#P6 Douce sauvagerie des coquelicots

Lundi 2 août 2021 Aborder le mois du lion dans l’ankylose. Effacer ce jour dans une somnolence subie. Conscience aiguë de l’immobilisme, de l’infécond qui fait long le jour du début. Préfigure du demain ? Qui vient, qui vient, sous l’œil du rien présent. Dimanche 1er août Où soulager cette vessie en toute confidentialité ? Marché animé, entre deux averses, spectacle imminent, Continuer la lecture#P6 Douce sauvagerie des coquelicots

#P7 | l’eau, l’air, le feu, la terre et une fenêtre

Rare journée de pluie sur l’échancrure — le port industriel, l’autoroute, la mer, les ferries, les collines, tout disparaît. Aujourd’hui le vent peine à s’infiltrer entre les gouttes. La tour de Jean Nouvel et sa compagne — deux fantômes qui soupirent — seront bientôt avalées par la poussière de l’eau. Les yeux de la Friche fixent droit devant, plus pour Continuer la lecture#P7 | l’eau, l’air, le feu, la terre et une fenêtre

#P7| La 5ème saison

La moto baignée dans une flaque de soleil au pied de l’arbre. Cet arbre qui est peut-être centenaire haut comme il est et qui a été sauvegardé au milieu des constructions alentour. C’est en bas à droite si on se penche par la fenêtre quand on recherche le soleil avant qu’il ne s’en aille de l’autre côté de l’immeuble. Mais Continuer la lecture#P7| La 5ème saison

#P6 | Paradoxes du solo

Lundi : Matinée dans le TGV. Une fois que nous sommes installés, étrange sentiment de solitude au milieu de tous ces gens. Ce paradoxe, la solitude des grandes villes, la solitude des transports en commun, la solitude au sein de la famille. J’ai pourtant longtemps vécu seul, mais j’ai l’impression de ne pouvoir trouver la solitude que dans l’altérité. Dans mes Continuer la lecture#P6 | Paradoxes du solo

#P5 Apnée

À la deuxième marche descendue, le pied ne répond plus, le sol se dérobe, le noir s’installe devant mes yeux; c’est la chute. Un arrêt infini, plutôt l’abandon, le renoncement à la commande centrale. le relâchement de la tension nerveuse. Un cran qui saute, se rompt et la poulie qui dévide le câblage sans plus de résistance et même pas Continuer la lecture#P5 Apnée

#P6 – Dead end

vendredi 30 juillet – Allongé, le corps offert aux rayons mordants du soleil, les yeux mi-clos, la lumière à travers les paupières, saisi par la fraîcheur de l’eau à peine salée, la guêpe sur le dos qui tourne en vibrant à la surface, les bourdons superposés des cigales, l’odeur des pins. Sept bougies dont une en forme de quatre sur Continuer la lecture#P6 – Dead end

#P7 Un lieu presque mythique en montagne.

Sur la route à l’ouest du Vercors, avant d’arriver à L’Albanc. En voyageant autour, cette route faite si souvent entre Chasselay et Saint-Marcellin pendant quelques kilomètres, le long du Vercors ouest, ce n’est que falaises, crètes, gorges vues au loin, que l’on voit très bien, mais toujours y plane une angoisse sous-jacente depuis longtemps. Il est impressionnant ce massif appelé Continuer la lecture#P7 Un lieu presque mythique en montagne.

#P6 Kafka

Journal à rebours Mardi Soirée avec cette petite femme impérieuse et péremptoire. Elle évoque sa taille et son poids comme des arguments de combat, qui la poussent à entrer sans cesse en compétition avec elle même, avec plus grand, plus fort, plus jeune qu’elle. Ne pas lâcher, ne rien lâcher. Avancer encore et encore, quitte à avancer seule en ayant Continuer la lecture#P6 Kafka

#P7 Chosifier

Choses en liste– un bureau à environ deux bons mètres de la porte-fenêtre– une porte-fenêtre ouverte ou fermée– des pommettes rouges octogonales– un balcon de ville avec balustrade en fonte et volutes arrondies aux motifs floraux– trois gros pots dont un renversé cul en l’air et un autre plus petit dessus– Plantes fleuries blanches et autres plantes fleuries rose saumon– Continuer la lecture#P7 Chosifier

#P5 Tout arrêt semble impossible

des médicaments Pain Killers par Kurtis Garbutt CC-BY-SA 2.0 Source : Flickr

Entre mes nerfs, le mensonge éhonté de la peur se propage, car je dois, il est vital et nécessaire de me souvenir de demain. L’impératif brouille les certitudes, les pensées se broient et se désagrègent entre elles. Je me demande souvent – trop peut-être – si… …si je n’ai pas oublié de. Si je n’ai pas oublié de la porte Continuer la lecture#P5 Tout arrêt semble impossible