A propos de Catherine Plée

Je sais pas qui suis-je ? Quelqu'un quelque part, je crois, qui veut écrire depuis bien longtemps, écrit régulièrement, beaucoup plus sérieusement depuis la découverte de Tierslivre et est bien contente de retrouver la bande des dingues du clavier...

En nage

Alors il geint « je suis en eau ». A pourtant l’air solide sur ses pattes, arc-bouté pas catholique à dire vrai, enfin tout dépend si par sa foi ou par ses actes, faut choisir, il choisit pas, « je suis en eau »… Dégoulinant, massif quoiqu’il dise, variante : « je suis en nage », d’où vient cette obsession liquide chez ce géant bâti comme un roc ? Continuer la lectureEn nage

En regard des esclaves

Je passe là de temps en temps, six fois par an peut-être, quand j’ai besoin de clous, d’ampoules ou d’une étagère et que je me rends au Leroy-merlin, ou quand je vais marcher sur la promenade plantée afin d’humer les changements de saison si peu perceptibles à Paris, ou musarder du côté des vitrines des artisans du viaduc qui vendent de Continuer la lectureEn regard des esclaves

Autobus 46

Autobus 46. Direction gare du Nord. Les portes accordéon se replient, pénétrer la masse des troncs bras et jambes imbriqués, pousser pour s’insérer. Si hésitation, poussé on pousse quand même, aussitôt la masse poussée  contre-pousse, un centimètre carré est un centimètre carré, deux forces s’opposent, les entrants ont intérêt à pousser, les déjà rentrés ont intérêt à résister, tout cela se Continuer la lectureAutobus 46

celles qui osaient si peu ou trop ou mal

Celle qui fille de concierges montés du Tarn à Paris fut première vendeuse chez Poiret et en obtint un prêt qui lui permit d’ouvrir sa propre maison de couture 60 ouvrières rue Duphot- Deauville- Montecarlo, celle qui soigna si bien le mari de sa soeur admirée-haïe, médecin blessé à la grande guerre, qu’ils filèrent ensemble et firent une demi-sœur à Continuer la lecturecelles qui osaient si peu ou trop ou mal

Scan et barbe à Papa

DANS CES LIEUX-CI où les douleurs cherchent rassurance l’œil voit une enfilade de portes vitrées un sol carrelé trente par trente en marbre blanc veiné de gris, veiné, est-ce que l’œil voit ce que l’oreille entend ? veiné blesse où court mon sang.  Côté gauche un comptoir en plaqué faux hêtre si haut que les yeux assis sur la chaise en face Continuer la lectureScan et barbe à Papa

Dis: « co ». Co!

1 Enfant Il semble qu’écrire du point de vue de la petite enfance (a t’on un point de vue quand on est petit enfant ?) est une des choses qui me réjouit le plus, là, tout se confond, moi, mes enfants, avoir le double souvenir de moi et d’eux, nous les enfants … pris dans cette folie qu’est vivre.  Écrire du point Continuer la lectureDis: « co ». Co!

Quand JE a peur de tout

Quand JE a peur de tout de la saleté de la poussière de la misère – non vous ferez après- il faut qu’elle nettoie elle passe les sanitaires des hôtels à la Javel, toute une vie étriquée à laver nettoyer devant ses propres pas, supprimer traces des étrangers qui ont fait avant soi sur la lunette ou à côté, passer Continuer la lectureQuand JE a peur de tout

196… Voyages

SIX MOIS ET PARTIE OÙ ? Clinique il dit, asile moi je dis, avec cachot bains glacés clefs grandes comme mon bras et paille pour dormir. Pas me prendre pour une truffe l’ai vu dans un film. Elle terrifiée. Elle terrifiée par les autres dérangés la dérangeant. Veulent pas la montrer. Enfants pas autorisés… ne me prenez pas pour une truffe. Continuer la lecture196… Voyages

Ce qu’il y avait …

Ce qu’il y avait c’était Paris, ce Paris gris mouillé du souvenir lointain, ce qu’il y avait c’était le métro aérien devant ses fenêtres et et sur la petite place au pied de son immeuble se tordre le cou pour les repérer tout là-haut et se dire on va voir Monette et il y aura Zorro… Ce qu’il y avait Continuer la lectureCe qu’il y avait …