#anthologie #07 | main(s) tenant

tout est pareil aux jours qui précédèrent / le chat contre moi / les lumières à l’horizon / un cendrier à vider / la fraicheur de la nuit / le confort d’un coussin / un dernier SMS vers les mains qui me tiennent / le smartphone enfin reposé / le silence / et puis brusquement, à nouveau, le tourment / Continuer la lecture#anthologie #07 | main(s) tenant

#anthologie #04 | déshabiter

Déshabiter : comme se déshabiller. S’effeuiller des lieux (ne garder que les traces – un rayon à travers la fenêtre, une craquelure de peinture, le mouvement circulaire et intermittent des phares sur le mur la nuit.) Au moment où on part, sur le seuil, l’arrêt qu’on marque en se retournant, même infime, ne donne pas le temps de déshabiter. Dans Continuer la lecture#anthologie #04 | déshabiter

#anthologie #07 | Et ce qui surgirait du grain de cette image

Abstraction faite de tous les bruits envolés de la place – un salut, le brouhaha des commerces qui installent leurs présentoirs, leurs portants, leurs tables, leurs écriteaux, la cloche qui sonne l’heure pile car c’est à la même heure souvent que je m’attelle à l’écriture, et même des piafs traversant l’espace de la fenêtre… Abstraction faite. L’esprit encore embrumé par la Continuer la lecture#anthologie #07 | Et ce qui surgirait du grain de cette image

# anthologie #07 | l’ombre

Ne pas parler de poésie, ne pas parler de poésie en écrasant des fleurs sauvagesBarbara, Perlimpinpin prendre sa place, assis sur son lit, les oreillers qui calent le dos, le survêtement de sport, écrire une lettre – la relire – la recopier – la commencer par Cher Francescoil faut évoquer à mots couverts ceux qui ont le pouvoir de vie Continuer la lecture# anthologie #07 | l’ombre

#anthologie #07 | Feux

j’ai triché en déplaçant la lampe à ma hauteur derrière le bouquet de fleurs que j’ai acheté un peu bêtement pour me faire pardonner, j’ai essayé d’arranger la table comme si je voulais me faire croire que c’était là où j’écrivais chaque soir à la même heure, quand tout le monde dormait même la nuit, quand le brasier de la Continuer la lecture#anthologie #07 | Feux

#anthologie #06 | vols

Les cailloux blancs commencent à s’effacer dans la cour et les silhouettes des feuilles deviennent étranges lorsqu’elles sont prises par l’ombre. Les arrondis perdent leurs bords. La nuit arrive en glissement immobile. Elle donne une teinte grise et une texture de feutre aux murs, aux pots, à la terre et aux tiges. Elle montre la vérité. Le monde n’a pas Continuer la lecture#anthologie #06 | vols

#anthologie #07 | La Route bleue

Sur le canapé, l’esprit à la fois vide et occupé, le corps fatigué, j’attends la nuit, c’est l’été et je n’allume pas par crainte des moustiques. Alors, je m’installe et je reste là, j’ai coupé le bruit du monde mais pas celui de la rue et seuls me parviennent l’aboiement d’un chien, le vrombissement d’une moto et les pas de Continuer la lecture#anthologie #07 | La Route bleue

#anthologie #07 | A contre nuit

un lit une nuit un téléphone un pouce je me redresse je cale le dos sur l’oreiller j’écris un homme respire à mes côtés j’écris sur les heures volées au repos loin des agitations du monde  j’écris ce que je ne sais pas entre veille et sommeil la respiration apaisée de l’homme qui dort à mes côtés m’aide l’écran de Continuer la lecture#anthologie #07 | A contre nuit

# Anthologie #07 | Avant d’écrire

Une inquiétude diffuse me fait plisser les yeux rendant la pièce plus sombre. Assise à mon bureau, je regarde l’immeuble d’en face avec ses quelques pièces allumées, lueurs de jaunes différents, de blanchâtre à oranger, légère projection sur les deux arbres qui nous séparent.  J’habite trop bas pour voir la couleur du ciel, il me faudrait sortir la tête de Continuer la lecture# Anthologie #07 | Avant d’écrire