#P2 – « La réalité ne sait pas dans quel sens aller »

Cour de la lance, lance caillou jette caillou sable soleil lumière lumière crue aveugle noir étoiles minuscules étoiles brouillard guide main courante tenir garde-corps caillou petits cailloux garde regarde ce corps ; lance pointe trou plaies crevasse gouffre sauter jeter; lance cour chemin cours court près tout près courte marche ascension marches escalier main courante tenir agripper monter étages appartement porte Continuer la lecture#P2 – « La réalité ne sait pas dans quel sens aller »

parler de l’écriture ? le dictionnaire est à vous !

C’est l’avantage des échanges Zoom : on met les questions sur la table, et on s’aperçoit que la réponse était déjà là toute prête (enfin, parfois !)… Hier, une discussion qui s’amorce sur le groupe Facebook des ateliers, sur nos usages d’écriture, la table, le carnet, les heures… Comment ouvrir ici le blog à cette réflexion ? Mais voilà, dans Continuer la lectureparler de l’écriture ? le dictionnaire est à vous !

couchée de bonheur (sauf 4)

la forme de la soupente restait derrière les paupières fermées, le soir étant tombé suivant la même pente que le toit,  il suffisait de s’y loger pour cueillir le sommeil l’odeur de la chambre, composée de laurier et d’antimite et peut-être de lavande, semblait provenir du placard plutôt que du dehors, elle avait la même épaisseur fraîche que les draps Continuer la lecturecouchée de bonheur (sauf 4)

#L1 I Bella Vista

Un bus qui ralentit et s’arrête. Avec un bruit de soufflet une  porte qui s’ouvre sur le froid. Personne ne descend  personne ne monte. Dans le bus un gros sac qui l’empêche de s’asseoir d’aplomb. La vitre est pleine de buée. Gouttes de pluie agglutinées, noir de la rue déserte. Elle se lève, perd l’équilibre par un soubresaut du bus.  Continuer la lecture#L1 I Bella Vista

Des chambres

ça devait être au Nord qu’était le lit bébé, la fenêtre grande ouverte, les autres enfants jouent dans le jardin météore dans le ciel gris par la fenêtre, papier peint aux fleurs roses – le mobilier en rotin de ma mère était déjà là, peut-être maman, un troupeau de bisons au galop sur le macadam, la couette dégringolée et le Continuer la lectureDes chambres

#P1 | Sommeil, soudain.

… mains immobiles sur le clavier je réfléchis et je réfléchis encore à l’avancée de mon travail une difficulté informe et insurmontable m’a fait stopper toute progression je m’en rends compte un peu par hasard car je reste sans rien taper sans rien avancer sans regarder combien de temps va savoir… Je me trouve dans une salle de cinéma à Continuer la lecture#P1 | Sommeil, soudain.

#P1 – A mes nuits oubliées

Photo_RArmstrong

Mille nuits aux quatre murs quelconques, composez le 9, estampillés Maison du Monde ou presque, et toujours ce flacon, avec soi emporté, là déposé, respire, quelques gouttes d’un possible chez soi Ce lit de quelques années, poing serré, index gonflé, écoute la nuit, entends ce qui sourd, saisis l’air autour figé, il faut pourtant dormir Sommeils électriques, hier ou là-bas, Continuer la lecture#P1 – A mes nuits oubliées

Yang Tsé Kiang

Elle a commencé à tomber la veille, juste à la tombée de la nuit. Vue les prévisions, nous sommes allés attendre, le sommeil haché par les bourrasques et les trombes qui martelaient le toit. Au matin, serrés dans la meurtrière, nous jaugeons les dégâts. Il y a d’abord le silence, la pluie s’est arrêtée. L’eau rayent les voitures de la Continuer la lectureYang Tsé Kiang

Poétique de l’eau

Ce qui coule, la vie, le sang, l’eau, le Titanic. Ce qui ne coulera pas, la plume, le bouchon, le canard, mon stylo, le bateau sauf le Titanic et quelques autres. Ce qui flotte, le bois, une pomme, les idées dans l’air, une orange. Ce qui ne flottera pas, la pierre, une bille, une pointe, un clou. Ce qui prend Continuer la lecturePoétique de l’eau