#40jours #04 | promenade du matin

adieu tuyau d’arrosage sur carrelage, prendre le large dans le quartier, gravir les graviers à l’horizontale sans écraser la pousse incongrue d’une herbe folle, emprunter la piste cyclable qui mange le trottoir, sans roue et sans pédale, juste la marche sur le bitume qui avale les plaques de fonte de la société nationale des distributions d’eau, être tentée par les Continuer la lecture#40jours #04 | promenade du matin

# 40jours #05 | exploration trois-pièces

EntréeFace un pan de mur. Court. Petit dégagement. Rompu par un couloir. Creusé. Placard mural portes coulissantes. Grand. Pratique. Porte palière. Tout ça dans le blanc cassé. Lustre boule japonaise. Linoléum crème moucheté. Avec un trou. Déchirure ronde aux bords ourlés. Porte de la salle.SalleMurs soit béton increvable. Soit cloison légère comme plume. Grande pièce. À peine plus longue que Continuer la lecture# 40jours #05 | exploration trois-pièces

#40 jours #05 | Absence d’Erich Mielke

Le masque mortuaire de Lénine sur le coin du bureau – le plâtre mat, les yeux clos, l’impassibilité, l’indifférence des défunts. L’immense bureau de bois clair, ciré, si brillant qu’on se voit dedans. Le sous-main en cuir, l’empreinte des coudes en léger creux. Pas un stylo, pas un dossier – tout dans la tête. Peut-être que le contenu des tiroirs, Continuer la lecture#40 jours #05 | Absence d’Erich Mielke

#40 jours #05 | Noisy mon désert ma Namibie

J’ai placé mon corps en caméra tournante, pile au milieu de la place du marché. Ce soir, samedi soir, tout est désert, flétri, abîmé. Sans intérêt pour les choses de la ville. Les boutiques ont fermé, le sol blême est un fruit blette, les murs sans vitrines, déchet posé à la surface, tu bouges les lèvres, tu dis, je suis Continuer la lecture#40 jours #05 | Noisy mon désert ma Namibie

#40jours #04 | épouser la surface

Il faut imaginer à présent un déplacement qui s’effectuerait sur une poutre, non pour un exercice virtuose de gymnastique, mais au contraire dans un but d’efficacité et de sécurité tel qu’il importait aux maçons des cathédrales se déplaçant à trente mètre du sol. Leurs pas étaient glissés le long de la poutre, minimisant ainsi la fréquentation du vide et le risque déséquilibre Continuer la lecture#40jours #04 | épouser la surface

#40jours #04 | attention !

En surveillance...

Sortie de la maison / petit chemin de carreaux blancs carrés / iris en bataille… Escaler en bois descendant vers … / traces inconnues / plaque de béton sous laquelle …/ pneu protecteur… Sol enfin plat / repos de la jambe trainante / mince ! seau de Platon renversé oublié… vide / travail d’artiste des fourmis Ok tout le monde présent Continuer la lecture#40jours #04 | attention !

Couvre lit et lampe à frange.

C’est un de ces couloirs comme on n’en voit que dans les anciens appartements. A l’ère du loft, de l’open space et de la cuisine ouverte sur séjour, ils se font rares, détruits, aménagés, éclaircis. Ici, il est resté dans son obscurité initiale, tapisserie lourde, motifs d’un autre temps, auréolés des couleurs d’avant aujourd’hui ternies par les années et le tabac, vue Continuer la lectureCouvre lit et lampe à frange.

#40 jours /#05| de famille

quinze juin il faudrait le faire sans image mais ça paraît impossible – elles viennent par une espèce de processus magique (on aime beaucoup la magie – peu importe sa couleur, si la magie en a jamais eu d’ailleurs – ces temps-ci je suis un peu dans Zénon, après avoir été dans Hadrien – il me plaît celui-là non pas Continuer la lecture#40 jours /#05| de famille

#40 jours # 05 # chambre-couloir-placard

Un couloir fermé, cette chambre, un placard avec fenêtre. Un placard rectangulaire aménagé en chambre. Dans le sens de la longueur, un lit superposé, fixé aux murs du fond et à ceux des côtés. Sous le lit, une table-bureau du même format. Une planche-bureau fixée elle aussi aux trois murs. Pour accéder au lit une petite échelle, mobile, en métal Continuer la lecture#40 jours # 05 # chambre-couloir-placard