40 jours #11| Lointaines perditions.

Perdue, me perdre, ne pas trouver qui je suis, ne pas savoir où est ma place, être réduite à rien, cesser d’exister, être mal utilisée, cesser d’apercevoir, ne plus retrouver mon chemin, m’égarer, ne pas comprendre… Rue Paul Bert Paris 11ème Perdue dans mon premier appartement avec personne à qui parler, surtout les dimanches soirs, accoudée à ma fenêtre, à Continuer la lecture40 jours #11| Lointaines perditions.

#40jours #12 | disjoindre la ville

Tubulure 42 peinte verte scellée sur béton lissé non enduit avec éclats manquants détachés par lunules mais tu descends tu as tes sacs tu ne touches pas, peut-être en remontant tu t’y accroches mais remontant tu aurais seulement attendu l’ascenseur et derrière si longtemps ce vide et maintenant l’immeuble des bureaux qu’ils n’arrivent pas à vendre, la tubulure cesse puis Continuer la lecture#40jours #12 | disjoindre la ville

#40jours#11# déviation du A3

Déroutés, perdus. On s’est retrouvés perdus. Plus que perdus tous les quatre dans cette vieille voiture. Perdus dans nos repères spatiaux mais pas que et c’est là que ça a dérapé, que ça a fait mal. Tout ça parce qu’il y avait des travaux sur les boulevards périphériques parisiens, qu’on a du emprunter un autre itinéraire. Puis second obstacle à Continuer la lecture#40jours#11# déviation du A3

#40 jours #11 | vous m’avez perdu

Le soleil rasant de l’aube parisienne embrasse la peau de ma tombe. L’air pollué du centre-ville caresse le granite de Vire. J’entends des pas sur la dalle. Les tourbillons humains prennent forme, les clics et les flashs commencent leur concert, les premiers Japonais arrivent. Vous m’avez perdu. J’ai été un symbole toute ma mort. Trente sept mille cent douze levers Continuer la lecture#40 jours #11 | vous m’avez perdu

#40 jours #11 | la ville inconnue

Il suffit de tourner au mauvais endroit et je ne reconnais plus la ville. Ces rues, où se passent-elles ? Couloirs obscurs d’où le soleil en éclipse s’est détourné faute d’espace, façades sombres qui tombent à pic sur les trottoirs étroits faits pour marcher derrière la silhouette qui est devant. J’y avance en rêve, comme dans une maison qui ne m’appartiendrait Continuer la lecture#40 jours #11 | la ville inconnue

#40jours #10 | wild side

J’avais quitté Paris trop chaud sur la route de rennes le mans j’y avais vécu cinq ans il faisait aussi chaud ici j’ai souvenir de 41°C est-ce possible m’arrêter revoir la ville marcher les noms m’ont guidé place de la république rue du cirque rue du docteur delaunay j’y avais souvent dormi dans un calme deuxième étage une autre vie Continuer la lecture#40jours #10 | wild side

#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

J’ai peu de souvenirs du département du Jura où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du vieux centre ville et du quartier médieval de Dôle où vivait la branche paternelle de ma famille maternelle| J’ai peu de souvenirs du 12 rue des archives, du bel immeuble à colombage qui appartenait à la branche paternelle Continuer la lecture#40 jours #10| la branche paternelle de ma famille maternelle

#40jours #10 | olvido

Danielle ne se souvenait pas très bien de la belle villa d’Acassuso à Buenos Aires. Elle était si petite alors. Lui revient seulement une terrasse fleurie chargée d’hibiscus où voletaient des colibris. Elle se souvient du mot picaflores. Elle ne se souvient pas très bien de la rue Olazabal dans le quartier de Belgrano, où la famille déménagea quand les affaires Continuer la lecture#40jours #10 | olvido

#40jours #11 | portable

Pas possible autrement : il y a un instant il était encore dans une poche, relié aux écouteurs. D’un seul coup plus rien, comme plus un bruit. Tu étais tellement habituée à ce que ta tête soit plongée dans les sons de la playlist qu’en une fois le silence a tout emporté. Pourtant la rue du Repos est particulièrement bruyante mais Continuer la lecture#40jours #11 | portable

#40 jours #11 | Les Merles

La carte et ses pointillés. Concentre-toi dessus. Concentre-toi sur les confins, sur l’espace vierge entre les traits – porosité, circulations possibles. Le franchissement n’est pas autorisé mais il n’est pas non plus interdit. Les pointillés c’est le provisoire, c’est l’incertain. L’incertain de l’époque a été figé là, au sud du Pays-qui-n’est-plus. À l’heure où le cartographe se tient penché sur Continuer la lecture#40 jours #11 | Les Merles