A propos de Nathalie Holt

A commencé en peinture, a vécu de théâtre et d’opéra, des années de scénographie plus tard ne photographie pas que son lit, tient son journal en images, écrit et marche chaque jour a publié un peu pour aller au bout d’un geste ( Ils tombaient ) ( Averses) https://www.amazon.fr/stores/author/B09LD7R2KY . Écrit pour lire.

#L9 Un havresac pour une vie et la corde pour se pendre entre le tendon calcanéen d’Achille et les tendons du muscle fibulaire

« Jamais je n’ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j’ose ainsi dire, que dans ceux ( les voyages) que j’ai faits seul à pied. La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées : je ne puis presque penser quand je reste en place… » Rousseau Confessions Il peut continuer à pied  mais Continuer la lecture#L9 Un havresac pour une vie et la corde pour se pendre entre le tendon calcanéen d’Achille et les tendons du muscle fibulaire

#P9 Il faut la regarder comme l’image trouvée sur le stand des quais

C’est une image extraite d’une cantine de plastique translucide de couleur orange où sont jetées en vrac, toutes époques confondues,  des photographies familiales. C’est un petit tirage, 8cm sur 10cm5, sur un papier mince et mat, dont les valeurs sépia dénotent une époque lointaine. C’est une photographie de plein air, attrapée au vol d’une journée ordinaire: un homme et un Continuer la lecture#P9 Il faut la regarder comme l’image trouvée sur le stand des quais

#L8 – Pariétal

H Horaires d’hiver, de printemps et d’été  les saisons sont biffées au cutter et  le mur de l’abribus s’effrite. Il scrute le mur, la truelle a gâché sans lisser : pointes dures, cailloux amalgamés, sillons; mur qui se hérisse, se creuse, se troue et dans leur cadre les horaires jaunis : les chiffres déchirés à la lame — 08H45 le lundi Continuer la lecture#L8 – Pariétal

#P8 (suite) — Given under my hand…

Tu nais deux mois trop tôt on te mets dans une boite à chaussures. Coton, cocon. Tu survis. Tu nais d’elle qui ne te veux pas. Qui saute un jour de sa fenêtre, se manque, te manque. – que  l’enfant irait  dans la boite – irait dans le coton – tu as dit –  elle  qui voulait un ange – Continuer la lecture#P8 (suite) — Given under my hand…

#P8 bis – à tu tête

Tu crois l’entendre.  Bruits d’une foule  — non pas sa voix — dans la foule, derrière la voix qui, annone tu crois entendre son pas. Tu crois, c’est tout. Tu dis, je crois. Puis je me suis trompée.Tu portes toujours la même robe. Elle s’effiloche. Te montre dans ses jours ; que tu oublies de laver. Tu restes des jours sans Continuer la lecture#P8 bis – à tu tête

#P8 E.W.H : Report of the death of an american citizen

Tu nais en Amérique un 29 juillet 1892. Tu meurs un 6 janvier 1930 d’une hémorragie cérébrale à l’Hôpital civil d’Ixelles: 61 rue du cygne en Belgique.Tu as 37 ans et 5 mois. Le sang envahit ta tête. « decedent was indigent at the time of is death and left nothing but a few warm clothes » Le défunt était indigent au Continuer la lecture#P8 E.W.H : Report of the death of an american citizen

#P7 (vers #P8) Au bois d’avril

C’est au bout d’un chemin après qu’on a quitté les pins — leurs fûts peignés de rose, d‘orange Fauve. Tu dépasses sur ta gauche le grand chêne scarifié. L’écorce brûlée vive comme un Soulage cylindrique. C’est après le grand chêne, que tu la vois enfoncée dans  le hallier— sa bécane avec son guidon en bélier—  et lui se perdre dans Continuer la lecture#P7 (vers #P8) Au bois d’avril

#L6 Têtes mortes c’est le titre

Longtemps qu’il dort tout habillé. Parfois en manteau au-dessus du drap. On le dirait prêt à partir. Il ne ferme pas les volets. Ni les rideaux. Il dort par à coups ou par quart comme les marin. Sommeils entrecoupés d’éveils.  Et scruter l’obscurité. Il est aux aguets sans aucune volonté de l’être. Il a l’œil et l’ouïe et l’odorat d’une Continuer la lecture#L6 Têtes mortes c’est le titre

#P6 Seule en jours

 » dans une lumière grêle peut-être mais pénétrante «  Franz Kafka – Journal Dimanche« Il faut que la pointe des doigts frôle les talons » dit la voix de l’écran.  Au plafond la boule chinoise oscille. Plus tard dîner dans le jardin. Eux et moi. Leur couple au long cours. Son pragmatisme. Elle dit souvent: À quoi ça sert ? Verbatim est un Continuer la lecture#P6 Seule en jours

#L5 pour la litanie des noms pour un monde qui vacille par grossissement ou ellipse avec la sidération des blancs

De là il ne voit pas qu’ils se tiennent assis sur des pierres, des caisses, des pneus ou simplement accroupis culs calés aux talons. Il ne voit pas comme la terre brille du verre pilé de l’ancienne décharge. Les bêtes un temps c’est là qu’on les parquaient. L’herbe s’arrangeait du métal et du verre, des mares de cambouis, des charniers Continuer la lecture#L5 pour la litanie des noms pour un monde qui vacille par grossissement ou ellipse avec la sidération des blancs