #11 | Il n’y a pas de retour

Toujours le même quartier Le même trajet Les mêmes pas Les mêmes souvenirs et les mêmes pensées J’y reviens à pied par mes rues Je renonce au tramway Je laisse partir le bus Je marche Je marche dans mes pas d’antan J’écoute le bruit du vent dans les arbres de l’avenue Je sens l’odeur de la ville Mélange de poussière Continuer la lecture#anthologie #11 | Il n’y a pas de retour

#anthologie #14 | pas si compliqué

Ça pourra te paraître « un peu compliqué », c’est toujours comme ça la première fois qu’on joue, le temps d’apprivoiser les règles, a dit le fils en tendant la boîte vers lui ( est ce qu’il y attachait de l’importance à ce jeu, il voulait simplement, se réconcilier ) ; il faisait beau pour un dimanche, plein soleil. Et tu verras Continuer la lecture#anthologie #14 | pas si compliqué