#enfances #04 | Terrassé par la fièvre

Le mot «terrassé» provient certainement d’un de ces livres de contes dont j’étais extrêmement friand entre 7 et 9 neufs ans. Le héros s’y retrouve toujours terrassé par les épreuves. Et quand j’essaie de me figurer ce mot c’est un espace plat recouvert de pierres plates, de planches, tout à fait comme on peut se figurer une véritable terrasse. Chose Continuer la lecture#enfances #04 | Terrassé par la fièvre

#enfances #01 | Pépé Yvon et Mémé Alice

12/11/2023 Pépé Yvon C’est très étrange à écrire. Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je l’écris. Pépé Yvon. Et à chaque fois que je l’écris, j’ai l’impression que les couleurs…se ravivent. Pépé Yvon. Quel plus beau prénom ? La preuve, ma mère s’est crue obligée d’appeler son fils Rodolphe—Herrman pour tenter de s’en détacher. Comme Continuer la lecture#enfances #01 | Pépé Yvon et Mémé Alice

#enfances #04 | il y aura une fin

Je n’ai pas souvent été malade. Je jouis d’une bonne santé comme on dit. Pourtant j’aime ces jours où ce que j’appelle grippe, angine, gros rhume me cloue au lit juste assez malade pour me prescrire le repos absolu et me laisser assez de santé pour lire tout mon saoul. Le repos s’impose, nécessité, excuse, répit pour ne rien faire, Continuer la lecture#enfances #04 | il y aura une fin

#enfances #04 | cloaque

Et ça ne faisait rien, pourtant : un cloaque. Comme jouer sous la pluie avec le seau plein de terre : non ce n’est rien. La boue sortie d’un coup ( Et la montagne qui se dresse acérée se penche et rit)… Non ce n’était rien … : on allait tout changer, on n’y verrait plus rien : on va tout Continuer la lecture#enfances #04 | cloaque

#enfances #04 | Une agonie

Je me sentais partir. Plus rien n’avait d’importance. Ma mère me veillait. Pleurera-t-elle ma mort ? Saura-t-elle rester digne dans son deuil ? Aucune émotion chez elle. Aucune inquiétude. Elle se contentait de me soigner. Prendre ma température. M’appliquer des compresses d’eau froide sur le front. M’engueuler parce que je rechignais à prendre mon Doliprane. Tout un savoir-faire. Et il y avait Continuer la lecture#enfances #04 | Une agonie

#enfances #03 I Inspirer

Inspirée.  J’avance dans une maison aux accents fantastiques. J’explore la géographie labyrinthique d’un lieu que je ne connais pas. Chaque pièce, chaque recoin est une cachette potentielle, les ténèbres n’assombrissant guère la certitude joyeuse de trouver l’endroit le plus inaccessible à la perspicacité des autres. Là où je gagnerai leur estime. Inspirer, profondément. Vouloir mettre en difficulté celui, celle qui Continuer la lecture#enfances #03 I Inspirer

#enfances #03 | La renverse

notes sur l’établissage du texte Il y a toujours eu un chien pour se barrer. Toujours. Il y a toujours eu un chien pour se barrer, toujours, et c’est comme une rengaine où défilent dans le désordre à peu près tous les chiens qu’il a pu connaître. Pezaud le barriquot | Miraut | Poupette, Candy et sa penille, la Souris Continuer la lecture#enfances #03 | La renverse

#enfances #03 I Voler ou presque

Postée sur la plate-forme surplombant la grange pleine de foin, elle regarde vers le bas, les yeux écarquillés. Le dénivelé est énorme. Se pencher. Pourquoi ? Tête en avant, le reste du corps basculé vers l’arrière, elle s’arrime au plancher, jupe rouge coincée entre les jambes, genoux verrouillés. Le vide représente cinq fois la hauteur de son corps. Calculer. Ma taille multipliée Continuer la lecture#enfances #03 I Voler ou presque

#enfances #03 #02 | Cela n’arrive pas

Perdue. Cela n’arrive pas. Bien plutôt, j’aurais cherché à me perdre, prise de colère ou de peine ou de prière, m’en allant, courant parfois, revenant, découragée, dégoûtée de n’avoir pu aller jusqu’à la vraie aventure, se perdre, être perdue et qu’on la retrouve à la nuit tombée. A la nuit enfin tombée. Que son nom s’élève porté par des voix Continuer la lecture#enfances #03 #02 | Cela n’arrive pas