A propos de Marion T.

Après tout : et pourquoi pas ?

#40jours #04 | Stolpersteine

C’est un joli mot / sur le rebord trop lisse / flammes, gibets, catapultes / sur le pavé luisant et disjoint / signes et symboles, trace et tracé à déchiffrer / sur la racine qui affleure / le doute pas méthodique et puis le bégaiement / sur les marches inégales quand la main lâche la rampe / glisse et chavire Continuer la lecture#40jours #04 | Stolpersteine

#40jours #03 | Camus

Rue de la Chute, 66600 Rivesaltes. Impasse parallèle à la rue de la Guinguette. Un platane fait l’angle. Vue sur l’Agly. Le cours d’eau paraît asséché du haut du pont. Muret de pierre. Les façades saumon. Un jardin empierré et une table de jardin. Une femme consulte son téléphone. Chemin de la Peste, Fessy. Les murs de béton de la Continuer la lecture#40jours #03 | Camus

#40jours #02 |L’inventaire du théâtre de papier est terminé!

La tête penchée et le front large, le rideau d’étoffe lourde et moirée que soulève un courant d’air impossible, la nappe multicolore aux motifs orientaux et géométriques, la fenêtre, la coupelle renversée et les fruits épars, la chaise de cuir brun et les clous dorés, les cheveux d’or tressés en un chignon léger, la mèche qui s’échappe, ondule et coule Continuer la lecture#40jours #02 |L’inventaire du théâtre de papier est terminé!

#40jours #01 | revoir Paris

La carrière est à quatre mètres cinquante de la surface. L’eau claire stagne. La galerie ouvre sur une salle plus grande. Le grand réseau sud court sous les cinquième, sixième, quatorzième et quinzième arrondissements  L’entrée est à l’extrémité d’un tunnel condamné. Les rails sont bruns et verts. Les mulots courent entre les rails. Le pont surplombe la voie. Service direct Continuer la lecture#40jours #01 | revoir Paris

#40jours #prologue | Le musée de Châteauroux demande un cadavre

Peau cornée, parchemin jaune ; parmi l’étoffe délavée, les yeux sans paupières paraissent clos, le corps est pris, tenu, le visage n’en est plus un, ensommeillé ; vu de côté, vu de loin, monceau d’étoffes et de papiers mêlés, corps chiffonné, sous l’effet de la dessication ; aux termes d’un courrier daté du 24 décembre 1903 émanant du chef du Continuer la lecture#40jours #prologue | Le musée de Châteauroux demande un cadavre

vers un écrire-film #05 | Villeneuve-les-Coquettes

Je veux saisir Marcel à cet instant précis où il pousse la porte du bar La Perruche de Villeneuve-les-Coquettes. Marcel qui se questionne. Qu’est-ce donc que ce nom-là, le bar LA Perruche. Ça vole groupé les perruches. Le barman dit c’est à cause du port, de la base de loisirs, La Perruche, un tour du monde et le détroit de Continuer la lecturevers un écrire-film #05 | Villeneuve-les-Coquettes

vers un écrire/film #04 | Bruxisme

Ça marche comme ça mord, ça ne marche pas, ça sarcle, ça traîne des pieds, ça laisse le sol en copeaux. Ça voudrait glisser, ondoyer, filer, tisser. Ça traîne des pieds. Et ça laisse derrière, des fils, des résidus d’étoffe. Ça ne parle pas ça se traîne. C’est sans accent, c’est du fond de la gorge, ça doute ça n’ose Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | Bruxisme

vers un écrire film #02 | les patins

Les sifflements de la salle | Un homme dont la tête oscille en rythme | one two three four | l’attaque du violoniste | le mouvement vif et ferme de l’archet de haut en bas | on dit attaquer un mouvement | dans la salle circulaire les danseurs en patins se tiennent | longues grappes qui s’acheminent vers le centre Continuer la lecturevers un écrire film #02 | les patins

vers un écrire-film #01 | Révolution

Contrôle. Nom prénom sur l’étiquette. // A droite, la cuisine. Une machine à café. La campagne, c’est pas trop pénible ? Un carton. Dans le carton, les pains au chocolat sont dorés et bien alignés. Les vitres larges donnent sur une cour. Ça prend un pain au chocolat. Le mange sans faim. Des capsules de café, l’opercule est coloré. On Continuer la lecturevers un écrire-film #01 | Révolution